LV au lycée

Florilège des dysfonctionnements lors de l’EO

• Lycée de l’académie de Toulouse :

"Pour l’oral de rattrapage, les élèves de LV1 approfondie sont évalués sur la même grille que les LV1 obligatoire - grille EO niveau B2, alors que celle de l’oral du premier groupe est C1, et pour LV2 B1 alors qu’au premier groupe on attend B2.

Bien sûr le BO ne mentionne pas le niveau du CECRL dans les grilles… mais si on les compare avec celles de LVO elles sont identiques.

Les élèves obtiennent au final le même diplôme que les autres en ayant été évalués sur des critères différents."

• Lycée de l’académie de Strasbourg :

"En expression orale, un candidat pouvait apposer 2 notions alors que 4 avaient été suggérées par le prof par exemple.

Pour l’épreuve de LELE je confirme la présentation à foison de dossiers contenant des notes de cours photocopiées (parfois validées par le prof). D’autre part, la grille de correction de la LELE incorpore dès le départ le document rajouté par l’élève. Nombre d’élèves ne savaient pas qu’il fallait rajouter un document de son choix. Cela rendait la notation difficile. De même pour tous les critères d’évaluation. Il est impossible pour l’élève de tout traiter en 5 minutes de présentation ou alors il ne parle même pas des documents proposés mais se contente d’un vague galimatias sur la thématique dans son siècle...

Pour les candidats libres impossible de savoir comment noter. Une de mes candidates avait apporté des textes différents mais ne savait pas du tout ce qu’elle devait faire avec et donc moi non plus pour noter.

Aucun inspecteur pour venir répondre à nos interrogations !

Bref un beau fiasco."

• Lycée d’Orléans-Tours :

"Nous avons reçu hier à 17h nos plannings d’interrogation pour la nouvelle épreuve de production orale (sympa, 5 jours avant le début des interrogations et bien sûr juste avant le Pont).

Les 3 coordonnateurs de langues avaient déjà rencontré la Direction pour faire part de nos demandes en matière d’organisation. Le moins que l’on puisse dire est que nous n’avons pas été écoutés. L’obsession était qu’aucun cours ne devait être supprimé.

Résultats : les candidats n’ont même pas droit à un temps de préparation "psychologique". Ils sortent d’un cours, vont passer l’épreuve orale et retournent en cours. Quant aux enseignants, ils doivent donc assurer tous leurs cours comme d’habitude et, en plus, interroger les candidats sur leur temps libre.

Deux conséquences : les heures de cours et d’interrogation se trouvent donc mêlées, avec changement de salles à chaque fois (la question est : comment peut-on être à la fois à ses cours et aux oraux ?) et nous nous retrouvons avec les interrogations à assurer en heures supplémentaires, naturellement non rémunérées.

Un exemple concret, le mien : je me retrouve avec 10 HS (ramenées à 6 du fait du rattrapage du Pont du 10 mai), avec une semaine à 23H."

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