Actualité théâtrale

Au théâtre de la Cité internationale, du 4 au 9 juin

"Au bois dormant" Chorégraphie et interprétation Thierry Thieû Niang, Marie Desplechin

Au départ, Thierry Thieû Niang qui est également psychomotricien, a mené une expérience chorégraphique auprès d’un groupe d’adolescents autistes dans un institut médico pédagogique d’Aix en Provence. Il a proposé à Marie Desplechin de l’accompagner dans son approche et d’écrire sur ce qu’elle aurait retenu du travail d’improvisation, au compositeur Benjamin Dupé de traduire musicalement ses impressions d’observateur. Plus tard, Patrice Chéreau a accepté de porter un regard complice sur l’ensemble de l’expérience.
La première étape du travail a surtout consisté à porter un regard sur le comportement des quatre garçons face aux sollicitations de Thierry Niang, l’intérêt qu’ils pouvaient porter à son travail ou au contraire leur indifférence.
Plus tard, au cours d’une résidence, Thierry Niang et Marie Desplechin ont mis en commun les traces qu’ils retenaient de cette rencontre avec Arnaud, Mathieu, Victor et Emilien.
Marie Depleschin a alors écrit le texte qu’elle lit pendant le spectacle. Thierry Thieû Niang construit un solo chorégraphique à partir des gestes observés chez les enfants allant du plus infime comme un simple battement de paupières au plus ample, arabesques ou torsions de bras ou de jambes.

Au bois dormant - Photo © Agnès MELLON

Cette rencontre inédite entre un chorégraphe, un écrivain, un musicien et un metteur en scène s’est faite à partir du témoignage de Birger Sellin, une jeune autiste allemand, auteur d’un ouvrage qu’il écrivit avec l’aide d’un journaliste, dont le titre français est "Une âme prisonnière".
Thierry Thieû Niang a été instituteur et psychomotricien. Très tôt, il rassemble une équipe artistique constituée de professionnels et d’amateurs, d’adultes et d’enfants pour travailler sur le mouvement dansé qui devient un "lieu de partage des imaginaires, des langages et des cultures". Il collabore auprès d’artistes et de compagnies. Avec Patrice Chéreau il collabore à la mise en scène de "Cosi fan tutte" à Aix en Provence et co-signe la mise en scène de "La douleur" de Marguerite Duras pour Dominique Blanc.
Marie Desplechin a écrit une trentaine de livres pour la jeunesse et une dizaine pour les plus grands. Elle participe à l’écriture de scénarios, écrit des fictions pour France culture. Elle set journaliste à ses heures.
Benjamin Dupé, diplômé du Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, se consacre à la création musicale. Plus enclin au spectacle musical qu’au concert traditionnel il a souvent collaboré avec des metteurs en scène de théâtre, Brigitte Jaques ou Declan Donnellan ou des chorégraphes comme Thierry Niang, Hamid Benmahi.

Théâtre de La Cité Internationale
17 boulevard Jourdan 75 014 Paris.
Réservations (partenariat Réduc’snes tarifs réduits mais sur réservation impérative) : 01 43 13 50 50 ou www.theatredelacite.com

Autres articles de la rubrique Actualité théâtrale

  • « La putain du dessus » Une pièce d’Antonis Tsipianitis
    « La putain du dessus » d’Antonis Tsipianitis, une pièce qui connaît un très grand succès en Grèce, retrace le destin d’une femme née dans une petite ville industrielle du nord-ouest du pays. Jeune,... Lire la suite (21 octobre)
  • « Pièce en plastique »
    Dans cette pièce écrite en 2015, Marius von Mayenburg met en scène une famille, bien installée socialement, dont il excelle à montrer les rêves avortés, les contradictions, les frustrations et le mal... Lire la suite (20 octobre)
  • « Le poète aveugle »
    Jan Lauwers appartient à une génération d’artistes reconnus dans toute l’Europe, qui réinvente une écriture où se mêlent théâtre, musique, installation et danse. C’est la première fois qu’il est invité à La... Lire la suite (20 octobre)
  • « Haskell Junction »
    C’est à l’occasion d’un voyage au Canada, où il découvre la ville de Stanstead installée sur la frontière canado-étasunienne que Renaud Cojo a l’idée de cette pièce. À l’heure où des migrants poussés par... Lire la suite (19 octobre)
  • « La famille royale »
    Inspirée du roman éponyme de William T. Vollmann, cette vaste fresque dresse le portrait d’une Amérique coupée en deux, le monde des affaires, du show-business, des casinos et de la finance d’un côté,... Lire la suite (16 octobre)