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Des états généraux des lycées qui appellent des suites

Des états généraux des lycées qui appellent des suites

Les syndicats de la FSU : SNES, SNEP, SNUEP et SNUPDEN ont organisé le samedi 29 novembre, à Saint-Ouen, des états généraux des lycées auxquels ont participé des militants venus de toute la France, croisant leur regard sur le système éducatif et leurs attentes avec des représentants de la FCPE et de l’UNL.

Une journée qui a permis aux participants d’échanger sur la réforme en cours qu’ils refusent et qu’ils analysent comme un des éléments de remise en cause profonde du système éducatif par le pouvoir actuel. Au-delà de cette condamnation, les états généraux se sont surtout attachés à construire des propositions alternatives, confirmant ainsi l’analyse des syndicats organisateurs qui considèrent que le lycée actuel doit être rénové à partir d’un réel dialogue social entre tous les partenaires.

Les participants considèrent que tous ceux qui sont attachés à un service public d’éducation capable de lutter contre les inégalités sociales et de faire face aux besoins économiques, sociaux et démocratiques du XXIème siècle, devraient relever ensemble un véritable défi : impulser la construction d’un plan pour le système éducatif équivalent à ce qu’a été, à son époque, le plan Langevin Wallon qui, s’il n’a jamais été appliqué, n’en a pas moins irrigué la réflexion sur l’Ecole pendant des décennies. Il s’agit bien de bâtir un ensemble ambitieux et cohérent de propositions pour un système éducatif rénové, en marche pour une nouvelle étape de démocratisation qui assurerait une formation ambitieuse de haut niveau pour tous les jeunes de ce pays ; un système éducatif permettant la formation des nouvelles générations dans la réaffirmation des valeurs fondatrices de notre République, pour que chaque individu puisse trouver sa place dans notre société et y agir en citoyen éclairé et responsable ; un système éducatif permettant à chacun d’acquérir un haut niveau de qualification, et d’avoir accès aux savoirs, à la culture et à la formation tout long de sa vie.

En ce qui concerne le second degré, en lien avec les autres niveaux d’enseignement, le SNES, le SNEP, le SNUEP et le SNUPDEN sont prêts à poursuivre le travail engagé. Ils proposent de multiplier les débats associant personnels, parents, élèves, élus, mouvements associatifs, etc. dans un maximum de secteurs géographiques et de lycées et d’organiser, à partir des réflexions menées, des assises départementales ou académiques, participant ainsi à la construction de propositions et débouchant dans quelques mois sur une nouvelle initiative nationale.

Ces débats et cette véritable campagne d’opinion ne sauraient s’opposer, bien au contraire, à la poursuite et au renforcement des initiatives revendicatives, au développement des mobilisations et des luttes pour obtenir à la fois l’abandon des projets du ministre mais aussi des transformations du système éducatif, sur d’autres bases, dans l’intérêt des jeunes et du pays. Cette ambition exige un autre budget mais aussi une autre méthode et un autre calendrier de la part du ministère, qui permettent le temps du débat et de la confrontation des approches.

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