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2-3- chapitre 3 - La carrière : notation, avancement d’échelon, promotions de grade et de corps

Personnels d’enseignement, d’éducation et d’orientation du second degré, nous sommes les plus nombreux dans la catégorie A de la fonction publique. Longtemps, notre qualification et la carrière qui lui était attachée ont constitué la référence dans les batailles pour le développement du service public. Aujourd’hui, notre situation s’est fortement dégradée au point que l’on peut parler de déclassement de nos professions. Nous n’acceptons pas ces politiques de régression pour l’école et de casse de la fonction publique de l’État. Le SNES agit pour d’autres choix.
Tout au long de ces dernières années, les ministères successifs ont refusé de s’engager dans une reconstruction de nos carrières pour leur rendre de l’attractivité. Et depuis deux ans, les ministères de la Fonction publique et de l’Éducation nationale développent des orientations dangereuses pour nos métiers. Dans un contexte de suppressions massives d’emplois et de baisse des recrutements, la gestion par la performance et l’individualisation doivent commander l’évolution des rémunérations : le « mérite » apprécié selon les« parcours professionnels » jugés utiles et la capacité à se soumettre aux injonctions de l’administration sous le contrôle des hiérarchies doivent devenir l’alpha et l’oméga des politiques de gestion des ressources humaines. Ce n’est pas sans lien avec une politique qui privilégie « l’encadrement » (chefs d’établissement, IA-IPR, IEN) en matière d’amélioration des carrières pour mieux l’intégrer à la mise en œuvre des objectifs gouvernementaux.
Pour tous les fonctionnaires, et en premier lieu pour les personnels d’enseignement, d’éducation et d’orientation, le lien qualification/rémunération se distend. La qualification ne fonderait plus les grilles indiciaires, la carrière ne serait plus un droit garanti à tous, mais seulement « un socle minimum pour tous ».Tel est notamment l’enjeu de la bataille que nous menons sur les hors-classes. Déconcentration et affaiblissement du service public d’éducation vont de pair. Les attaques contre nos carrières et le refus de toute remise à niveau accompagnent la volonté de transférer au local les responsabilités de gestion dans le cadre d’un désengagement accru de l’État sur ce terrain. Nos perspectives de mobilité professionnelle et de promotion interne sont aussi dérisoires et ajoutent à l’insatisfaction.
Le SNES avance plusieurs demandes pour en finir avec ces carrières insatisfaisantes :
- des débuts de carrière plus attractifs : une indemnité de première affectation et de premier équipement doit être rétablie et généralisée, l’avancement doit être accéléré avec un rythme unique sur la base de l’actuel grand choix jusqu’au 6ème échelon ;
- un raccourcissement général de la carrière, avec comme première mesure la suppression du rythme à l’ancienneté pour aller vers une carrière parcourue en 20 ans (le rythme unique est celui de bien des corps en classe normale, notamment chefs d’établissement, IEN, IA-IPR) ;
- la reconstruction de nos grilles indiciaires dans le cadre d’une revalorisation générale de la fonction publique. Nous demandons donc l’intégration des actuels indices hors-classes et l’amélioration des débuts de carrière. La carrière en onze échelons des certifiés et assimilés devrait s’échelonner entre les indices 496 et 783, celle des agrégés entre les indices 519 et 963. Il faut ouvrir un débouché sur l’échelle lettre B. Dans cette perspective, nous récusons la remise en cause du droit de tous à accéder à la hors classe en fin de carrière et demandons une augmentation des volumes annuels de promotion (de l’ordre du triplement au moins). -Des mesures spécifiques doivent compenser les injustices des dispositifs de 1989 et 1993. Ces mesures doivent être intégralement répercutées sur les retraités. Une hors classe doit être créée pour les CO-psy.
- Une reconnaissance des missions et fonctions spécifiques, des situations de pénibilité par des dispositifs qui ne portent pas atteinte aux garanties collectives (décharges de service, accélération de carrière dans le cadre de contingents budgétaires supplémentaires pour les collègues exerçant dans les établissements difficiles).
- Nous avons aussi besoin d’une évaluation rénovée. Si nous sommes attachés à la double notation et au rôle de l’inspection pédagogique, celui-ci doit être revu dans le sens de l’aide et du conseil. La carrière doit être déconnectée de la notation.
- cela va de pair avec la nécessaire amélioration de nos conditions d’exercice : allégement de la charge de travail, meilleure formation initiale et continue. Nous voulons de l’air et du temps de respiration professionnelle pour mieux remplir nos missions et construire la réussite de tous.
Pourtant, des remplacements au pied levé à la remise en cause du droit à la formation continue sur le temps de travail, le ministre multiplie les atteintes au sens du métier. Avec la suppression des décharges statutaires qu’il prévoit (voir partie 2 chapitre 1), il entend alourdir notre temps de travail. Plus de charges, moins de pouvoir d’achat, une carrière au rabais et très aléatoire, cette politique est dangereuse. Au contraire, nous voulons conquérir une nouvelle étape de revalorisation faisant de l’agrégation revalorisée la référence pour l’ensemble du second degré en matière de recrutement, de temps de travail et de rémunération

2-3-1- Notation

2-3-2- L’avancement d’échelon

2-3-3- Les hors-classes

2-3-4- Les listes d’aptitude

 
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