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Un film de Jean-François Ferrillon (France)

"Images de femmes" Sortie en salles le 5 janvier 2011

Un homme s’interroge sur l’image des femmes et sur le rapport qui peut exister entre les critères de beauté qui hantent les magazines, le monde de la mode, ses modèles, et la femme confrontée à son quotidien, aux formes de son corps et à des contraintes économiques.
La beauté féminine dans une sorte de perfection est partout présente dans l’espace social. Sur les écrans, dans les magazines, dans les publicités, sur l’affichage mural.

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© Imagie

L’image de la femme à la beauté plastique irréprochable fait vendre : des voitures aussi bien que de la lessive, du parfum, des prêts bancaires ou le matériel de bricolage. Elle est la représentation du corps parfait quand elle promotionne un régime amincissant séduisant, puisqu’on assure qu’il multiplie les chances de séduction et l’accès au désir masculin.
Les femmes dans les magazines, ou au cours des défilés de mannequins, sont une sorte de miroir aux alouettes et chacune sait sans peut-être se l’avouer vraiment, que ces vêtements somptueux qu’on y voit, optimisés par des éclairages savants perdraient tout leur vernis s’ils étaient portés par madame Tout le monde pour qui les occasions de les porter seraient par ailleurs rares sinon inexistantes.
Or, les critères de la beauté sont fluctuants. Ceux que nous connaissons aujourd’hui sont différents de ceux qu’ont connus d’autres époques. Chez les Grecs anciens, la représentation de la beauté était surtout masculine.
Aujourd’hui la femme est « corsetée » par les contraintes de l’élégance, les passages obligés qui conditionnent toute la sphère sociale et les rapports hommes femmes.
Le film de Jean-François Ferrillon pose la question de savoir comment nous appréhendons et vivons avec ces images modèles qui accompagnent notre quotidien. Quels effets elles ont sur nos consciences et nos comportements ? S’il faut voir ces représentations en trompe l’œil comme des objets esthétiques ou comme un exemple à tenter de suivre ?
Ce qui se cache en réalité derrière cette religion de l’apparence ?
Le contexte social actuel met-il au rancart cette sophistication extrême ou bien les belles apparences, la beauté, l’élégance raffinée , l’inaccessible sont-ils là pour faire rêver ?
Francis Dubois

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