Foire aux questions

Assistants d’éducation : appui aux documentalistes

CIRCULAIRE RELATIVE AUX ASSISTANTS D’ÉDUCATION C.n°2003-092 du 11-6-2003 NOR : MENP0301316C RLR : 724-5 ; 847-2 MEN- DPE
I - Fonctions des assistants d’éducation
L’article L. 916-1 du code de l’éducation prévoit que les assistants d’éducation sont recrutés pour exercer des fonctions d’assistance à l’équipe éducative notamment pour l’encadrement et la surveillance des élèves, y compris en dehors du temps scolaire. L’article 1er du décret du 6 juin 2003 précise la nature des missions des intéressés. Les fonctions des assistants d’éducation doivent être définies à partir des besoins et intégrées dans le projet d’établissement et d’école. Outre les fonctions de surveillance bien identifiées, une partie des tâches aujourd’hui exercées par les aides éducateurs peut servir de référence. La mission des assistants d’éducation est distincte de la mission d’enseignement et ne peut s’y substituer. Dans le premier degré, les assistants d’éducation participent, en appui à l’équipe éducative et sous l’autorité du directeur d’école, à l’encadrement et à l’animation de toute action de nature éducative conçue dans le cadre du projet d’école, par exemple :

la surveillance et l’encadrement des élèves pendant tout le temps scolaire ;

l’encadrement des sorties scolaires,

l’animation de la bibliothèque-centre de documentation ;

l’accès aux nouvelles technologies ;

l’aide à l’étude ;

l’aide à l’encadrement et à l’animation des activités culturelles, artistiques et sportives ;

l’aide aux dispositifs collectifs d’intégration des élèves handicapés. Dans le second degré, sous l’autorité du chef d’établissement qui s’appuie sur les équipes éducatives, les assistants d’éducation participent à l’encadrement et au suivi éducatif des élèves, par exemple :

les fonctions de surveillance des élèves, y compris pendant le service de restauration et en service d’internat ;

l’encadrement des sorties scolaires ;

l’accès aux nouvelles technologies ;

l’appui aux documentalistes ;

l’encadrement et l’animation des activités du foyer socio-éducatif et de la maison des lycéens ;

l’aide à l’étude et aux devoirs ;

l’aide à l’animation des élèves internes hors temps scolaire ;

l’aide aux dispositifs collectifs d’intégration des élèves handicapés.

Ils peuvent également participer au dispositif "École ouverte". Les assistants d’éducation peuvent être mis à disposition des collectivités territoriales, par convention entre la collectivité intéressée et l’établissement employeur dans les conditions prévues à l’article L. 216-1 du code de l’éducation. Les assistants d’éducation peuvent alors participer aux activités éducatives, sportives et culturelles organisées par les collectivités territoriales prévues à l’article L. 216-1 du code de l’éducation. Ils peuvent intervenir dans les activités mises en œuvre conformément à l’article L. 212-15 du code de l’éducation, qui prévoit la possibilité d’utilisation des locaux scolaires dans la commune pour l’organisation d’activités à caractère culturel, sportif, social ou socio-éducatif. La convention prévue à l’article L. 916-2 du code de l’éducation précise les conditions de mise à disposition des assistants d’éducation, notamment les conditions d’emploi des assistants d’éducation et la participation financière des collectivités territoriales. Dans les conditions fixées par le contrat, les assistants d’éducation peuvent intervenir soit dans un établissement, soit dans une ou plusieurs écoles. Ils peuvent également accomplir leur service dans plusieurs établissements. Dans ce dernier cas, l’établissement employeur conclut des conventions avec les autres établissements concernés. Les fonctions des assistants d’éducation sont précisées par le contrat, conformément à l’énumération de l’article 1 du décret du mai 2003. Lorsque l’assistant d’éducation exerce ses fonctions dans plusieurs établissements ou écoles ou qu’il est mis à disposition des collectivités territoriales, le contrat précise également les établissements ou écoles où il effectue son service, ainsi que les fonctions qu’il y exerce et la quotité de service.

APRECIATION SYNDICALE :

L’histoire serait elle un éternel recommencement ? Le ministère a repris la même formulation très insuffisante et ambiguë que pour les aides éducateurs : " appui aux documentalistes ", même pas enseignants documentalistes (ce qui est révélateur...), sans préciser par exemple aide à la gestion du CDI...

Mais cela suffit. Ne répétons pas les mêmes erreurs.

On aboutira inéluctablement aux mêmes dérives.

Les assistants d’éducation ne doivent pas masquer l’insuffisance des recrutements. Ils ne doivent travailler au CDI qu’avec l’enseignant documentaliste. Ils ne doivent pas « arrondir » l’ouverture du CDI, nous remplacer même pour une courte durée. Le contrat des assistants d’éducation doit normalement être soumis aux conseils d’administration pour avis. Dès la première tentative, il faut une intervention collective, syndicale auprès du chef d’établissement.

Si les pressions subsistent nous devons nous adresser immédiatement à l’inspection pédagogique régionale E.V.S, par un courrier sous couvert du chef d’établissement, envoyer une copie à la section académique du SNES pour intervention au rectorat.

adresses des S3 : http://www.snes.edu/memos/adresses/

P.-S.

Au moment où le ministère crée un nouveau corps , celui des assistants pédagogiques, il convient de rappeler notre position syndicale sur les assistants d’éducation.