Enseignements technologiques et apprentissage

Présentation du dossier

Apprentissage : financements massifs, bilan mitigé (Dossier actualisé le 27/02/2011)

L’apprentissage est souvent présenté comme « le » remède miracle.

Le dossier que cet article présente tente de soulever le voile.

Jeunes sans qualification, chômage des jeunes, difficultés de recrutement de certains secteurs professionnels, renouvellement des chefs d’entreprise : le gouvernement a trouvé la panacée universelle, l’apprentissage.

Tout est mis en œuvre pour son développement, à l’heure ou les suppressions de postes tiennent pratiquement lieu de politique de l’enseignement secondaire.

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La réalité est pourtant moins enthousiasmante :

  • Première qualification ?

Si l’apprentissage se développe, c’est en post-bac ; au niveau V (CAP ; BEP...) il régresse. Le développement de l’apprentissage ne permettra pas de diminuer les sorties précoces du système éducatif, d’autant qu’un quart environ des contrats sont rompus en cours de formation.

  • Insertion Professionnelle ?

Certes, l’insertion professionnelle des jeunes apprentis de niveau V (et IV dans une moindre mesure) est meilleure que celles des lycéens professionnels, mais c’est en grande partie lié aux « caractéristiques individuelles » des apprentis. Quant au niveau post-bac, auquel l’apprentissage se développe, l’avantage pour les apprentis est quasi-nul.

  • Métiers en tension ?

L’apprentissage permet-il de créer des viviers de main d’œuvre dans les métiers en tension ? Rien ne le prouve ; le problème n’est pas tant lié au nombre de jeunes formés qu’au fait qu’ils se détournent de ces secteurs - dans lesquels l’apprentissage est parfois important - après quelques années.

  • Renouvellement des chefs d’entreprise ?

Il serait bien hasardeux de compter sur les jeunes que l’on va former aujourd’hui, apprentis ou non, pour remplacer les patrons baby-boomers partant en retraite... même si ceux-ci jouent les prolongations.

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Et curieusement, à l’heure où le gouvernement répète à l’envi qu’un lycéen coûte en France plus cher que dans la plupart des pays de l’OCDE (10 380 €/an pour un lycéen professionnel en 2006), il ne se penche pas sur le coût d’un apprenti.

En 2006, celui-ci était de 13 700 €/an quand le SNES l’évalue à 10 900 €/an pour un scolaire ou étudiant, à une structure de formation comparable. Le coût de la formation est donc environ 25 % plus élevé pour un apprenti que pour un scolaire.

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Apprentissage, dossier 2011
Apprentissage : financements massifs, bilan mitigé


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Dans ce dossier :

Apprentissage : les grandes manœuvres

Quelques définitions

Éléments législatifs

L’apprentissage, un monde éclaté : points de repère

Les acteurs de l’apprentissage

Un financement en clair-obscur

Le coût de l’apprentissage

Apprentissage en EPLE

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Voir aussi :

US Mag n° 611 (01/2005), voir le dossier « Apprentissage, état des lieux » pages 21 à 28

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