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Un film de Eric Khoo (Hongkong / Singapour)

"Hôtel Singapura" Sortie en salles le 24 août 2016.

Pour Imrha c’est le premier jour de travail comme femme de chambre à l’hôtel Singapura, un établissement de luxe datant des années 40.

Dans la suite 27, un groupe pop est venu fêter la nouvelle année.

Parmi eux, le chanteur Damien se trouve déjà dans un état second quand il croise Imrha dans le couloir.

Plus tard, dans la même suite, une jeune femme laisse peut-être filer l’homme de sa vie.

Occupant la même suite, un travesti vit une dernière rencontre avant l’intervention chirurgicale qui va le transformer.

Une jeune femme qui multiplie les rencontres partage la suite 27 avec un ami peu porté sur le sexe. Dans la nuit, elle ramène un homme dans la chambre et impose leur accouplement à son ami qui va peut-être se révéler à la sexualité.

Cinéma : Hotel Singapura

L’idée de départ du film était prometteuse.

Eric Khoo proposait, dans la tradition du film à sketches, un entrelacs de plusieurs histoires qui se passaient dans la même chambre d’un hôtel, sur plusieurs décennies, le sexe en point d’orgue.

Toutes les facettes du comportement humain étaient réunies à travers la suite de récits : la joie, l’amour, la peur, la compassion, la cruauté, la dépravation ou le pardon.

Le film retrace, en toile de fond, l’histoire de Singapour. Il commence alors que les forces japonaises s’apprêtent à envahir la pays.

Remontant le temps, il fait vivre la violence des années cinquante puis l’euphorie des années soixante, en observant l’évolution des rapports sociaux et le changement de comportements vis-à-vis du sexe.

Après une époque de gloire et de prestige, dans les années 90, l’hôtel Singapura deviendra un motel, un point de chute pour la nuit à destination des voyageurs échoués au bord de la route.

Le résultat final est plutôt décevant. Il revient à un enchaînement d’histoires traitées de façons trop proches avec des comédiens du même âge qui paraissent interchangeables.

Les situations ne diffèrent pas assez d’une fois à l’autre et l’on assiste jamais, ni à la dégradation progressive du lieu, ni aux différents contextes. Rien ne nous renseigne dans le déroulement des récits sur les différents épisodes historiques de Singapour.

Francis Dubois

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