Communiqués

De Darcos à Grosperrin : le grand gâchis de la réforme de la formation des maîtres

Rejetée unanimement avant sa mise en œuvre, la réforme de la formation des maîtres n’a cessé depuis 2010 d’accumuler les preuves de sa nocivité. Tout récemment, la Cour des Comptes en a dressé un tableau sans appel. Le nombre de candidats aux concours s’effondre. Les associations de spécialistes (Réseau des enseignants d’historiographie et d’épistémologie de l’histoire, dernièrement), les membres des jurys de concours (celui de l’agrégation externe de mathématiques est le dernier en date), les parents d’élèves, et en tout premier lieu les organisations syndicales enseignantes exigent du Gouvernement de remettre à plat la réforme.

Au contraire, ce dernier s’entête et par le biais d’une proposition de loi déposée par le député UMP Grosperrin et adoptée hier avec les seules voix du groupe UMP, met fin au monopole de l’Université et des IUFM pour la formation des maîtres, permet son ouverture au privé et supprime toute référence à une formation pendant l’année de stage à l’issue du concours, entérinant ainsi les conditions désastreuses d’entrée dans le métier vécues actuellement par les lauréats des concours.

Le SNES s’adresse aux sénateurs pour qu’ils mettent tout en œuvre afin que la proposition de loi n’aille pas jusqu’au terme de la procédure législative.

Depuis hier, tous les candidats soutenus par les principales forces politiques se sont déclarés.
Le SNES-FSU les interpelle, pour qu’ils s’expriment clairement sur leur conception de la formation des maîtres et les moyens de rendre de nouveau attractives les voies menant aux concours.

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