24 septembre 2009
L’assouplissement de la carte scolaire n’a pas été évoqué lors de la conférence de rentrée du ministre ni dans les dossiers de presse des recteurs d’académie alors que cette réforme était présentée comme une des plus importantes du quinquennat. Sans doute cette discrétion s’explique-t-elle par la difficulté à poursuivre la promotion d’un dispositif dont les résultats sont négatifs et contraires à l’objectif affiché d’améliorer la mixité sociale. Toutes les informations, dont nous disposons depuis trois ans et de manière encore plus nette à cette rentrée 2009, montrent, qu’au contraire la ghettoïsation se renforce, que les établissements qui perdent des élèves, perdent le plus souvent des moyens (malgré les promesses du ministre) et que certains établissements très demandés refusent les élèves de leur secteur. Sans une action massive dès la rentrée, les collèges Doisneau de Paris et Dorval à Orly n’auraient pas récupéré une classe de sixième que les rectorats de Paris et de Créteil avaient fermé pendant les vacances. Les méfaits de l’assouplissement de la carte scolaire sont suffisamment visibles pour pousser un sénateur UMP (Alain Dufaut) à déposer une proposition de loi visant à protéger les établissements ZEP et RAR fragilisés. Le SNES demande la fin de l’assouplissement et le droit pour tout élève d’être scolarisé dans un établissement de son secteur. Il demande l’ouverture de discussions sur les améliorations nécessaires de la carte scolaire. Daniel Le Cam.