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Un film de Pierre Morath (France-Suisse-Belgique)

"Free to run" Sortie en salles le 13 avril 2016.

Les adeptes de la course à pied, des marathons amateurs se comptent aujourd’hui par millions dans le monde.

Il y a seulement une cinquantaine d’années cette pratique était seulement réservée aux hommes et se cantonnait aux stades, selon des règles strictes, rétrogrades et sexistes.

Après avoir dépassé les limites des lieux officiels qui lui étaient réservés, la course à pied s’est évadée. Elle a pris ses quartiers dans la rue, dans les parcs, dans la campagne et surtout, elle compte maintenant parmi ses adeptes, des femmes et des enfants.

"Free to run " raconte pour la première fois, l’épopée de la course à pied, acte marginal et militant devenu passion universelle.

cinéma : free to run

Pierre Morath a commencé à pratiquer ce sport très jeune. Il comptait parmi les meilleurs Européens sur 1500 mètres et il paraissait même envisageable pour lui de se qualifier pour les jeux olympiques.

Des problèmes de santé l’en ayant empêché, il se reconvertit dans des compétitions de duathlon (course et vélo) et coréalise un reportage en immersion dans les coulisses de l’équipe professionnelle de hockey de Genève.

Ce film qui devait être un 52’ est devenu un long métrage de cinéma.

La machine était lancée et il a fait de plus en plus de cinéma avant de réaliser "Free to run" qui est à la croisée de ses deux passions : le cinéma et la course.

Historien du sport, il a choisi de démarrer le récit dans les années 60, période où les activités sportives deviennent un miroir sociétal.

Il s’est attaché à montrer des adeptes qui ne sont pas de grands coureurs mais des gens qui ont contribué à sortir la course à pied de son carcan , à accéder à la liberté de courir et à développer la course sur route.

Progressivement, ce sport s’est ouvert aux femmes qui jusque-là n’y avaient pas accès.

Cependant, il n’est pas certain, ainsi que le prétend le film de Pierre Morath, que la course à pied ait contribué à la libération de la femme.

N’est-ce pas plutôt l’évolution des mœurs qui a permis aux femmes d’enfiler un survêtement et de se lancer en toute liberté dans la course à pied ?

Francis Dubois

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