Site du SNES| Personnels d’enseignement, d’éducation et d’orientation du second degré, nous sommes les plus nombreux dans la catégorie A de la fonction publique. Longtemps, notre qualification et la carrière qui lui était attachée ont constitué la référence dans les batailles pour le développement du service public. Aujourd’hui, notre situation s’est fortement dégradée au point que l’on peut parler de déclassement de nos professions. Nous n’acceptons pas ces politiques de régression pour l’école et de casse de la fonction publique de l’État. Le SNES agit pour d’autres choix. Tout au long de ces dernières années, les ministères successifs ont refusé de s’engager dans une reconstruction de nos carrières pour leur rendre de l’attractivité. Et depuis deux ans, les ministères de la Fonction publique et de l’Éducation nationale développent des orientations dangereuses pour nos métiers. Dans un contexte de suppressions massives d’emplois et de baisse des recrutements, la gestion par la performance et l’individualisation doivent commander l’évolution des rémunérations : le « mérite » apprécié selon les« parcours professionnels » jugés utiles et la capacité à se soumettre aux injonctions de l’administration sous le contrôle des hiérarchies doivent devenir l’alpha et l’oméga des politiques de gestion des ressources humaines. Ce n’est pas sans lien avec une politique qui privilégie « l’encadrement » (chefs d’établissement, IA-IPR, IEN) en matière d’amélioration des carrières pour mieux l’intégrer à la mise en œuvre des objectifs gouvernementaux. Pour tous les fonctionnaires, et en premier lieu pour les personnels d’enseignement, d’éducation et d’orientation, le lien qualification/rémunération se distend. La qualification ne fonderait plus les grilles indiciaires, la carrière ne serait plus un droit garanti à tous, mais seulement « un socle minimum pour tous ».Tel est notamment l’enjeu de la bataille que nous menons sur les hors-classes. Déconcentration et affaiblissement du service public d’éducation vont de pair. Les attaques contre nos carrières et le refus de toute remise à niveau accompagnent la volonté de transférer au local les responsabilités de gestion dans le cadre d’un désengagement accru de l’État sur ce terrain. Nos perspectives de mobilité professionnelle et de promotion interne sont aussi dérisoires et ajoutent à l’insatisfaction. Le SNES avance plusieurs demandes pour en finir avec ces carrières insatisfaisantes : Pourtant, des remplacements au pied levé à la remise en cause du droit à la formation continue sur le temps de travail, le ministre multiplie les atteintes au sens du métier. Avec la suppression des décharges statutaires qu’il prévoit (voir partie 2 chapitre 1), il entend alourdir notre temps de travail. Plus de charges, moins de pouvoir d’achat, une carrière au rabais et très aléatoire, cette politique est dangereuse. Au contraire, nous voulons conquérir une nouvelle étape de revalorisation faisant de l’agrégation revalorisée la référence pour l’ensemble du second degré en matière de recrutement, de temps de travail et de rémunération |