Conseil supérieur de l’éducation

Déclaration SNES au CSE du 22 novembre 2012

La déclaration du SNES sera courte : nous sommes en période transitoire, dans l’attente de la loi d’orientation, dans l’attente d’une ambition forte pour l’école. Une ambition en termes d’objectifs de réussite pour tous, mais aussi d’amélioration du quotidien des collègues et des élèves. Nous soulevons les problèmes depuis plusieurs mois et les personnels s’impatientent. S’ils ont supporté une rentrée difficile, ils ne comprennent pas pourquoi les décisions simples qu’ils espéraient ne sont toujours pas prises, les laissant en difficulté pour exercer leur métier au quotidien. Ils attendent la rupture promise.

Nous ne reviendrons pas sur la méthode de travail en CSE : nous partageons la demande de l’UNSA de pouvoir travailler les dossiers sans pression, ni sur la nécessité d’un travail global sur les rythmes scolaires, ce qui a été explicité par tous ce matin.

Le SNES pose donc de nouveau les questions urgentes :
- au collège : pourquoi attendre pour supprimer la note de vie scolaire et le livret personnel de compétences, dont personne ne veut, pour cadrer l’épreuve d’histoire des arts et remettre à plat des textes contradictoires ?
- au lycée : les obligations réglementaires de service doivent être cadrées nationalement sur la base usuelle admise après l’abrogation des décrets de Robien, l’accompagnement personnalisé doit être accroché aux disciplines, les programmes de SES doivent être allégés, l’organisation des épreuves orales de LV en séries S et ES doit être revue d’urgence (nous avons besoin d’écrits sur lesquels les collègues puissent s’appuyer : dans les établissements le prononcé ne fait pas foi), la place des enseignements artistiques doit être reconsidérée ;
- en ce qui concerne la décentralisation : l’orientation scolaire ne doit pas être sacrifiée au dogme de l’adéquation entre l’école et l’emploi. Chez les personnels, l’inquiétude devient de la colère face à la surdité de nos interlocuteurs. A l’autre bout de la chaîne, les greta doivent pouvoir continuer de former des publics qu’ils sont les seuls ou presque à prendre en charge.

Nous le réaffirmons, nous avons besoin d’une refondation qui apporte des solutions aux élèves et aux personnels.
Il n’est pas acceptable que les collègues de STI découvrent à l’occasion de leur demande de mutation que les règles ne sont plus les mêmes et qu’ils ont changé de discipline à l’insu de leur plein gré.
Nous voulons enfin attirer l’attention sur l’urgence d’une revalorisation salariale pour l’ensemble des personnels. La situation est inacceptable pour un nombre croissant de collègues : par exemple les stagiaires qui pour certains vivent dans des conditions difficiles (nous avons par exemple appris hier que l’un d’eux dormait dans sa voiture faute de pouvoir assumer les frais de logement), mais aussi enseignants de plus en plus nombreux en difficulté financière en fin de mois.

Avec les personnels, le SNES-FSU attend des réponses rapides aux questions urgentes, mais au-delà, il espère que les discussions promises sur le collège et le lycée permettront de prendre en compte les aspirations des collègues et ne déboucheront pas, comme cela a été le cas pour les dernières réformes, sur des décisions qui iraient à l’encontre de leur professionnalité et de leurs valeurs.

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