21 mai 2008
Après avoir annoncé, il y a trois semaines, qu’il engagerait les discussions sur la réforme du lycée à partir d’une « feuille de route » avant l’été, le ministre a déclaré à plusieurs reprises qu’il allait mettre en place « une mission de juin à décembre 2008 » pour dresser un état des lieux du lycée français et lister les sujets à discuter. Cette mission serait placée sous la direction d’une personnalité qui serait nommée avant le 11 juillet.
Quelques jours plus tard, des dépêches de presse faisaient état d’un calendrier beaucoup plus resserré. Le « pilote » serait nommé avant le 1er juin pour pouvoir rendre un pré-rapport dans les 6 semaines qui suivent, soit avant le 10 juillet. L’objectif étant de boucler la « réforme qualitative du lycée » avant la fin de l’année 2008 pour une application à la rentrée 2009.
Comment accepter cette forme de double langage : d’un côté, le ministre affirme vouloir prendre le temps du dialogue social et dans le même temps, à force de louvoyer, il impose un calendrier qui interdira toute véritable discussion. Il est vrai, que pour lui, le temps va bientôt presser avec les arbitrages pour le budget 2009. C’est aussi sans doute pour cela qu’il insiste tant sur la « qualité », puisqu’a priori la « quantité » semble déjà décidée !