Actualité cinématographique - avant-premières, festivals...

Cinéma d’animation (à partir de 7 ans)

"Igor " un film de Tony Leondis - sortie en salles le 17 décembre

Nous sommes au pays de Malaria sous le règne du Roi Malbert, un monarque autoritaire.
Des savants fous inventent des créations maléfiques, aidés dans leurs travaux par des assistants de laboratoires, les Igors, des êtres bossus dont la seule vocation est l’obéissance et la soumission…
Il y a pourtant, au milieu de tous, un Igor qui caresse le rêve de devenir lui aussi un savant fou. Aidé de ses deux acolytes, Brain, un cerveau en bocal et Rapido un lapin un peu déjanté, Igor veut créer un monstre qui serait terrible et gigantesque.
Or, le résultat de leurs travaux n’est pas du tout un personnage redoutable attendu mais une apprentie comédienne du nom de Violette, douce et pacifique.

Igor est une variation loufoque du mythe de Frankenstein dont on aurait bousculé les codes habituels. Ici, le vilain bossu s’avère être un génie, le savant un imposteur et le monstre maléfique un être délicieux…
Fans du cinéma d’horreur, Tony Leondis le réalisateur et Chris Mckenna ont créé un univers à la fois gothique et romantique "Igor" est un conte classique légèrement décalé. C’est une sorte de compromis entre l’époque médiévale, l’Angleterre gothique et le style pop des années soixante. On y retrouve le village maudit, le serviteur tyrannisé, la jeune fille innocente, la brume et la fumée, mais avec cette palette réussie de personnages on se rapproche par moments de l’allégorie moderne et on verse souvent dans la franche comédie. Et de ce fait, même si "Igor " est un film original et personnel, on y est en terrain connu…
Le dossier de presse indique qu’Olivier Besson, le directeur artistique du film, dans la série de croquis qu’il a conçus et qui ont servi d’ébauche au film, s’est inspiré de Rembrandt pour la lumière, de Brassaï pour les tonalités et de la coloriste Mary Blair pour la palette des couleurs. Il est possible que ce travail sur les nuances, les atmosphères et les dérives oniriques contribue à atténuer le côté moderne et un peu impersonnel des images 3D.
"Igor" raconte de façon prenante une histoire à laquelle petits et grands se laisseront prendre. Il y a du suspens, de l’humour, des trouvailles et une grande palette de personnages qui, pris dans un rythme effréné, nous entraîne dans le péripéties d’un scénario habile.
Francis Dubois

Autres articles de la rubrique Actualité cinématographique - avant-premières, festivals...

  • « Leçon de classes »
    Bratislava 1983. Au moment où le communisme s’achève. Maria Drazdechova, enseignante et membre du Parti, manipule sans états d’âme élèves et parents, pour tirer des bénéfices personnels de son pouvoir... Lire la suite (23 octobre)
  • "Corps et âme"
    Maria est la nouvelle responsable-qualité recrutée par une entreprise d’abattage de bêtes dont Endre est le directeur financier. Lorsque Maria, personnage inhibé et solitaire, voit apparaître en... Lire la suite (22 octobre)
  • « Brooklyn Yiddish »
    Menashé habite et travaille dans le quartier juif ultra orthodoxe de Brooklyn. Modeste employé dans une épicerie, il a du mal à joindre les deux bouts. Cependant, après la mort de sa femme, il... Lire la suite (22 octobre)
  • « Mémoires d’un condamné »
    Jules Durand, docker-charbonnier au port du Havre et syndicaliste modéré, est condamné à mort en novembre 1910 pour un crime qu’il n’a pas commis. « Le Dreyfus des ouvriers » sera innocenté par la cour... Lire la suite (21 octobre)
  • « Tous les rêves du monde »
    Pamela est une jeune fille portugaise de la deuxième génération. Elle vit en France et elle est parfaitement intégrée à la société française. Cependant, très attachée à sa famille restée fidèle à la... Lire la suite (20 octobre)