Communiqués

Lycées : navigation ministérielle à vue pour imposer sa réforme

Privilégiant les effets d’annonce, le ministre a choisi encore une fois de dévoiler une partie de son projet par voie de presse un dimanche, embrouillant encore davantage sa lisibilité.

La méthode employée montre l’absence totale de réflexion globale sur les équilibres disciplinaires, ces derniers fluctuants au fil des pressions et des tentatives d’endiguer les mobilisations.

Le SNES prend acte que X.Darcos découvre que le champ économique et social doit faire partie de la culture commune du lycéen et rappelle que l’enseignement proposé en seconde ne peut être réduit à un enseignement de sciences économiques.

Si l’on en croit la presse, la dernière version du projet marginalise toujours les disciplines qui ne sont pas dans le bloc des enseignements généraux en les confinant à un enseignement semestriel au choix dont rien n’est dit sur l’obligation d’être offerts dans les établissements.
C’est le cas en premier lieu des enseignements technologiques, avec au-delà de la seconde, la remise en cause de la pérennité des séries technologiques. Il ne fait pas de doute que c’est dans l’affaiblissement de la voie technologique que le ministre tente de faire des économies substantielles.
Sont aussi marginalisés les enseignements artistiques, les langues anciennes et les langues vivantes 3. Or toutes ces disciplines ont un rôle irremplaçable à jouer dans le cycle terminal et dans la réussite des lycéens.

Où est le fil conducteur de ce projet ?
Quand la question fondamentale des horaires-enseignants définissant les possibilités de dédoublements, de travaux pratiques, de travaux dirigés sera-t-elle abordée ?
Le SNES rappelle son refus d’une définition locale des conditions d’enseignements.
Quand la visibilité des séries technologiques sera-t-elle assurée ?
Quand la problématique de la revitalisation des parcours littéraires sera-t-elle travaillée ?
Le ministre attend-il que son projet de seconde ait détruit le potentiel des établissements dans ces champs disciplinaires ?

Le SNES rappelle son refus de toute réforme à la rentrée 2009.
Face à un ministre qui s’attache à minimiser où à discréditer la mobilisation des personnels et des lycéens qui rejettent ce projet de réforme, le SNES appelle à l’amplifier et en particulier, en participant massivement aux « réveillons revendicatifs des lycées » le lundi 15 décembre avant les déclarations du ministre prévues le 16 décembre.

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