Il faut revaloriser nos métiers !

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Nicolas Sarkozy avait chargé Xavier Darcos d’ouvrir le dossier de la « revalorisation » du métier enseignant. Il a surtout été question -en vain- de modifier en profondeur nos statuts et nos missions...
L’élévation du niveau de recrutement des enseignants contraint le nouveau ministre à ouvrir des discussions.

En 2006-2007 les enseignants se mobilisaient avec succès contre le décret Robien sur le service des enseignants. Nicolas Sarkozy une fois élu, chargeait Xavier Darcos d’ouvrir le dossier de la « revalorisation » du métier enseignant.

Le SNES avait dès juin 2007 fait des propositions d’évolution du métier, respectueuses du cœur de celui-ci, souligné l’urgence de revoir les carrières, de renforcer le travail en équipe, de diminuer la charge de travail.

Xavier Darcos constituait un comité présidé par Marcel Pochard qui a remis un "livre vert sur la condition enseignante" le lundi 4 février. le rapport regorge de propositions en matière de réorganisation du système éducatif et de gestion des ressources humaines toutes aussi nocives les unes que les autres. Bivalence, temps de service flexible pour les enseignants, horaires–élèves définis en partie localement, renforcement du poids du chef d’établissement ... Mais rien sur la revalorisation des enseignants.

Le ministre annonçait alors l’ouverture de discussion sur cette base très rapidement. Les mobilisations de 2008 ont empêché la mise en œuvre de ces annonces et ont contraint le ministre à de premiers gestes : augmentation du nombre de promotions à la hors-classe, création d’indemnités pour l’accompagnement éducatif pour les CPE et les enseignants documentalistes, annonce d’une prime de 1500 euros pour les enseignants nouvellement recrutés. Mais cela ne fait pas le compte.

La réforme de la formation des maîtres et l’élévation du niveau de recrutement des enseignants contraint , cette année, le ministre à ouvrir des discussions pour la revalorisation de nos salaires. Cependant, le ministre semble vouloir se contenter de n’aborder que la revalorisation des débuts de carrières et propose, pour les fins de carrière, uniquement des perspectives illusoires de seconde carrière. Le SNES entend bien rappeler au ministre que cette revalorisation salariale doit concerner l’ensemble de la profession.

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