MLDS (Mission de lutte contre le décrochage scolaire) et dispositifs relais

MLDS (Mission de lutte contre le décrochage scolaire)

C’est une mission permanente, devenu obligatoire pour la formation initiale du système éducatif depuis la loi d’orientation du 10 juillet 1989, qui prépare les élèves à l’insertion sociale et professionnelle, en particulier ceux qui sont en situation de « décrochage scolaire ».
La nouvelle appellation MLDS correspond principalement l’évolution des missions sur la prévention du décrochage scolaire par la création et la mise en œuvre du réseau FOQUALE (circulaire n° 2013-035 du 29 mars 2013). Conformément à sa vocation d’origine (actions en faveur des 16/18 ans et équipes « jeunes en difficulté » du début des années 80), la MLDS et ses personnels permanents prennent essentiellement en charge les « 140 000 jeunes » concernés annuellement par les sorties sans qualification.

Activités et actions de la MLDS

- Prévention et conseils pour réduire le nombre de sorties prématurées d’élèves « décrocheurs ». Ce travail se fait directement en lien avec les établissements scolaires et le CIO.

- Formations destinées aux élèves de plus de 16 ans sans qualification : actions d’accueil et de remobilisation, action diplômant et d’accès à la qualification, actions d’accompagnement vers l’emploi.

La mise en œuvre de ces dispositifs doit aboutir soit à réinsérer l’élève dans sa formation initiale, sous statut scolaire ou sous statut d’apprentissage, soit à l’insérer dans un emploi. La repréparation de diplômes peut donc faire parti des actions de la MLDS. On observe depuis quelques années une évolution défavorable à la réinsertion scolaire, en particulier avec une régression constante des actions de repréparation à des formations et diplômes de niveau IV (bac).

Sur le terrain les fonctions sont très variables : face-à-face pédagogique, suivis individuels de jeunes scolaires, élaboration de projets de formation, accompagnement des formations, conseil auprès des équipes, de coordination et d’ingénierie de formation…

Les financements de la MLDS

Relevant de la formation initiale, le financement de la MLDS provient principalement des crédits votés et inscrits au budget de l’État (salaires et fonctionnement).
À ce financement principal s’ajoutent, des compléments et/ où cofinancements :
- Du Fonds social européen (FSE), qui peuvent être obtenu sur les chapitres budgétaires spécifiques à la MLDS ;
- des subventions diverses d’origine locale, en particulier des régions, qui peuvent abonder le financement d’actions : une tendance qui s’accroît au fil des années.

L’écart s’agrandit entre l’évolution des besoins éducatifs et sociaux des jeunes et l’évolution des possibilités pour la MLDS de répondre à ses besoins devenus structurels. C’est la dynamique de la « peau de chagrin » qui caractérise la politique publique pour cette mission, dans le cahier des charges augmente alors que le budget diminue.

Le pilotage académique de la MLDS

Il est géré selon les académies et leurs recteurs par un DAFCO ( directeur académique à la formation continue des adultes), un DAFPIC (directeur académique à la formation professionnelle initiale et continue), un DAET (directeur de l’apprentissage de l’enseignement technique), un CSAIO (chef du service académique de l’information et de l’orientation) ou encore un conseiller technique spécifique auprès du recteur.
La gestion de la MLDS est en effet très déconcentré : les recteurs déterminent les stratégies, les modalités d’organisation et d’utilisation des moyens qui leur sont délégués par le ministère. Ces gestions académiques de la MLDS s’inscrivent dans le contexte de la décentralisation et de ses évolutions : le transfert de la compétence de la formation professionnelle aux régions et à la mise en œuvre des nouveaux GIP-FCIP ou GIP académiques (groupement d’intérêts publics-formation centrés formation professionnels, décret n° 2001-757 du 28 août 2000), nouvelle structure académique de mutualisation des moyens, censé permettre une gestion partenariale plus proche du terrain.
L’apparition de FOQUALE en 2013, s’inscrit dans la continuité de la démarche de décentralisation.
Tout ceci contribue aussi à expliquer la forte disparité de traitement des élèves et des personnels entre les académies.
Les circulaires électorales sont confiées aux CSAIO pour l’application des textes ministériels en fonction des moyens existants et de sa culture du décrochage.
Sur le terrain, les personnels MLDS se retrouve souvent seul à initier les mises en œuvre des directives contre le décrochage scolaire alors que ces dernières doivent être porté par les référents décrochage, les équipes éducatives sous la validation du chef d’établissement.

Le SNES-FSU reste actif et force de proposition sur les groupes de travails ministériels, pour que le référentiel d’activités de compétences du personnel MLDS correspondent bien aux missions de conseil, d’expertise et d’ingénierie de formation.

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