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Un film de Michel Ocelot (France)

"Ivan Tsarevitch et la Princesse changeante" Sortie en salles le 28 septembre 2016.

Chaque soir, dans un vieux cinéma désaffecté, une fille, un garçon et un vieux projectionniste se retrouvent et inventent, dessinent et imaginent des histoires et des héros de contes merveilleux.

Ils choisissent un personnage, un décor, un sujet et la machine féerique est lancée.

Ils incarnent, princes, princesses et aventuriers…

Cinéma : Ivan Tzarevitch

" Ivan Tsarevitch et la princesse changeante" est le dernier des quatre contes qui constituent un film de 54 minutes conçu pour un très jeune public mais auquel des spectateurs de tous âges, sensibles à une grande qualité artistique des réalisations de Michel Ocelot, peuvent trouver un centre d’intérêt.

La seule tranche d’âge qui risque de rester extérieure au film pourrait être celle des adolescents rompus aux jeux-vidéos et qui risqueraient de trouver ces histoires de princes et de princesses, un peu surannées.

Contre vents et marées, faisant fi des modes, Michel Ocelot réalise des films à contre-courant.

On se souvient de "Kirikou et la sorcière " en 1998, " Princes et princesses " en 2000, " Kirikou et les bêtes sauvages " en 2005, " Azur et Asmar " en 2006..

Ces animations conçues selon la technique du papier découpé sont un travail d’orfèvre dont on ne mesure pas, lorsqu’on les survole au cours d’une projection, la somme de travail qu’elles ont nécessité.

Les films de Michel Ocelot sont de vraies œuvres de résistance.

Ils sont de la part d’un metteur en scène doublé d’un vrai poète, l’expression d’un cinéma libre et le moyen de prouver que le cinéma d’animation qui va vers les nouvelles techniques (et y perd parfois son âme) peut innover tout en restant dans des formes narratives classiques.

Michel Ocelot n’est pas un cinéaste figé dans son art. Mais c’est à l’intérieur de techniques classiques auxquelles il reste fidèle, qu’il distille des audaces créatives qui, d’un film à l’autre apportent un renouvellement d’autant plus efficace qu’elles sont toujours discrètes.

Dans le monde formaté qui est le nôtre, nous avons besoin d’électrons libres, de rêveurs pour nous garder éveillés.

Avec Michel Ocelot, nous en tenons un….

Francis Dubois

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