Les langues anciennes

L’enseignement des langues anciennes dans les mandats du SNES

Le SNES considère que l’enseignement des cultures et langues de l’antiquité est indispensable et ne doit pas être réservé à une élite ou à quelques chanceux… Les mandats du SNES disent explicitement nos revendications pour les Lettres classiques :

  1. Les CAPES de lettres classiques et modernes doivent être rétablis.
  2. L’offre de langues vivantes et de langues et cultures de l’antiquité, porteuses pour ces dernières d’une réflexion ouvertes et distanciée sur le monde actuel et continuant à irriguer la société contemporaine, doit être revue de manière ambitieuse.
  3. Les expérimentations en langues vivantes doivent respecter le volontariat des équipes ainsi que l’accord du CA. Elles doivent se faire avec des horaires et moyens suffisants et non au détriment des horaires obligatoires de langues dans les autres niveaux, ni de l’enseignement des langues anciennes.
  4. Les options facultatives de latin et de grec sont en grande difficulté partout. Afin d’assurer leur pérennité, il faut que leur enseignement soit dans la mesure du possible assuré par des professeurs de lettres classiques titulaires. Cet enseignement doit pouvoir être dispensé dans leur établissement à tous les élèves qui en font la demande. La poursuite de l’étude des langues et cultures de l’Antiquité de la Troisième au lycée doit être favorisée.

Sachons nous appuyer sur ces mandats, et sur les textes officiels (disponibles ici->http://www.snes.edu/IMG/pdf/8_p-_langues_anc-5.pdf], notamment pour rappeler à nos collègues, dans nos établissements, que nous avons des droits malgré notre statut d’option facultative et le petit nombre de nos élèves.

C’est en persistant à vouloir construire depuis la base un enseignement de qualité des langues anciennes que nous pouvons espérer ne pas voir disparaître complètement celles-ci de la scolarité de nos élèves. Nous ne souhaitons pas non plus qu’elles finissent réservées à une élite. Nous espérons rompre le cercle vicieux qui risque de conduire à terme à la fin de ces apprentissages, faute de spécialistes pour les enseigner.

C’est également pour ces raisons que le groupe Lettres du SNES a la volonté de mener, avec vous, une réflexion dynamique sur les contenus et les pratiques pédagogiques en français, tant pour la langue, que pour l’écriture ou la littérature. Nous ne formons certes pas des spécialistes dans tous ces domaines mais c’est aussi dans notre rôle de leur donner le goût et l’envie nécessaires pour le devenir.

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