Session 2013

Dispositifs transitoires pour les élèves ayant échoué à la session 2012 du bac

La réforme du lycée transforme singulièrement les épreuves anticipées, notamment dans les séries générales :
- séries ES et L : « enseignement scientifique » devient « sciences »
- série L : suppression de l’épreuve « mathématiques et informatique » ; épreuve de français sanctionnant les enseignements de français et de littérature
- série S : épreuve d’histoire-géographie en 1ère

Les candidats à la session 2012 qui échoueraient se retrouveraient donc en situation compliquée. Le Ministère de l’Éducation Nationale a décidé la mise en œuvre de dispositifs transitoires pour « répondre » à ce problème.

► conservation de notes à la session 2013 pour les candidats échouant à la session 2012
Français, toutes séries : les notes obtenues en juin 2011 (donc pour la session 2012) peuvent être conservées pour la session 2013.
Histoire-géographie, série S : la note obtenue à l’écrit terminal de la session 2012 peut être conservée pour la session 2013 ; elle est « transformée » en note d’épreuve anticipée (nouveau cadre, réforme du lycée).
Enseignement scientifique, séries L et ES : les notes obtenues en juin 2011 (donc pour la session 2012) peuvent être conservées pour la session 2013.

Dans tous ces cas, un élève qui décide de garder sa note peut ensuite, s’il va à l’oral de contrôle et choisit une de ces disciplines, être interrogé sur le programme de la session 2012 (examens de juin 2011, ou de juin 2012 pour les redoublants de TS). Plus précisément, des programmes spécifiques pour cet éventuel oral de contrôle des redoublants en 2013 ont été publiés :

► programmes oral de contrôle session 2013, pour les épreuves anticipées en 1ère : français, histoire-géographie, enseignement scientifique.

► Enfin, si l’élève qui échoue à la session 2012 et qui redouble décide de ne pas garder ses notes, il devra passer les épreuves « anticipées » en même temps que les épreuves terminales à la session 2013. Les établissements sont incités à laisser ces élèves suivre les cours donnant lieu à ces épreuves anticipées.

Remarques

Ces mesures ne concernent que le problème des épreuves anticipées. Or un élève qui échoue en 2012 et redouble à la session 2013 va se retrouver, dans de nombreuses disciplines, face à de tout nouveaux programmes, et parfois à des épreuves redéfinies. Rien n’est prévu dans ce cas, puisque les enseignements concernés étaient déjà en terminale. Il n’en reste pas moins que ces élèves auront des difficultés accrues en terminale.

Les mesures prévues pour ceux qui voudraient reprendre, en 2013, une des épreuves dont ils ont gardé la note pour l’oral de contrôle, sont en grande partie formelles : certes, les élèves n’auront pas à apprendre un programme nouveau. Néanmoins, ils n’auront pas pratiqué ces disciplines pendant un an, et il paraît peu probable qu’ils puissent s’y « replonger » de manière efficace.

A l’inverse, la seule mesure prévue pour les élèves qui ne souhaiteraient pas garder leur note est « d’inciter » les établissements à leur permettre de suivre les cours (de 1ère) pendant l’année 2012-2013. C’est un « dispositif » pour le moins peu contraignant pour les établissements.

Les textes de référence
Présentation sur Eduscol
Questions-réponses sur le site du ministère


Toutes séries générales
- conservation de la note de français anticipé pour la session 2013
- programme épreuves de contrôle français session 2013
- programme pour ceux qui repassent le français en terminale 2012

Séries L et ES
conservation de la note enseignement scientifique pour la session 2013
programme épreuves de contrôle enseignement scientifique 2013
programme pour ceux qui repassent enseignement scientifique en terminale 2012

Série S
histoire-géographie, conservation de la note écrit 2012 pour la session 2013 (au titre épreuve anticipée)
histoire-géographie, épreuve de contrôle session 2013

Les derniers articles de la rubrique « Session 2013 »

  • Tous les textes sur le bac en 4 pagesJuin 2013
  • Consignes EAF à Orléans-Tours : inacceptable

    Dans l’académie d’Orléans Tours, les examinateurs de l’épreuve orale de français ont reçu une fiche barème sur 24 points, pour une note finale sur 20 (voir pièce jointe ci-dessous). Motif : la moyenne académique des épreuves anticipées de français en première (EAF) étant inférieure de 2 points à la moyenne nationale, il faudrait y remédier en notant les élèves sur 24, et en affichant cette note comme étant sur 20.
    Imaginer pouvoir répondre aux inégalités de réussite au baccalauréat sur le territoire par des (...)

    Juin 2013
  • 1,5 milliards ? Le « vrai » coût des mensonges sur le bac !

    Le principal syndicat de chefs d’établissement a provoqué un émoi médiatique certain le 10 juin 2013, prétendant dénoncer le « vrai » coût du bac, évalué au chiffre sensationnel d’1,5 milliards d’euros, soit plus de 10 fois l’évaluation la plus largement acceptée.
    De quels « coûts » parle-t-on ?
    Pour arriver à ce chiffre incroyable d’1,5 milliards d’euros, le SNPDEN-UNSA comptabilise le coût de l’organisation des épreuves du bac (reproduction des sujets, frais de déplacement des surveillants et examinateurs, (...)

    Juin 2013
  • Bac 2013, textes en vigueur

    LE POINT SUR LE BAC 2013
    ORGANISATION ET CALENDRIER
    • Calendrier des bacs général, technologique et professionnel
    • Calendrier pour les départements et collectivités d’outre-mer
    • Organisation du bac dans les centres ouverts à l’étranger
    • Liste des académies et collectivités dans lesquelles peuvent être subies certaines épreuves de LV
    • Dispense et adaptation de certaines épreuves de langue vivante pour les candidats présentant une déficience auditive, du langage écrit, de langage oral
    • Livret (...)

    Juin 2013
  • Indemnités de jury et d’examen

    Malgré des efforts de simplification des formulaires et sur les délais de remboursement, des améliorations sont indispensables quant à la rémunération des examinateurs.
    Des oraux particulièrement mal rémunérés
    Les indemnités de jury et d’examen sont encadrées par l’arrêté du 13 avril 2012 paru au BO n° 22 du 31 mai 2012, déclinaison pour l’Éducation nationale du décret 2010-235 du 5 mars 2010. Pour les épreuves écrites, le taux est fixé à 5 € pour toute copie du baccalauréat corrigée, 0,75 € pour le brevet (...)

    Mai 2013