La défense des droits humains

Loi Travail : halte à la répression du mouvement citoyen

La répression par le gouvernement du mouvement social prend des formes de plus en plus inacceptables : déblocages violents de piquets de grève, de lycées ou de collèges, comme à Saint-Malo où des collégiens opposés à la fermeture de leur collège ont été blessés. Des gaz lacrymogènes, des armes entraînant coma, mutilations, ont été utilisés lors des manifestations, alors que l’immense majorité de celles et ceux qui défilent le font pacifiquement et dans le calme.

A Paris la semaine dernière, les policiers ont effectué une centaine d’interpellations pour... prise de photographie sans carte de presse. Ils ont aussi confisqué du sérum physiologique (qui permet de se protéger contre les effets des gaz lacrymogènes) aux sorties de métro au départ des manifestations. Hier à Rennes, des voitures de police ont foncé sur la foule pour la disperser, faisant plusieurs blessés. Des journalistes témoins de la scène ont été matraqués.

On ne peut s’empêcher d’interpréter cela comme une tentative des autorités d’empêcher les citoyen-nes d’exprimer leur opposition à la loi travail. Instrumentaliser ainsi la peur est indigne et ne que peut conforter les agissements condamnables d’ultra minoritaires "encagoulé-es".

Le SNES-FSU exige que le gouvernement cesse d’utiliser la police et la Justice contre le mouvement social.

Autres articles de la rubrique La défense des droits humains