21 janvier 2010
En faisant grève à plus de 40%, les personnels du second degré ont clairement manifesté leur rejet de la politique éducative actuelle et leur volonté d’imposer un autre projet pour le second degré qui est particulièrement malmené par le gouvernement.
Attachés quotidiennement à faire réussir l’ensemble des jeunes, ils s’alarment de l’accumulation des suppressions de postes, de ses effets sur l’offre de formation et les conditions de travail, de l’absence de réflexion sur le collège, d’une réforme des lycées qui appauvrira les contenus, renforcera les hiérarchies et accroîtra les inégalités.
Ils exigent du gouvernement l’ouverture d’un véritable débat sur les finalités de l’école, une amélioration des conditions de travail, d’étude et de formation, une revalorisation digne de ce nom de l’ensemble des personnels, le retrait de la réforme des lycées et de celle sur la gouvernance des collèges et lycées, massivement contestées par la profession.
Une fois de plus, le ministère de l’Education nationale a fait décompter comme grévistes par les chefs d’établissements l’ensemble des personnels qui n’étaient pas en service ce jour-là, baissant ainsi artificiellement la réalité des taux de cette grève de façon très sensible.
Déterminé à poursuivre la mobilisation, le SNES a d’ores et déjà acté un plan continu d’action durant tout le mois de janvier ; il appelle les personnels du second degré à poursuivre l’action dans les établissements et participer massivement à la manifestation nationale du 30 janvier 2010 à Paris.