Communiqués

Conseil Supérieur de l’Education : le ministère poursuit sa politique de la terre brûlée

Le ministre de l’Éducation Nationale a convoqué mercredi 11 avril le dernier Conseil Supérieur de l’Éducation de cette législature.

A l’ordre du jour, un ensemble de textes réglementaires (adaptation de programmes, compléments à certains programmes) nécessaires à la tenue des prochaines sessions d’examens.

Le Ministre, absent comme d’habitude, a également maintenu contre l’avis des membres du CSE deux textes controversés : le projet de décret relatif à la procédure disciplinaire applicable aux candidats au baccalauréat et le projet d’arrêté fixant cahier des charges de la formation des professeurs, documentalistes et conseillers principaux d’éducation.
Le cahier des charges de la formation des professeurs a fait l’objet d’un avis unanimement défavorable.

Quant au rapport de 570 pages transmis deux jours ouvrés auparavant, « Effets de l’exercice des compétences décentralisées sur le fonctionnement du système éducatif », les organisations ont refusé de se prononcer.

Si l’on ajoute à cette ambiance « fin de règne » le contenu de la circulaire de rentrée, publiée il y a une quinzaine de jours sans qu’aucune concertation n’ait eu lieu, on s’aperçoit qu’en plus de traiter les affaires courantes, le gouvernement cherche à imposer l’ensemble des dossiers, même les plus contestés, dans une rare précipitation et une opacité totale.
Sous couvert de « personnaliser » et « responsabiliser », il s’agit d’installer le chacun pour soi et la déréglementation. « Assouplissement » de la carte scolaire, alternance dès la 4ème en collège, « globalisation » des horaires de langues vivantes, tentative de fusion des enseignements de sciences économiques et sociales et d’économie-gestion en 2de sont autant d’ « innovations » rejetées par les professionnels sur le terrain.

Ce dernier CSE est à l’image de cinq années catastrophiques pour le second degré. L’Éducation nationale mérite mieux. Puisse le prochain Ministre être capable de le comprendre. C’est pourquoi le SNES a proposé un plan d’urgence pour la prochaine rentrée, première étape de la mise en œuvre d’une autre politique éducative.

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