Communiqués

Le Ministère de l’Education nationale affaiblit délibérément son réseau de CIO !

Par une série d’arrêtés parus au Journal officiel les 8 et 9 juillet, la fermeture et la fusion de plusieurs CIO en France sont désormais officielles.
Sous prétexte du retrait des conseils généraux du financement de certains centres d’information et d’orientation, le Ministère de l’Education nationale décide la fermeture de 6 CIO du département du Nord, qui ne sera compensée que par la création d’un seul CIO à Lille et d’un CIO à Dunkerque.
En Seine Maritime, les 6 CIO départementaux ont été transformés en antennes, ce qui fragilise largement le réseau puisque les antennes n’ont plus de directeurs et peuvent être fermées plus facilement.
Enfin dans l’académie de Grenoble, ce sont les CIO de Vizille et de Moutiers qui sont fermés tandis que les deux CIO de Grenoble-ville dont l’utilité ne peut être remise en question devront fusionner en un seul CIO dont les locaux ne sont même pas adaptés pour recevoir tous les personnels dans de bonnes conditions à la rentrée.

Ces annonces de l’été font suite à une série de fermetures et de fusion plus ou moins officielles contre lesquelles les conseillers d’orientation-psychologues et les directeurs de CIO se sont battus toute l’année dernière. Le SNES évalue aujourd’hui ces fermetures à une trentaine sur un effectif de 500.
Les Centres d’information et d’orientation constituent pourtant les premiers services publics de proximité, inscrit dans un district scolaire, mettant à disposition des informations gratuites et fiables, des conseils personnels et un suivi sur tout ce qui concerne la scolarité et l’orientation.

Il est pour le moins paradoxal que parallèlement à la mise en place du service d’orientation tout au long de la vie le Ministère de l’Education nationale n’ait de cesse d’affaiblir le réseau public des CIO. A qui voudra-t-on faire croire ensuite que la procédure engagée pour labelliser les structures et les faire entrer dans le service d’orientation tout au long de la vie ne vise pas avant tout à externaliser et privatiser les services rendus aujourd’hui par le service public d’orientation de l’Education nationale ? Comment accorder du crédit aux discours lénifiants de l’administration sur la pérennité des CIO dans ce contexte ?

Les premiers actes de la labellisation ne s’engagent pas de manière acceptable. Tout se passe entre Recteurs, Régions et Préfets. Les élus du personnel ne sont nullement consultés. Comme ils l’ont fait à Marseille, avec le SNES–FSU, et à Lillebonne, les conseillers d’orientation-psychologues et les directeurs de CIO s’opposeront à toute tentative d’absorption des CIO dans des structures associatives multi services, à toute dénaturation des missions des personnels et de leurs conditions d’exercice.

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