Éditos

10 mai...

La gauche socialiste française avait ses 10 mai d’espoir : décision de mener le gouvernement de Front Populaire en 1936, élection de François Mitterrand en 1981. Elle a maintenant celui de l’indignité.

Comment peut-on choisir le 10 mai pour imposer brutalement sous le prétexte d’une représentation nationale rétive une réforme du code du travail qui nous ramène des décennies en arrière alors que l’on se déclare socialiste, admirateur de Mitterrand et héritier de Jaurès et Blum ?

Rappelons simplement ce que disait F.Hollande en 2006 : « le 49.3 est une brutalité, le 49.3 est un déni de démocratie »…un reniement de plus !

En fait rien de bien étonnant de la part d’un premier ministre qui cultive l’image autoritaire de celui que rien n’arrête (rappelons-nous la publication des textes collège2016 le lendemain d’une grève majoritaire)…et surtout pas le respect du peuple ni de ses représentants.

Toutes et tous, salarié-s, sans emploi, retraité-es se doivent de le clamer : une telle méthode est indigne, un tel mépris pour les citoyen-nes est inacceptable.

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