Drame de Béziers

Article indigne du nouvel observateur

Caroline Brizard, journaliste "Education" au Nouvel Observateur a commis dans le numéro du 27 octobre 2011 de l’hebdomadaire un article indigne.

Prétendant "enquêter" sur l’immolation dans la cour du lycée Jean-Moulin de Béziers de Lise Bonnafous, professeur de Mathématiques, Caroline Brizard publie sur trois pages un article indigne dans lequel elle lie le suicide de notre collègue à l’activité locale des militants du SNES.

Cet article constitue une attaque calomnieuse contre les militants de la section du lycée, qui avaient accepté d’accueillir la journaliste et de répondre à ces questions, et aussi contre le SNES-FSU.

Le SNES national a appuyé la demande faite par les militants du lycée Jean-Moulin d’un droit de réponse dans l’hebdomadaire. Il étudie la possibilité de porter plainte pour diffamation.

A lire :

- le texte du droit de réponse de la section SNES-FSU du lycée Jean-Moulin :

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Droit de réponse des militants SNES du lycée Jean-Moulin

- la lettre du secrétariat général du SNES-FSU à Laurent Joffrin, rédacteur en chef du Nouvel Observateur :

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Lettre du SNES-FSU au Nouvel Observateur

- des extraits de l’article mentionné
(L’article n’est pas accessible en ligne. La reproduction intégrale d’article de presse n’étant pas autorisée, nous publions ces courts extraits dans le cadre de l’exception de "courte citation".)

Mourir d’enseigner

Professeur à l’ancienne, Lise Bonnafous, qui avait une idée de sa mission, vivait mal la contestation de son autorité et le poids du syndicat majoritaire dans son lycée. Le 13 octobre, elle s’est immolée devant ses élèves. Enquête.

[...]

Lise Bonnafous s’était lancé un nouveau défi en se présentant aux élections professionnelles, sur une liste non syndiquée : Union. Elle entendait bousculer la position hégémonique du Snes, premier syndicat de l’enseignement secondaire, très puissant à Jean-Moulin. Peut-être se sentait-elle blessée d’être remise en cause par ses collègues.
Comme beaucoup de professeurs non-syndiqués, elle souffrait de voir la parole publique confisquée au profit de cette seule organisation. "Ici, avant de te parler, on regarde ton étiquette", entend-on. Ce fonctionnement sectaire avait provoqué la démission du conseil d’administration des élus du Sgen-CFDT, il y a deux ans.
La semaine précédent le geste de Lise, les candidats de la liste Union avait préparé leur profession de foi. "Elle avait accepté d’être seconde sur la liste, en position éligible, à condition d’être percutante. Elle voulait écrire à la fin : "N’ayez pas peur", je l’avais convaincue d’être moins virulente, on avait transigé avec "Osez"", explique Jean-Charles Olivan, la tête de liste. Les élections devaient avoir lieu le 13 octobre. Lise à choisi ce jour-là pour mourir.

[...]

A quoi pensait-elle, en empruntant pour la dernière fois cette route familière qui traverse les vignobles ? Quel vertige l’a saisie la nuit précédente ? A-t-elle brusquement eu la certitude qu’elle devait dénoncer, de la façon la plus spectaculaire possible, les dérives de l’école ? Et plus particulièrement celles de son établissement ? Sa mort n’a pas apporté de réponse définitive.

CAROLINE BRIZARD
Le Nouvel Observateur - 27 octobre 2011 - Pages 126-128