Conseil supérieur de l’éducation

Déclaration du SNES-FSU au CSE du 21 janvier 2016

En ce premier CSE de l’année 2016, le SNES-FSU adresse ses meilleurs vœux à toutes et à tous. Nous faisons le souhait, devenu malheureusement presque rituel, que l’administration centrale soit plus à l’écoute des représentants des personnels. La surdité institutionnelle actuelle engendre sur le terrain une perte de confiance préjudiciable au bon fonctionnement du service public d’éducation.
Nous apportons notre soutien aux personnels mis sous pression de façon inadmissible et demandons que ces dernières cessent.

Dans ce contexte, les dotations horaires commencent à arriver dans les établissements. Dans les collèges, la réforme est prétexte pour certains recteurs à changer leur mode de calcul des moyens. Cela se traduit en Bretagne ou en Guadeloupe par exemple par des baisses de moyens (nous parlons à effectifs constants, bien sûr). Dans les lycées, le baby-boom de l’an 2000 continue de faire monter les effectifs. Mais les moyens ne suivent pas. La hausse des effectifs par classe va donc se poursuivre, au détriment des conditions de travail des lycéens et des personnels.

Madame la Ministre, qui refusez de nous entendre, qui préférez les annonces médiatiques à la réflexion pédagogique, qui ne dites pas la réalité des moyens dans les collèges pour la rentrée 2016, nous vous adressons solennellement un carton rouge.
Comme cela vient d’être dit, nous appelons tous les personnels à se mobiliser mardi prochain le 26 janvier : la réforme du collège doit être revue sur d’autres bases, ses modalités ne conviennent pas, et l’on voit bien sur le terrain combien elles renforcent déjà les inégalités qu’elle entendait réduire (disparité des moyens selon les académies, carte des bi langues illisible etc.). Par ailleurs, il est urgent de traiter la question des salaires des fonctionnaires : rappelons que nous avons perdu 2 mois de pouvoir d’achat en 15 ans.

Le groupe de travail établissant un bilan de la réforme des lycées se poursuit. Nous prenons acte de l’extension de l’ordre du jour à la question fondamentale des programmes scolaires. Nous demandons de nouveau que des mesures soient prises très rapidement sur le cadrage de l’accompagnement personnalisé et sur quelques programmes, par exemple.

Le président Hollande a fait lors de ses vœux à la Jeunesse des annonces quant à un livret citoyen. De nouveaux textes sont aussi attendus sur la démocratie lycéenne et collégienne. Nous souhaitons une consultation du CSE ou un groupe de travail sur ces questions.

Dans un contexte où les attentes/exigences en matière éducative sont nombreuses et multipliées, il est nécessaire de porter une attention particulière aux vies scolaires et d’en renforcer les équipes de vie scolaire, de CPE et d’AED.

Le CSE examine aujourd’hui le programme de Langue et culture de l’antiquité. Nous rappelons notre désaccord concernant le découpage artificiel de cet enseignement en deux parties : EPI d’une part et enseignement de complément d’autre part. Il risque de perdre de son sens. Nous sommes aussi particulièrement inquiets de la disparité future entre établissements en raison de l’absence de garantie des horaires et du fait que certains chefs d’établissement envisagent, en 5ème, que l’EPI LCA se substitue à l’enseignement de complément.

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Déclarations du 21 janvier 2016

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