L’argumentaire du S1

Revalorisation. Fiche argumentaire

20 août 2010

 

1) La réalité : une dévalorisation de nos métiers


- Aucune revalorisation tant du point de vue salariale que des conditions de travail depuis 1989 pour l’ensemble de nos professions. Seuls ceux qui ont au plus atteint le 5ème échelon de la classe normale au 1er septembre 2010 verront leur salaire mensuel augmenter au maximum d’environ 30 euros nets par mois. Les néo-recrutés seront directement classés au 3ème échelon de la classe normale de leur corps. Dans le même temps, le ministre ne considère plus l’accès à la hors-classe comme devant être un débouché de carrière pour tous alors que les contingents le permettent.
- La dégradation des conditions de travail s’accentue année après année, notamment sous le poids croissant des effectifs par classe, que le ministère prétend encore augmenter ! La multiplication des réunions, l’élargissement et la complexification de certaines tâches (professeur principal, coordinateur de discipline...) pèsent lourdement. De plus, certains collègues ont vu leurs conditions d’exercice se dégrader chaque année davantage : titulaires remplaçants (TZR), multiplication des services sur plusieurs établissements, etc.

2/ Les conséquences :

- Le gouvernement tente par tous les moyens d’individualiser nos carrières en privilégiant la création de nouvelles indemnités liées à des fonctions restreintes. Pour cela, il n’hésite pas à donner plus de pouvoir aux hiérarchies locales. En conséquence, et au nom du dogme du mérite, de plus en plus de collègues sont définitivement bloqués au 11ème échelon de la classe normale, sans aucune perspective de promotion et donc d’augmentation de leur rémunération.
- La dégradation des conditions de travail rend plus difficile l’investissement au sein des établissements. L’affectation sur des postes à complément de service multiplie le nombre de réunions et détériore d’autant plus les conditions de travail des collègues concernés.

3/ Les revendications du SNES :

La revalorisation de nos métiers doit prendre en compte quatre principes essentiels :

- Concerner l’ensemble de la profession : afin de bénéficier à tous et donc de limiter l’individualisation de la rémunération, la revalorisation de notre rémunération doit être principalement indiciaire et non indemnitaire.
- Porter sur notre rémunération et notre carrière Elle doit faire du corps des agrégés revalorisé le corps de référence tant en termes de rémunération que de maxima de service. Tous les personnels d’enseignement et d’éducation doivent accéder à la hors-classe avant leur départ à la retraite. Cela impose, pour les COPsy, la création d’une hors-classe. De nouvelles perspectives doivent être données pour permettre aux personnels d’accéder à des indices de rémunérations allant au-delà du dernier échelon de la hors-classe actuelle.
- Améliorer nos conditions d’emploi et de service : l’amélioration de nos conditions de travail doit passer par la réduction des effectifs par classe et la limitation du nombre de postes à complément de service aux seules situations impératives (établissements à effectifs faibles par exemple).
- S’inscrire dans un plan pluriannuel : la revalorisation ne peut être une succession de mesures qui feraient chaque année l’objet de nouvelles négociations. C’est bien un plan cohérent et ambitieux qui doit être prévu par le ministre.

 
 

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