9 juin 2004
Une trentaine de documentalistes de l’Académie étaient présents ainsi que Pierre HEUMETZ, secrétaire académique et Jean-Pierre HENNUYER, responsable national au S4.
La tendance générale, toutes académies confondues, est au redéploiement, voire à la suppression de postes. Il convient d’être très vigilants dans notre Académie d’autant que nombre d’établissements sont en diminution d’effectifs. On est toujours loin de la recommandation dans le rapport Quencez de l’inspection vie scolaire dans les années 1980 d’un poste pour 450 élèves ! De plus, le Rectorat pourrait profiter de la disparition progressive des TZR et des PLP pour récupérer des postes définitifs ou des moyens provisoires. Pour les TZR, l’objectif recherché par le ministère est de les stabiliser sur des postes, la suppression de cette fonction conduira fatalement à l’emploi de contractuels ou de vacataires pour les remplacements.
Le statut d’assistant d’éducation engendre une nouvelle précarité et peut conduire à des dérives : népotisme par exemple ou installation de ces personnels dans les CDI sans concertation avec les documentalistes. Il ne faut jamais oublier que leur recrutement est destiné à pallier les insuffisances de recrutement d’autres personnels plus qualifiés. Un texte a été élaboré et mis en ligne sur le site national
Ce concours a joué un rôle pernicieux, inégalité de traitement par rapport aux candidats au CAPES externe, inégalités de niveaux. Il aurait mieux valu créer un corps spécifique de secrétaire de documentation. Les postes non pourvus à ce concours ont été perdus car le ministère a refusé les listes complémentaires à l’externe notamment. Une démarche FADBEN / Intersyndicale vient d’être finalisée sur ce sujet.
Des collègues regrettent que dans le livret d’accueil académique SNES destiné aux enseignants entrant dans l’Académie, tous les corps de métiers y figurent sauf les enseignants documentalistes. Pierre Heumetz intervient pour confirmer que le S3 est prêt à contribuer à tout ce que souhaitent les collègues. Il signale l’habituelle difficulté d’obtenir pour la discipline documentation des informations précises, ex. les mesures de carte scolaire et le bilan des postes n’apparaissent pas au même moment que pour les autres disciplines. Un Comité Technique Paritaire aura lieu le 2 juin. Le SNES a demandé à avoir des informations précises sur les postes de documentalistes. Une étude précise de ce document pourrait faire l’objet d’un travail dans le cadre du collectif académique.
La demande d’audience auprès du Recteur n’a pas abouti. Un nouveau Recteur, Monsieur Boissinot vient d’être nommé. Il ne sera sans doute pas possible de le voir dans l’immédiat mais une demande d’audience peut être renouvelée.
Les participants au stage ont souhaité :
une meilleure prise en compte des diverses revendications concernant leur profession par leur syndicat,
des prises de position claires et une véritable défense de la profession,
des informations plus fréquentes dans les circulaires académiques
une meilleure représentativité de leur profession dans la presse syndicale.
A ce propos, Jean-Pierre Hennuyer rappelle l’expression régulière dans l’US, l’existence et l’amélioration du site national www.snes.edu/docs, il propose que des contributions des collègues sous forme de textes assez courts, des témoignages soient publiés sur le site national à l’issue de ce stage. Il rappelle l’existence de la liste de diffusion ossantre et l’importance d’échanger dans les collectifs académiques.
l’envoi par courrier postal des infos, publications et convocations aux réunions les concernant. Il semble qu’un certain nombre de documentalistes n’ait pas été informé à temps de ce stage.
Pierre Heumetz propose que des informations régulières paraissent dans des circulaires syndicales, cette démarche aurait le mérite de faire connaître la profession et ses revendications, à voir aussi dans le cadre du collectif académique.
Débat sur l’inspection : nous sommes les seuls enseignants à ne pas bénéficier d’une inspection spécifique. Les IPR de la Vie Scolaire ne connaissent pas toujours notre métier et ne possèdent pas notre formation technique si bien que nous nous trouvons souvent dans le déni du métier d’autant que le recours aux délégations fonctionnelles, aux personnels en réadaptations, aux compléments de services des professeurs des autres disciplines ne fait qu’accentuer cette méconnaissance de notre spécificité. Nous devons dénoncer la nomination de ces personnels sur des postes ou des services qui devraient être octroyées à des certifiés documentalistes et qui masque le manque de créations de postes dans la discipline documentation.
Débat sur les manuels : grande diversité de situations, pressions, sanctions dans notre académie. : proposition d’un atelier, le texte a été intégré dans le courrier au recteur et aux IPR EVS. Rappel de la fiche SNES qui devrait être réactualisée.
Les documentalistes se sentent de plus en plus dévalorisés, c’est pourquoi ils attendent une véritable reconnaissance de leur profession au sein de leur syndicat et également au sein des communautés éducatives. Nos conditions de travail se dégradent d’année en année. Beaucoup de collègues vivent dans le conflit permanent avec leur chef d’établissements ou avec les personnels de la Vie scolaire qui se déchargent trop souvent sur les documentalistes de tâches qui ne leur incombent. Enfin, il est urgent que les mentalités changent et que l’on parle enfin des « enseignants documentalistes » avant de parler des CDI. Participer aux différentes instances de l’établissement (réunions pédagogiques, C.A. par exemple) peut aider à une meilleure reconnaissance de notre métier auprès des collègues.
En collège comme en lycée, on bascule de plus en plus souvent de la fonction d’enseignant -documentaliste à celle de surveillant-documentaliste !!!
Pour améliorer cette situation, le SNES a demandé dès la création du Capes de
Documentation qu’en IUFM, des modules communs enseignants, documentalistes et CPE soient mis en place.
Tous ces aspecte de méconnaissance, de reconnaissance doivent d’abord faire l’objet de débats, de discussions dans la section SNES, au conseil d’administration (bilan et projet CDI..)
Sur les aspects catégoriels, nous sommes au point mort :
circulaire de missions : rien de nouveau, une proposition faite, il y a 2 ans, a été abandonnée. Le SNES avait fortement contesté ce texte. Il existe des circulaires académiques Vie scolaire plus ou moins élaborées et très différentes d’une académie à l’autre. D’autre part, le rapport de l’inspection Générale va sans doute sortir à la rentrée. Le risque est qu’on nous mette davantage encore la pression sous couvert de politique documentaire (pb des "indicateurs" par ex.) ;
heures supplémentaires : malgré la création d’un CAPES et notre appartenance au corps des certifiés, nous n’obtenons au mieux que des heures péri-éducatives ou des heures
de vacations (quand nous les obtenons !), attribution laissée au bon vouloir du chef d’établissement qui s’apparente plus à du bricolage qu’à une juste rémunération,
insuffisance du nombre de postes : en documentation comme dans les autres disciplines, on recrute de moins en moins donc nos conditions de travail risquent de s’aggraver encore.
L’après-midi, les participants au stage se sont réunis en 5 ateliers sur les thèmes suivants :
texte à insérer dans le livret d’accueil du SNES
fiche assistants d’éducation,
maintenance informatique,
manuels scolaires,
courrier aux IPR, ou au recteur + copie aux IPR
La journée s’est achevée par une mise en commun des différents travaux et par des débats.
Trois documents ont été élaborés.
Il serait souhaitable que se constitue une équipe avec des représentants de chaque département de l’Académie qui se réunirait une ou 2 fois par trimestre pour faire le bilan des divers problèmes qui se posent. Si vous êtes intéressés, faites-vous connaître.
Michèle SEMENCE