LV au lycée

Epreuves LV au Bac 2013 : toujours rien sur les contenus

Les nouvelles épreuves en langues vivantes (voir PJ), prévues par
- l’arrêté du 22/9/2011 (http://www.legifrance.gouv.fr/affic...)
- et le B.O du 06/10/2011 (http://www.education.gouv.fr/pid25535/bulletin_officiel.html?cid_bo=57497),

se situent dans la logique du décret de 2005 instaurant le CECRL.

A partir de la session 2013, les 4 compétences (compréhension écrite et orale et expression écrite et orale) seront évaluées dans l’ensemble des séries. Les épreuves écrites seront terminales et les épreuves orales seront réalisées au cours du 2ème trimestre (CO) et du 3ème trimestre (EO), sauf en série L où elles seront terminales.

L’introduction d’évaluations orales « en cours d’année », « dans le cadre habituel de formation de l’élève » pose de nombreux problèmes, tant au niveau de la CO que de l’EO.

Nous ne savons rien des modalités de l’évaluation de la CO, si ce n’est que l’élève devrait faire une synthèse en français de ce qu’il aura compris (selon les propos tenus lors d’une audience du SNES au ministère). Des annales zéro pour cette épreuve s’imposent.

En qui concerne l’EO :
- l’évaluation ne se fera plus à partir de documents déclencheurs (comme en STG jusqu’à présent) mais de thèmes des nouveaux programmes en vigueur. Pour l’instant, nous ne savons pas si tous les thèmes seront retenus ou si une liste de thèmes sera définie.
- à ce jour, il n’y a ni banque de documents assurée ni semaine de passation retenue  : or, si le Ministère souhaite une égalité de traitement sur tout le territoire, il faut à la fois créer une banque de documents et que les élèves soient interrogés sur une même semaine, afin que certains établissements ne puissent pas bénéficier d’un temps supplémentaire de préparation aux épreuves.
- « le cadre habituel de formation de l’élève » proposé par le Ministère tend à faire croire qu’il ne s’agira pas d’un CCF, comme nous le connaissions en STG, par exemple. Par conséquent, ce point doit être éclairci car il va de soi que les élèves doivent être évalués par des enseignants qu’ils n’ont pas, dans le cadre d’un échange d’examinateurs rémunérés (en effet, rien n’est dit sur ce point non plus).
- une grille d’évaluation commune à toutes les langues, prenant référence sur les paliers du CECRL, devrait être proposée aux collègues. L’inquiétude est que cette grille néglige les contenus des enseignements et de l’exposé.

Pour ce qui est des épreuves spécifiques de la série littéraire, il y a également besoin d’un cadrage sur le choix des langues étudiées car si l’élève choisit une langue étudiée dans le tronc commun en littérature et en langue approfondie se pose la question du fort coefficient dans cette discipline. Ceci pourrait mettre un élève assez moyen dans la langue choisie en difficulté pour l’obtention du diplôme. De plus, la question de la diversification des langues au sein des établissements est aussi posée.

Quant au coefficient de 1, attribué à l’enseignement de la littérature, qui sera évalué lors d’un oral terminal de 10 minutes, il semble ridicule eu égard à l’investissement qu’il représente.

Il est urgent que des notes de service soient publiées afin de permettre tant aux élèves qu’aux enseignants de préparer ces épreuves, dès la classe de première, dans de bonnes conditions.

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