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Etat des lieux 2009

Les sciences de la vie et de la Terre, au collège et au lycée, ont pour mission de donner des connaissances biologiques et géologiques indispensables pour la vie personnelle (gestion de sa santé et des risques sanitaires), pour se constituer une représentation de la nature (environnement, biodiversité, variabilité), pour se constituer une culture (sens du normal, du pathologique, de la maladie, de la monstruosité, de la normalisation, de la créativité), pour participer aux débats citoyens qui traversent la société (statut des vérités scientifiques, de l’expertise, principe de précaution, de prévention, OGM, etc.), mais aussi de susciter des vocations scientifiques.

Les sciences de la vie et de la Terre sont des disciplines expérimentales mais aussi des sciences historiques. Elles oscillent entre la recherche de lois déterministes, de modèles probabilistes et la description d’une histoire. L’aspect expérimental donne lieu à la réalisation de travaux pratiques, les modèles statistiques donnent lieu à des simulations à l’aide d’ordinateurs.
Le groupe SVT travaille sur les contenus des programmes ainsi que sur les conditions pratiques de leur mise en œuvre : l’enseignement fait place à une part d’investigation autonome des élèves ce qui leur permet de construire certains aspects du savoir par la mise en relations de données.

Ces dernières années, les contenus des programmes ont connu des dérives dont les intentions doivent être explicitées. L’injonction à mettre en œuvre de « bonnes pratiques », telle la démarche d’investigation, mérite examen critique. L’évaluation par compétences implique de privilégier le faire, plus que le comprendre et la relation entre comprendre et faire n’est pas évidente. Les « éducations à » (la santé, la sexualité, l’environnement, la sécurité routière etc.) impliquent une réflexion éthique, sociale, sinon même politique. Ces dérives se sont matérialisées avec la mise en place du socle commun et les livrets d’évaluation des connaissances et des compétences expérimentés en 2007-2008, qui nous font redouter un glissement vers un enseignement à deux vitesses. Les objectifs fixés ne seraient pas accessibles à tous : la pratique du raisonnement scientifique par exemple ne serait possible que dans les « bonnes « classes » ou les « bons » collèges.

On voit bien d’ailleurs se généraliser les difficultés matérielles en collège : le manque de moyens horaire et financier des établissements ne permet plus l’organisation systématique de véritables travaux pratiques.
L’objectif du groupe SVT est de fournir aux collègues un soutien et un espace de débat : respect des textes réglementaires (notamment les heures de décharge), réflexion sur les contenus et les pratiques d’enseignement et d’évaluation (notamment l’ECE), aide à la gestion du laboratoire (en lien ou non avec les personnels techniques de laboratoire), sécurité, sorties…

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