Communiqués

Création du corps de psychologues de l’Education nationale : une étape décisive !

Le décret portant création du corps de psychologues de l’Education
nationale réunissant les psychologues scolaires, les conseillers
d’orientation-psychologues et les Directeurs de CIO a enfin été publié
au Journal officiel le 2 Février 2017. Cette publication marque
l’aboutissement du travail de conviction et des batailles
revendicatives menées par le SNES et le SNUIPP, pour que l’usage du
titre de psychologue protège les usagers par une formation de haut
niveau et pour que l’apport de la psychologie à l’Ecole soit
pleinement reconnu.

La reconnaissance statutaire des psychologues du premier degré était
attendue depuis plus de 50 ans. Leurs missions au sein des RASED sont
maintenues : analyse des difficultés, participation à l’élaboration
des projets de prévention et de remédiation, travail en équipe et
accompagnement des enfants, des familles et équipes.

La réaffirmation des liens entre orientation, développement
psychologique et réussite scolaire donne toute sa place à une
conception de l’orientation éducative et continue et non à une
perspective d’adéquation étroite de la formation et des possibilités
d’avenir, aux besoins locaux des entreprises, confortant ainsi les
missions des psychologues du second degré.

L’accroissement des difficultés rencontrées par les enfants et les
adolescents, que ce soit dans le domaine des apprentissages, des
capacités d’attention et d’investissement scolaire, du bien être à
l’Ecole, de l’élaboration de leurs projets d’orientation, nécessite de
manière urgente que les psychologues du premier et du second degré
puissent développer l’ensemble de leurs compétences.
Ceci suppose bien évidemment qu’un effort conséquent de création de
postes sur le terrain et de recrutement pour pourvoir les postes
vacants ou pourvus par des non titulaires soit réalisé. La FSU
regrette que le budget 2017 n’ait pas pris toute la mesure des besoins
actuels en inscrivant 330 postes aux concours, là où il en aurait
fallu au moins 500.

La FSU, avec le SNUipp et le SNES restent mobilisés pour que les
conditions de mise en place de ce nouveau corps, prévue dans un
ensemble de textes réglementaires à venir soient bien conformes aux
engagements pris lors des discussions du groupe de travail, dont elle
salue ici l’ouverture et la qualité du dialogue social.

Autres articles de la rubrique Communiqués