Communiqués

Bac 2013 : une galère pour les élèves et les profs

Le bac 2013 est la première session de la réforme du lycée. La mise en place des nouvelles épreuves pose de nombreux problèmes.

Pour les langues vivantes, les épreuves orales en séries S, ES et technologiques reposent totalement sur une organisation locale, à la (sur)charge des enseignants.
Les profs sont mis dans une position intenable, devant organiser des épreuves pour leurs propres élèves, sans consignes claires ni soutien matériel (absence de banque de sujets, problèmes de droits sur les documents audiovisuels, par exemple).
Les épreuves se déroulent de manière disparate et s’étalent de février à mai selon les lycées. L’éducation nationale ne s’est pas donné les moyens de contrôler que tout se passe partout de la même façon, les élèves ne sont plus à égalité devant l’examen.

En séries technologiques et pour les nouvelles épreuves de droit et grands enjeux du monde contemporain (série littéraire), d’informatique et sciences du numérique ainsi que d’histoire-géographie (série scientifique), l’organisation de l’ensemble des épreuves pratiques et de projet (jurys, contenu des épreuves…) est aussi renvoyée aux enseignants, ce qui n’est pas admissible. Par ailleurs, en SES, les enseignants ne sont pas en mesure d’expliciter à leurs élèves les attentes des nouvelles épreuves, faute d’instructions claires.

En histoire-géographie et sciences économiques et sociales, les programmes de terminale sont infaisables, mettant enseignants et élèves en difficulté et rendant l’évaluation aléatoire. Dans l’urgence, le SNES demande que les épreuves du baccalauréat fassent l’objet d’un aménagement, permettant aux élèves de mieux organiser leurs révisions.

En physique-chimie et SVT, les enseignants ont découvert au fil des mois depuis la rentrée le cadrage des nouvelles épreuves, les instructions continuant à ce jour d’arriver.
En littérature, l’horaire a diminué de moitié, mais l’épreuve est restée la même, sans que les enseignants n’aient reçu de consignes en terme de préparation.

« Tout ira bien », peut-être, mais surtout parce que les enseignants feront tout pour que les élèves ne soient pas trop pénalisés par les errements de la mise en place de la réforme des lycées.
Une telle situation n’est pas acceptable, ni pour les élèves qui voient s’accumuler les obstacles, ni pour les enseignants qui revendiquent le droit à la qualité de leur travail, ni pour le système qui n’a rien à gagner à la désorganisation du baccalauréat.
Le SNES réitère sa demande de cadrage et d’aménagement d’urgence de la session 2013 du baccalauréat.

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