Communiqués

Enseignement de la sexualité à l’Ecole : le SNES défend l’éducation des jeunes !

L’enseignement catholique tire actuellement à boulets rouges sur les manuels de Sciences de la Vie et de la Terre accompagnant les nouveaux programmes de sciences du lycée. Certains demandent même d’apporter des correctifs aux programmes. A les entendre, il n’y aurait qu’un seul modèle de cellule familiale : le couple hétérosexuel et ses enfants.
Toute autre possibilité relèverait-elle de l’hérésie ?
Le SNES conteste cette vision réductrice et manichéenne de la société et de l’être humain. L’Ecole, lieu de socialisation et de transmission des savoirs, doit donner aux jeunes les connaissances scientifiques, sociologiques et philosophiques, nécessaires à la compréhension de la société et à leur émancipation.

Les nouveaux programmes de biologie de la classe de première sont sortis en septembre 2010, pour une application à la rentrée 2011, sans provoquer le moindre remous. La parution de manuels scolaires, sous la seule responsabilité de leurs éditeurs, semble mettre le feu aux poudres.
Les lycéens seraient en danger d’y apprendre que "les facteurs affectifs et cognitifs, et surtout le contexte culturel, ont une influence majeure sur le comportement sexuel humain" (en séries littéraire et économique et sociale), ou bien que "si l’identité sexuelle et les rôles sexuels dans la société avec leurs stéréotypes appartiennent à la sphère publique, l’orientation sexuelle fait partie, elle, de la sphère privée" et enfin que " l’activité sexuelle est associée au plaisir" (en série scientifique).

Les programmes scolaires donnent depuis longtemps aux élèves les bases scientifiques de la reproduction humaine, et ce, dès le collège. Physiologie, contraception, IVG, procréation médicalement assistée sont maintenant complétées par la question de l’orientation sexuelle.
Le SNES se félicite que des questions au centre de la construction de l’individu soient abordées à l’Ecole, sans tabou, mais aussi sans idéologie et dans le respect des sensibilités de chacun.
Les esprits chagrins réactionnaires qui luttèrent et continuent de lutter contre la contraception et l’avortement, instrumentalisent aujourd’hui l’école pour médiatiser leur croisade contre l’homosexualité. Le désarroi des jeunes, le nombre de grossesses précoces, la fréquence des suicides chez les adolescents homosexuels, sont pourtant autant de signaux d’alarmes que tous devraient entendre.

Enseigner les bases scientifiques de la sexualité, mettre en place les séances annuelles d’éducation à la sexualité, sont des missions de l’Ecole publique laïque que le SNES défendra aux côtés de tous ceux qui se reconnaissent dans ces valeurs.

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