ASH (enseignement adapté, handicap...)

Les unités localisées pour l"inclusion scolaire (ULIS)

La loi pour l’égalité des droits et des chances de 2005 et celle de 2013 pour la refondation de l’école ont permis des avancées majeures dans la scolarisation des élèves en situation de handicap. L’objectif visé est de permettre aux élèves en situation de handicap de suivre totalement ou partiellement un cursus scolaire en milieu ordinaire. Cette préoccupation a d’ailleurs été à nouveau abordée en décembre 2014 lors de la conférence nationale du handicap où des mesures pour une école encore plus inclusive ont été adoptées.

texte de référence : circulaire 2015-129 du 21 août 2015.
Un accompagnement spécifique
Les élèves en situation de handicap ont besoin de modalités de scolarisation plus souples et plus diversifiées.
Les fragilités (fatigue, lenteur, manque d’autonomie...) et les difficultés d’apprentissage générées par leur état de santé ou leur handicap (problèmes de compréhension, de mémorisation...) ne peuvent pas être prises en compte dans le cadre d’une classe ordinaire. Ainsi, pour garantir au mieux la scolarisation de ces élèves, des unités pédagogiques d’intégration (UPI) sont mises en place dès 1995, qui sont remplacées en 2010 par les unités localisées pour l’inclusion scolaire (ULIS). Celles-ci « constituent un dispositif collectif au sein duquel certains élèves handicapés se voient proposer une organisation pédagogique adaptée à leurs besoins spécifiques et permettent la mise en œuvre de leurs projets personnalisés de scolarisation (PPS) »1. Au collège et au lycée, les ULIS accueillent donc des élèves qui présentent le même type de handicap (troubles cognitifs, autisme, handicaps moteurs, déficiences visuelles et auditives...), qui a été reconnu par la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) et dont l’inscription a été soumise à la décision de la Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH).
Les élèves des ULIS sont amenés à suivre les cours dans une classe ordinaire mais, en fonction de leur PPS, des temps pédagogiques ont lieu hors de la classe ordinaire où ils sont regroupés et pris en charge par le coordonnateur du dispositif. C’est pourquoi il est important que le nombre d’élèves d’ULIS n’excède pas dix. Or, il arrive que ce chiffre soit dépassé.
La question des effectifs se pose aussi lors de l’inclusion en classe ordinaire. En effet, comment accueillir correctement des élèves handicapés dans des classes qui ont déjà 28 ou 29 élèves ? Pourtant cette question des effectifs est essentielle pour envisager au mieux l’individualisation du parcours des élèves.

Une multiplicité d’interlocuteurs
Pour accompagner au mieux les élèves dans la construction et la réalisation de leur projet, plusieurs personnes interviennent : le coordonnateur de l’ULIS (voir brève ci-contre), des auxiliaires de vie scolaire (AVS). En association avec les différents partenaires extérieurs (centres de soin et service de soin à domicile), tous les autres adultes de l’établissement sont aussi appelés à travailler avec les élèves de l’ULIS : enseignants, infirmière, CPE, CO-Psy... Mais, même si le site Eduscol propose des modules de formation à distance, la question de la formation de ces personnels reste en suspens...

1. Circulaire n° 2010-088 du 18 juin 2010.

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