témoignages

Les témoignages de stagiaires

"Je ne sais toujours pas comment préparer un cours, je suis débordée et je n’arrive même pas à tenir le cahier de texte. J’ai la chance de n’avoir que 11h en face d’élèves, mais il m’a été rajouté 7h d’accompagnement éducatif pour que les 18h soient effectives. "

"Je suis mère d’une petite fille de 17 mois dont je n’ai plus le temps de m’occuper ni les soirées ni les week ends... les cours à préparer demandent un temps important... je suis épuisée, à bout... je me demande comment je vais tenir jusqu’à la fin de l’année..."

"J’ai ’bénéficié’ de deux jours de ’formation’ (non compris dans le stage donc non rémunérés fin août), donc une journée complètement inutile avec un formateur parlant tout seul, et une journée consacrée à l’entrée en classe et la mise en place du contrat de classe : soit les 30min du premier cours. Autrement dit cela m’a bien aidé pour ces 6 semaines. J’ai eu un tuteur au bout de 15 jours, il est venu me voir le 23 septembre pour la première fois (jour de grève : 5 élèves en classe). Je suis allé le voir deux fois sur mon temps libre car il insistait pour que je vienne le voir (c’est vrai que j’ai beaucoup de temps libre avec mes 12 classes), et il est venu une 2nde fois me voir. J’ai beaucoup apprécié le debriefing : mon cours n’était pas assez vivant : quand j’ai expliqué que je n’avais pas le temps nécessaire pour préparer un cours plus vivant, il m’a dit que si j’avais le temps, et qu’un cours de toute façon ça ne se préparait pas (?) et que je devais être capable de faire un cours sans préparation dans tous les niveaux.... Ah bon ?? car en plus de mes cours, préparation de cours, création de devoirs, de document de travail, de barèmes, correction de copie etc.. , choses pour lesquelles personne ne m’a jamais rien appris, je suis censée maitriser en un mois l’intégralité du programme, le matériel et les expériences à faire ? Hormis cela, je suis contente de mon entrée dans le métier, car c’est ce que j’ai toujours voulu faire. Je savais que les classes ne seraient pas toutes faciles. Ce à quoi je ne m’étais pas préparée, c’est ce manque de soutien pour une rentrée qui ne se fait pas dans des conditions idéales."

"J’ai 160 élèves cette année. Les formations dispensées sont très intéressantes mais bien trop courtes et arrivent trop tard : les erreurs sont déjà faites ! De plus, nous n’avons pas le temps de revenir sur nos pratiques pédagogiques ou d’améliorer notre enseignement selon ce que nous recommandes les formateurs et le CECRL (cadre européen commun de référence pour les langues) : personnellement, je pare au plus pressé ! C’est une lutte pour la survie ! Le stress est à son maximum avec tous ces conseils qui arrivent trop tard et ne nous laissent qu’un choix : culpabiliser de ne pas être à la hauteur. Je dors rarement plus de 5/6h par nuit pour finir in extremis mes préparations, corrections... D’autre part, étant sur deux établissements, je rate la moitié des informations, n’ai pas le temps ni l’occasion de bien m’intégrer parmi les collègues, et j’ai le double de réunions en tous genres... Pour couronner le tout : nous venons d’apprendre que nous serons inspectés début novembre : une fois par l’inspectrice ET une fois par le chef d’établissement (ce qui ne me semble pas très approprié tout de même... Surement une préparation à la privatisation de l’Éducation nationale...). Donc sans avoir reçu une formation suffisante et adaptée, nous allons être jugés en ce début d’année sur nos capacités innées à enseigner selon un cadre commun que nous découvrons. J’ai vraiment l’impression d’avoir été jetée dans la fausse aux lions."

"Étant seule professeur d’espagnol rattachée à mon établissement, j’ai été nommée d’emblée coordonnatrice de la matière. De plus, ma tutrice se trouve dans un établissement situé à demi-heure du mien et de mon lieu de résidence. "

"Nous croulons sous le travail : impossible de prendre du recul. La santé en pâtit aussi, de même que la vie sociale, inexistante. Nous avons choisi ce métier pour nous épanouir, même s’il est exigent et demande de l’investissement. Pas pour dépérir, comme nous y invitent nos actuelles 65 heures de travail hebdomadaires.

"Tout se passe relativement bien car j’ai été CPE contractuelle auparavant. Dans le cas contraire l’année de stage aurait été bien plus difficile : absence totale de formation depuis la rentrée ! Je souhaite bien du courage aux lauréats qui débutent !"

"Je fais partie de ceux étant dans la ’meilleure situation’. Cependant les 18h + 6h de formation demandent beaucoup trop de travail : nous n’avons pas le temps de tout faire, on nous en demande beaucoup : c’est très dur à gérer. De plus pourquoi être payés pour 18 h alors que nous faisons 18+6 ? [...] De plus pourquoi y a-t-il autant d’inégalités entre les académies : l’académie de Corse faisant 12h + 6h de formation alors que nous sommes payés pareil ! Il n’est pas étonnant que beaucoup de stagiaires démissionnent et ce manque de soutien de la part des ’supérieurs’ laisse un goût amer pour un métier qui nous passionne tant mais dont on ne connaissait pas la réalité.
Débuts très difficiles. Avec l’aide des collègues, il est possible d’améliorer les choses, mais la gestion d’une classe à problème avec des horaires parfois difficiles (en fin de journée) reste -presque- insurmontable. En quelques semaines cependant, je constate du mieux. Les élèves apprennent à connaître nos limites et s’y plient -parfois. "

"Comment espérer être aussi bien formé que les années précédentes avec si peu de formation ?! Comment créer des séquences sur 3 niveaux en même temps. On ne peut pas tout faire, on n’est pas des machines ! même nos formatrices nos disent que c’est impossible de créer pour plus d’un niveau par an. il faut donc se contenter de tourner les pages des manuels pour 2 niveaux et essayer de se concentrer sur 1 niveau bref cela revient bien à dire que les stagiaires ne peuvent vraiment être efficaces que sur 1 niveau d’où l’importance des 6 heures de service !!!!!"

"Il est beaucoup trop dur d’être considéré comme un ’vrai’ enseignants alors qu’on est formation. Gérer 9 classes, c’est un travail énorme pour un débutant qui ne connaît ni la gestion administrative, ni la gestion de classe. La formation à l’IUFM n’est pas inutile mais on en revient déprimés (il FAUT faire la progression annuelle, il FAUT faire de la pédagogie individualisée, il FAUT faire des TP...)"

"Heureusement que les stagiaires sont volontaires, pleins de ressources et motivés... En dépit d’une affectation dans un lycée réputé facile, nous avons tous, moi la première, été découragés à un moment ou à un autre. La solitude commence à être brisée lentement, néanmoins, l’épuisement physique, mais aussi moral (voire nerveux par moment) se fait de plus en plus sentir et je me demande comment nous allons nous en sortir lorsque tous nos vendredis seront pris par la formation."

"Débuts très difficiles, avec trop de choses à gérer. D’un côté l’administratif et le rectorat qu’il faut appeler, rappeler et recontacter pour des choses non importantes (sans parler de la mgen !), d’un autre côté les cours qu’il faut créer de A à Z sans aucune aide. J’ai éprouvé des difficultés pour monter ma première séquence puisque je n’avais jamais appris comment le faire et que les conseils de mon tuteur, très sporadiques et légers, ne m’ont pas apporté grand chose. Je fabrique encore tout tout seul, et ne sait pas même pas si cela convient... puisque mon tuteur n’est pas capable de me dire ce qui va et ne va pas, mais est juste là pour me ’bouffer’ du temps et des heures précieuses à me montrer que des ressources existent sur internet et dans les manuels ! Des difficultés psychologiques pour s’adapter à mes classes, qui plus le temps passe sont difficiles à gérer : un bavardage incessant m’inquiète énormément mais je suis dépassé et ne réussis pas à y faire face. Une rentrée très dure, des larmes et des moments de découragement intenses. Mais heureusement quelques instants partagés avec les élèves émouvants. 18h, c’est trop lourd à porter avec une formation en plus : entre les journées de formation (où les cours non assurés à ce moment-là doivent être rattrapés !), les cours au lycée (tous les jours de la semaine sans répit puisque un emploi du temps ’à trous’)et les heures de ’concertation’ avec le tuteur, les semaines sont de 25h effectives et cela ne me laisse pas suffisamment de temps pour travailler correctement mes séquences. J’arrive donc en cours mal à l’aise, pas sûr de moi et en ayant peur qu’un élève pose une ’colle’ à laquelle je n’aurais pas réfléchi. Couché tous les jours à minuit, levé à 6h, et travaillant plus de 10h par jours le week-end, pour un résultat dont on ne sait pas s’il est bon ou mauvais, puisque personne ne nous le dit vraiment....."

"Les formations disciplinaires sont très intéressantes, les formations transversales sont inutiles."

"Difficile d’entrer dans le métier dans ces conditions. 18 heures de cours, des heures de préparation que je ne compte même plus, les copies (parfois une centaine en une seule fois), la formation à 3h aller et 3h retour de mon lieu de stage..... "

"Mon tuteur n’ayant été nommé que très récemment, j’ai travaillé dans une autonomie relativement complète depuis la rentrée. je n’ai pas eu de problèmes en particulier, mais il est vrai que la pression et le stress sont quotidiens (la peur de l’imprévu, du manque de temps pour mieux préparer les cours, pour corriger, etc). Avec l’approche de la formation chaque vendredi, je suis inquiète, car je ne me vois pas être privée de ce temps pour travailler mes cours, et ce malgré mon besoin en formation que je conçois tout à fait justifié. ayant deux enfants en bas âge,le volume horaire est l’inquiétude principale, je ne suis pas encore dans l’angoisse d’une titularisation ou non,comme le sont déjà certains de mes camarades, je n’ai pas le temps d’y songer à vrai dire, et c’est peut être aussi bien. "

"Les formations demeurent insuffisantes et pas toujours appropriées. Par exemple, lors des premières formations qui se sont déroulées au mois d’Aout, nous avons appris à créer des séquences, toutefois cela ne nous a pas aidé pour les premières heures de cours. Les questions sur la gestion de classe ont été abordées à travers un système de règles à faire respecter, en préconisant la tolérance zéro, voir le rapport de force, ce qui peut s’avérer contre-productif avec certaines classes. Par ailleurs, ma tutrice se met à ma disposition autant qu’elle peut, mais hélas, nos journées du mardi ayant été libérées pour la formation, cela signifie que nous avons souvent cours en même temps. Alors il est impossible de passer six heures ensemble par semaine. Pour finir, j’ai reçu un dvd dans mon casier, ’enseigner au 1er degré !!!!’, je suis en lycée. D’abord j’ai trouver cela tout à fait déplacé de nous former par dvd, mais en plus ce dvd ne peut m’être destiné.... Merci de recueillir nos témoignages, en espérant que cela pourra aider les futurs stagiaires. "

"Je ne comprends pas que l’on puisse envoyer des jeunes sortant de leurs études sans formation enseigner 18h dans des établissements classés ZEP. On cherche à nous démotiver, voire nous décourager."

"La ’formation’ intervient trop tard, puisqu’après la prise de fonction. La charge de travail est trop importante (nomination trop tardive ne permet pas de préparer), et la formation s’y rajoute, à la place du repos pourtant mérité. Le nombre d’heures de service varie selon les établissements, ce qui créé des inégalités. Affectation scandaleusement trop tardive (30 août !) pour organiser la vie quotidienne."

"Le dispositif est inégal, mon tuteur est certes dans mon établissement mais il n’enseigne qu’en BTS or je n’ai que des secondes et 1ères générales ou techno ce qui fait que je ne bénéficie pas vraiment du dispositif d’accompagnement. Par ailleurs, j’ai effectué un service complet depuis la rentrée (et j’ai appris pendant la semaine massée que j’aurais dû prendre la moitié de mes classes), tout en devant gérer un déménagement à 900km de mon académie d’origine car mon PACS n’a pas été pris en compte et que mon conjoint a, lui, été affecté à Toulouse. Je me suis sentie spoliée lorsque j’ai pris mes classes car le rectorat nous avait affirmé que la période septembre/toussaint serait légère pour nous car nous passerions le plus clair de notre temps à observer et appliquer dans le cadre du dispositif d’accompagnement. ça n’a pas été le cas du tout, j’ai appris sur le terrain et le fait de venir sur mon temps libre pour observer des classes d’un niveau dans lequel je n’enseigne pas a été une source de stress et de fatigue bien plus qu’une aide ! Aujourd’hui j’ai la possibilité d’observer d’autres collègues, mais toujours sur mon temps libre (déjà bien occupé à préparer mes cours et à chercher à comprendre ce qu’on attend de moi et comment bien gérer mes classes, sur le plan disciplinaire notamment) Je pense que ma situation est un énorme cumul de petits ’couacs’ qui ont rendu le premier mois extrêmement difficile nerveusement/psychologiquement. Mon tuteur a géré la situation comme il le pouvait, mais je trouve aberrant que le rectorat n’ait pas vérifié ponctuellement si le dispositif fonctionnait pour tout le monde. Je constate également qu’autour de moi beaucoup de stagiaires sont en difficulté et le simple fait de ne pas avoir de cours de gestion de classe avant la rentrée est tout simplement criminel (pour nous et pour nos élèves). J’ai vite réussi à imposer une autorité mais ce n’est pas le cas de mes amies ’timides’, et si on peut nous imposer des visio-conférences sur la ’transposition didactique’ pendant notre semaine massée d’octobre, c’est-à-dire au moment où nous avions le plus besoin de conseils avisés, je pense qu’un formateur aurait tout à fait pu nous faire un cours de communication et de gestion de classe (plus adapté à l’enseignement des langues vivantes que le mirifique dvd ’tenue de classe’ de l’éducation nationale). Je trouve que les stagiaires ne sont pas aidés, ou maladroitement, et c’est un véritable gâchis. Nous sommes jeunes, nous sommes motivés, nous sommes pleins de ressources et au final nous sommes tous plus ou moins découragés... "

"J’ai pour ma part deux tuteurs : 1 en Lettres modernes dans mon établissement et 1 en Lettres Classiques (ma matière) dans un autre établissement à 40 km de mon lieu de travail. J’habite à plus de 60 km de mon lieu de travail. Au niveau de l’Académie de Bordeaux, une journée par semaine (le vendredi) est réservée à la formation IUFM. De ce fait, nous gardons nos classe pendant toute l’année scolaire. Cependant, la premier vendredi de formation n’aura lieu que le vendredi 22 Octobre (bilan des 7 semaines).

"La formation IUFM n’a pas encore commencé, c’est pourquoi je n’ai bénéficié d’aucun contenu de formation. Après les vacances d’automne, une formation est prévue chaque vendredi de 9h à 17h."

"Tuteur quasi inexistant, qui se repose sur le reste de l’équipe (heureusement hyper accueillante et à l’écoute). Métier passionnant, mais le manque de formation et le nombre d’heures beaucoup trop élevé ne permettent pas pour l’instant un épanouissement total. Une petite remarque sur les remplacements pendant les formations groupées : le rectorat s’était engagé à ce que les stagiaires soient remplacés, j’ai appris la semaine dernière que je devais être remplacée par un tzr de physique-chimie alors que j’enseigne les maths, c’est tout simplement scandaleux."

"La seule formation que j’ai eu depuis le début de l’année est 2 jours de formation fin aout, dont un jour où les disciplines étaient mélangées, donc ce n’était pas forcément ce dont on avait besoin sur le moment et un jour par discipline où nous n’avons pas abordé comment faire un cours mais où nous avons parlé de généralités sur la notion de mathématiques ainsi que comment aborder la classe le premier jour (seul point peut être intéressant). Ce n’est pas ce dont on avait besoin deux jours avant la rentrée. On s’attendait plus à comment construire une leçon. Sachant qu’on n’avait que deux jours de formation, je pensais que ça allait être efficace ! Au final on est reparti avec encore plus de questions qu’en arrivant. Sinon j’ai la chance de voir régulièrement ma tutrice, cela prend du temps mais c’est intéressant. Elle m’a expliqué sa méthode de travail, donc j’apprends beaucoup de chose avec elle. Cependant une formation à l’iufm comme auparavant manque, afin de pouvoir se retrouver avec les autres stagiaires, parler de nos difficultés, voir comment construire un cours, comment aborder certains chapitres par les TICE, comment gérer certains conflits avec les élèves... prendre du recul par rapport à ce qu’on a fait en classe. La prochaine formation sera en février où l’on a quatre semaines de formation. Hâte d’y être en espérant que ce soit intéressant même si c’est peut être un peu tard dans l’année !"

"Le problème majeur est la surcharge de travail due aux formations se déroulant en plus de mon temps de travail, le mercredi. Soit en documentation : 30h de présence dans l’établissement + 6h de préparation, prospections (selon les textes) + 6h de formation quasi hebdomadaires= 42h, sans compter qu’en débutant les 6h de préparation ne suffisent pas donc je fais plus. Par contre quand les formations ont lieu le lundi, le temps de travail est davantage raisonnable. Sauf qu’étant donnée que je suis seule à gérer le CDI dans l’établissement, cela a pour conséquence la fermeture du CDI les lundis où je suis en formation et une avancée plus lente du travail sur place (gestion, communication, pédagogie)."

"Beaucoup de stress pour cette première année d’enseignement, surtout les premières heures de cours alors même que l’élaboration d’une séquence de cours était pour moi un grand mystère."

"J’ai un tuteur depuis une semaine seulement et nous sommes le 20 Octobre !!! Par ailleurs,il se trouve à Bourges alors que je suis affecté à Chartres et pour l’instant nos contact se sont limités à un échange de numéros de téléphone. Les formations arrivent bien trop tard (après les vacances de la Toussaint), le premier jour, nous aurons une formation sur la prise en main de la classe !!! Mais nous avons dû prendre en main nos classes en septembre sans aucune formation. Cependant, de grands mercis sont tout de même à adresser à nos collègues dans les établissements qui, bien souvent, passent du temps à répondre à nos questions alors que ce n’est pas leur rôle. "

"Je suis stagiaire dans un établissement ordinaire, et j’ai en plus la chance d’avoir une tutrice extrêmement disponible et concernée par mon travail. Mais malgré cela, je suis débordée, il est vraiment très difficile de travailler dans de telles conditions. Mes collègues stagiaires sont pour la plupart dans des situations aberrantes. De plus, la ’formation’ IUFM se révèle être des cours de didactique similaires à ceux que l’on suivait pendant la formation au concours. On ne peut rien réutiliser dans nos classes car tout est très théorique. Pourtant, nous travaillons dans l’urgence jour après jour ! De plus, je m’inquiète réellement pour l’étudiant(e)Master2 qui va reprendre mes classes pendant ma formation massée. Tout cela me semble fortement inconscient. A suivre... Merci pour votre soutien en tout cas !"

"Le début de l’année a été très difficile, avec la nécessité de trouver un logement et de déménager de Paris tout en suivant la formation à l’IUFM (formation initiale de 3 semaines, j’ai su mon affectation précisément le jour où la formation a commencé). Cette formation avait lieu dans différentes villes de Picardie, ce qui compliquait encore la question des transports. Ces trois semaines de formation initiale m’ont permis au moins de régler les plus gros problèmes matériels avant d’arriver devant les élèves et d’avoir quelques idées sur la façon dont un cours se déroulait. Connaître mon affectation une semaine plus tôt m’aurait cependant permis de démarrer l’année dans de meilleures conditions et m’aurait évité beaucoup de stress et de fatigue. Les trois semaines suivantes m’ont demandé beaucoup de travail, mais l’aide des collègues et du tuteur permettent de « survivre ». Le nombre d’heures à assurer est très important, et on n’a pas le temps de soigner ses cours. Enfin, la formation en IUFM est indispensable (certains conseils sur la gestion de classe, la conception des cours ou l’utilisation de logiciels), mais assez « diluée » (on a l’impression qu’on pourrait arriver au même résultat en beaucoup moins d’heures) et il est souvent difficile de passer du temps qui n’est pas directement utile à la préparation des cours lorsque le travail s’accumule par ailleurs. "

"LA FORMATION LORSQUE L ON TRAVAILLE A TEMPS PLEIN SE RÉSUME A CONSTRUIRE UNE MAISON ET A EN FAIRE LES PLANS AU FUR ET A MESURE DE LA CONSTRUCTION. ON NE PEUT TRAVAILLER DANS DE BONNES CONDITIONS SI L’ON N’A PAS ÉTÉ FORME EN AMONT, ET ON NE PEUT PROFITER PLEINEMENT D’UNE FORMATION SI CELLE-CI S’EFFECTUE APRÈS LES HEURES DE TRAVAIL !!"

"Pour plus de clarté je vais organiser mon témoignage en points positifs et négatifs. Positifs : j’ai été très bien accueilli par l’équipe pédagogique de mon établissement. Mes collègues m’ont proposé des cours et bien expliqué les rouages de l’établissement. Mon tuteur est très efficace, a du répondant sur mes questions, vient à mes cours. Je suis très bien entouré. Toujours pour le positif, bien que mon établissement soit assez difficile, je parviens à tenir mes classes et à faire cours à peu près correctement. Négatifs : la liste va etre plus longue. Je suis évidemment très fatigué à cause du volume d’heures de cours (15) mais aussi à cause de la préparation qui me prend un temps fou. En outre nous avons connu nos classes une semaine avant la rentrée... c’est absurde. Le plaisir d’enseigner est pour l’heure très en retrait, relégué par l’intensité de la préparation et le peu de temps que l’on a pour s’approprier notre travail (je n’ai pas eu recours aux cours proposés par mes collègues). En outre, je suis sur trois niveaux ce qui a pour conséquence de rendre très difficile la correction directe des erreurs commises durant mon enseignement (puisqu’il faut toujours préparer d’autres cours). Si les relations avec la direction de l’établissement sont bonnes, il parait difficile d’en dire autant de celles avec l’inspection ou le rectorat : ceux-ci nous apparaissent complètement déconnectés de la réalité que nous affrontons, et nous avons entendu un inspecteur mettre en avant la ’chance’ que nous avions d’entrer dans l’EN à ce moment-là. La provocation n’est pas loin et je suis lassé d’entendre leurs discours lénifiants du genre ’ca va s’arranger’, ’c’est une étape’... Pour ce qui est de l’IUFM, je ne souhaite pas etre trop dur parce que je reste partisan du principe de l’alternance. Je me cantonnerais à relever le manque de concret de la formation proposée et le peu de ’répondant’ des formateurs quant à nos questions. "

"Année épuisante mais passionnante. En revanche la ’formation’ IUFM ne sert à rien, ce n’est pas une formation, mais une série de discours déconnectés du monde du collège et du lycée, de vagues informations sur la prestance, la voix... On apprend bien plus devant ses classes et des conseils de ses collègues (y compris des autres stagiaires). Très bonne expérience avec les élèves, relation très agréable de confiance, un climat de travail très agréable s’est vite imposé."

"Une semaine de formation avant la rentrée et une journée de formation par semaine. Un emploi du temps vraiment surchargé."

"1) Dans l’académie de Rennes nous n’avions que la moitié de nos classes jusqu’à la Toussaint et tous nos jeudis de libérés, pourtant la première formation à l’IUFM n’a eu lieu que les 20, 21 et 22 octobre. Nous allons être en formation un jeudi sur 2 à partir du 4 novembre alors que nous sommes désormais à temps plein. Il est regrettable que les formations n’aient pas commencé dès septembre. 2) Il semble que le gouvernement se protège contre toute attaque pour non titularisation de stagiaire n’ayant pas de tuteur, puisque les IPR se déplacent en personne pour nous visiter. En ce qui me concerne, il s’agira de 2-3 visites d’ici février. Donc complètement différent du travail fait normalement avec un tuteur. 3) Mauvaise communication entre IUFM, SAFOR, IPR, Rectorat... Des stagiaires n’ont pas reçu leur convocation avant la date de formation du 20 octobre. Des tuteurs n’ont jamais été convoqués pour la formation des tuteurs qui a eu lieu début octobre à Vannes. 4) Nous devons passer le c2i2e en nous formant nous-même grâce à des exercices donnés sur l’ENT de l’IUFM. L’obtention du c2i2e est pourtant nécessaire pour notre titularisation . Conclusion : les stagiaires 2010-2011 servent réellement de cobayes à cette réforme injuste, il y aurait dû avoir une année de transition."

"Formation disciplinaire pour la plupart intéressante et utile, mais pas assez. Formation transversale pour le moment aucun intérêt (3 h de formation fin octobre sur ce qu’on aurait dû faire début septembre à la rentrée : premier cours, installation des rituels...sauf que ca vient 2 moins trop tard) Bonne prise en charge au niveau de l’établissement. Par contre, avec les 4 niveaux du collège, beaucoup plus de préparation que prévue. Bonne relation avec ma tutrice, mais pas de remplacement ni pour moi ni pour elle pour qu’on puisse observer nos cours mutuellement. Ça se fait encore sur mes et ses heures normalement libres. Communication de l’affectation seulement quelques jours avant la rentrée,c’était ca qui a rendu la rentrée le plus difficile. Pas assez d’information de la part de l’Éducation nationale sur le déroulement de l’année, les formalités, les dates à respecter. Et surtout : Pourquoi un PACS/mariage encore en 2010 mais après ce fameux 31 août n’est pas pris en compte pour l’affectation en 2011 ?? Je trouve ca scandaleux de traiter des personnes qui sont en couple pacsé/marié comme des célibataires. Pour moi comme pas française, ce système français paraît complètement dénué de sens...et surtout, à aucun moment dans l’année à l’IUFM, on m’a dit qu’il fallait se marier/pacser avant une certaine date pour 1 an après."

" 18H dès la première année c’est un travail énorme à fournir : préparation de cours, cours, activité, recherche de documentations.... la formation de type massée que j’ai suivi jusqu’à présent est peu adaptée car elle condense trop en une semaine. il faudrait plus éparpiller les heures pour pouvoir analyser si les informations ont été utiles, si elles sont applicables etc... le bilan pour le moment : travail très intéressant mais très éprouvant."

"J’ai la chance de bénéficier de tous les aménagements prévus (tuteur, établissement, niveaux...), j’aime beaucoup enseigner, mais je suis exténuée et débordée face à la masse de travail que j’ai à fournir ! 18h à préparer c’est bien trop ! "

"Je pensais arriver par la grande porte et finalement me voici entrée par la porte de service de la cuisine de l’éducation nationale..."

"Mes conditions de stage sont très favorables : 2 niveaux, 3classes, établissement paisible et agréable, tuteur efficace et présent, j’aborde l’année sereinement et mon travail me plait. Néanmoins je déplore le manque de formation préalable ! Une semaine de formation avant la rentrée aurait été un minimum, une formation sur ’comment gérer une classe et instaurer des règles disciplinaires’ à la veille de la Toussaint ne sert plus à rien, et nous fait perdre une journée de travail. Que dire alors de la formation ’préparer une leçon’ prévue en Janvier...Le contenu de la formation est identique aux années précédentes (bradée bien sûr par manque de temps) alors que les besoins d’un stagiaire 15h ne sont pas les mêmes qu’un stagiaire 8h ! "

"IL EST DOMMAGE DE NE PAS COMMENCER PAR LA FORMATION DISCIPLINAIRE. MALHEUREUSEMENT NOTRE DISCIPLINE NE COMMENCE QUE LE 17 DECEMBRE . C EST TARD DANS L ANNEE."

"Je n’ai qu’un niveau mais 4 matières différentes, ce qui me demande beaucoup de préparation. Depuis le 22 octobre, nous bénéficions d’une formation IUFM tous les vendredis ce qui nous enlève une journée complète de préparation de cours alors que nous travaillions déjà le week-end sans cela. De plus, cette formation ne m’apporte pas grand chose. J’avais beaucoup de questions en début septembre mais à chaque question je me suis adressée à mes collègues, CPE et personnels administratifs, depuis, tout va bien, hormis le manque de temps de préparation."

"Il y a trop de formation, en plus des cours. Ou alors trop de cours en plus de la formation. la formation est parfois intéressante, parfois pas. Mais certains sujet mériterez de s’y attarder plus. Nous n’avons pas de PAF car pas de crédit dans l’académie. Par contre on nous a proposé quelques journée de PIF. 15h mais normalement 18h à Toulouse, c’est un peu trop pour débuter
Positif : tout se passe bien pour l’instant. Contacts fréquents/réguliers avec ma tutrice, une équipe pédagogique soudée et disponible. Négatif : - accumulation de fatigue. - une classe un peu difficile à gérer."

"Deux journées de formation seulement depuis septembre.. c’est très mince et insuffisant."

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