Communiqués

Affectation des lauréats des concours : le mépris ajouté aux dégradations.

Le ministère a décidé de modifier unilatéralement et profondément les modalités d’affectation des lauréats de concours en privilégiant les critères de réussite au détriment des situations familiales ou professionnelles. Alors qu’au cours des années, un équilibre général avait été trouvé, tant au niveau des barèmes que des modalités, le ministère remet tout en cause.

Ainsi, la bonification permettant de prendre en compte la situation d’enfants en garde alterné disparait. Les bonifications pour le rapprochement de conjoint ne seront valables que sur le premier vœu, ce qui risque de conduire à des situations familiales difficiles pour les lauréats des concours. Alors que les conditions d’entrée dans le métier seront profondément dégradées à cause de la réforme de la formation, le ministère s’apprête à dégrader en plus leurs conditions d’affectation.

C’est également à une véritable injustice à laquelle vont être confrontés les lauréats auparavant assistants d’éducation ou MI/SE. En effet, depuis 2003 et à la demande du SNES, ils bénéficiaient de la même bonification que les enseignants ou CPE contractuels. Cette bonification sera désormais réservée aux seuls contractuels. Il s’agissait pour ces personnels d’une forme de reconnaissance, d’une part pour les services rendus et d’autre part pour la réussite à un concours rendu plus difficile en assurant en parallèle un service de surveillance. Par cette mesure, le ministère affiche donc une forme de mépris supplémentaire vis-à-vis de ces personnels.

Par ailleurs, la disparition de toute référence aux réunions de travail qui ont normalement lieu fin juillet est une très mauvaise nouvelle pour le dialogue social et le paritarisme. Pourtant, au cours d’un entretien, la Direction générale des ressources humaines (DGRH) s’était engagée à maintenir de telles réunions et à le faire figurer dans la note de service. Or ces réunions révèlent tous les ans leur importance puisqu’elles permettent de corriger un certain nombre d’erreurs et de garantir la transparence et le respect des règles communes.

Enfin, preuve que la note de service a été rédigée par des personnes étrangères au problème, aucune référence n’est faite à un nouveau motif de report de stage, pourtant statutaire depuis juillet 2009, et qui permet aux lauréats des concours de valider leur première année de Master (M1).

Le SNES demande donc à ce qu’une correction à la note de service prenant en compte l’ensemble de ces demandes soit publiée au plus vite.

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