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Mandats de congrès Tice

Qu’ont adopté les derniers congrès concernant les Tice ?

Reims 2012

THÈME 1 : UN SECOND DEGRE POUR LA REUSSITE DE TOUS

1.2.2. Comment y parvenir ?

L’évaluation n’a de sens que si elle est conçue comme une partie intégrante du processus d’apprentissage : elle doit être plus soucieuse, dans le respect de la liberté pédagogique, de repérer les réussites, de valoriser les progrès, sans démagogie. Le SNES condamne la logique des évaluations incessantes imposées au détriment des apprentissages, notamment par le biais de livrets de compétences, la logique compétitive et les tensions induites qui sous-tendent ces évaluations. Il condamne aussi la logique concurrentielle imposée à l’ensemble du système (classements internationaux type PISA, contrats d’objectifs…) et une politique du chiffre qui ne prend pas en compte les besoins réels des élèves.
L’école doit apprendre à penser. Les programmes et les contenus doivent permettre de former les jeunes à argumenter, à être des citoyens critiques notamment par rapport à la culture numérique, aux médias, à l’image ; à utiliser les TICE, à se documenter, à travailler collectivement. …

Le manuel numérique est un enjeu pour l’éducation et une ressource, parmi d’autres, à développer sans qu’il se substitue aux supports papier existants qui font appel à des processus cognitifs différents. En outre les établissements doivent avoir les moyens de renouveler des manuels papier en fonction des besoins. Dans le cadre d’une scolarité obligatoire portée à 18 ans, l’État devrait assumer la gratuité effective de cette scolarité pour tous les élèves. Le SNES demande une dotation spécifique, fléchée, pour les manuels scolaires.

Le développement de manuels numériques doit se faire dans le cadre du service public, pour les enseignants et les élèves, non pour imposer une vision éditoriale biaisée, au service d’intérêts économiques. Cela implique un investissement massif du ministère :
– pour équiper l’ensemble des établissements, des élèves et des enseignants, en matériel informatique performant ;
– pour permettre un câblage de l’ensemble des établissements scolaires, et un système électrique performant permettant la recharge du matériel informatique à tout moment et par tous les usagers de la communauté scolaire.
Cela suppose des manuels numériques qui, loin de leur logique économique actuelle, soient compatibles avec l’ENT.

Une réflexion sérieuse doit être menée sur les nouveaux supports d’enseignements et sur les contenus collaboratifs élaborés par les enseignants. Les enseignants doivent avoir le choix de partager, mutualiser leur travail ou non, et ainsi disposer des fruits de leur travail. Il est nécessaire de clarifier la législation en matière de droits d’auteurs et de propriété intellectuelle dans ce cadre, comme dans celui des ENT.

Ces derniers doivent être élaborés au service des élèves et des personnels de l’Éducation nationale, pour améliorer le cœur du métier, qui est la transmission des savoirs. La généralisation des ENT qui est actuellement progressivement imposée au nom de la transparence due aux familles et de l’individualisation du suivi des élèves, va profondément modifier les apprentissages et leur évaluation. Le SNES est vigilant quant à l’utilisation que l’administration est tentée de faire de l’outil informatique pour dénaturer les missions et diminuer la qualité de la formation.
Il faut assurer l’égalité de la généralisation et des modalités de mise en œuvre des ENT. En effet, leur développement est aujourd’hui inégal en fonction du déploiement par les politiques des collectivités territoriales.

Concernant l’utilisation des ENT dans la pratique pédagogique, il apparaît nécessaire de renforcer la formation initiale et continue des enseignants vis-à-vis de l’outil numérique afin d’en exploiter toutes les potentialités de démocratisation des savoirs et des pratiques. Le SNES revendique la création d’outils numériques susceptibles de s’adapter aux besoins et aux pratiques pédagogiques. Il est du ressort de la liberté pédagogique de l’enseignant de choisir les supports aptes à permettre aux élèves l’entrée dans les apprentissages ; en tant que concepteur de son enseignement, aucun support, numérique ou autre, ne doit lui être imposé. Le SNES refuse que l’institution utilise ces outils pour diffuser et imposer des pratiques normatives. Les ENT et toute application type LPC ne doivent pas servir à ficher les élèves ou les personnels.

Les ENT doivent être sous le contrôle exclusif des équipes pédagogiques et en aucun cas se substituer à la relation directe avec les familles, qui restent des partenaires essentiels de la réussite.
Ils ne doivent pas être une manne financière pour éditeurs ou permettre l’entrée des officines privées de soutien scolaire au sein de l’école. Les ressources et outils libres et collaboratifs doivent être privilégiés et faire l’objet d’une réflexion et d’une concertation collective.

La mise en place du cahier de textes numérique doit s’accompagner des équipements ad hoc afin que son utilisation puisse se faire éventuellement dans le temps de la classe.

Pour intégrer l’apprentissage des TIC de façon plus efficace, il appartient de redéfinir les contenus d’enseignement de la Technologie.

2.2.3.1. Les contenus au collège

Les programmes du collège doivent rompre avec la logique du socle, s’ouvrir à la diversité des cultures, former à la culture de l’information, réhabiliter démarche technologique et pratiques artistiques, introduire l’usage raisonné et construit des TIC ainsi qu’une réelle formation à l’Information Documentation pour tous les élèves de la Sixième à la Troisième, confiée au professeur documentaliste, en cohérence avec ses missions pédagogiques.

3. METIERS DES PERSONNELS DE L’EDUCATION

Le développement des TICE, s’il peut faciliter certains aspects du travail, tend aussi à isoler les personnels en les assignant trop souvent devant leur écran, augmentant leur temps de travail en dehors des cours. Il peut tendre aussi à esquiver la relation « en présentiel » entre parents et personnels, ou court-circuiter la relation pédagogique, notamment concernant les résultats aux évaluations, entre élèves et enseignants.

Les personnels ont vu, petit à petit, les TICE se développer sans que jamais ils n’aient eu les moyens de prendre du recul et de réfléchir aux conséquences de cette généralisation. Aujourd’hui, les menaces sont réelles : les TICE peuvent permettre le fichage des élèves, la mise sous surveillance et en concurrence des enseignants. Elles peuvent menacer la propriété intellectuelle, alourdir la charge de travail. Les TICE doivent rester des outils au service de la pédagogie, des élèves et des enseignants. Une formation de l’ensemble des enseignants sur leur temps de travail doit être dispensée. Le SNES mènera une réflexion sérieuse sur ce sujet pour en borner les limites et les usages et participera à la construction d’une riposte fédérale sur ce problème qui concerne l’ensemble des personnels du champ d’intervention de la FSU.

THÈME 2 - DES PERSONNELS RECONNUS, REVALORISES, CONCEPTEURS DE LEURS METIERS

3.3 Problématique posée par le développement des ENT

3.3.1 L’utilisation du numérique est généralisée dans nos métiers.

Cela fait évoluer notre relation avec les familles et pose la question de la protection des personnels. Il faut toutefois distinguer la nature des outils comme les types d’usage. Les ENT (environnement numérique de travail) sont des outils de gestion et de communication à l’intérieur et à l’extérieur de l’établissement. Les TICE (Technologie de l’information et de la communication dans l’enseignement) englobent les outils pédagogiques. Ils répondent donc à des finalités différentes. Il n’est pas envisageable, comme l’établit la circulaire actuelle, de déposer l’ensemble de nos cours et fiches de travail dans le cahier de texte numérique, rien n’ayant été prévu pour protéger le travail personnel des enseignants dans le cadre de la propriété intellectuelle. Le cahier de texte numérique doit donc être repensé dans ses contenus comme dans sa mise en œuvre après avoir fait l’objet d’une étude sérieuse. Les ENT ont fortement modifié notre environnement professionnel, nos pratiques, notre charge de travail et notre exercice professionnel. Ils sont le plus souvent imposés, sans discussion ni accord des personnels, à la fois par les autorités de l’Éducation nationale et les collectivités territoriales. Leur mise en place à l’emporte-pièce se fait parfois au mépris du respect de principes fondamentaux concernant le droit à l’information, le respect des droits d’auteur, de la confidentialité des données et souligne les inégalités sociales et territoriales…. L’insuffisance de formation génère parfois des problèmes de stress et de souffrance au travail.

Le CTN (Cahier de texte numérique) ne doit pas devenir un objet de surveillance à distance : les chartes informatiques adoptées dans l’établissement et surtout un texte de cadrage national, doivent prévoir l’impossibilité d’une consultation à distance par les IPR sans que les enseignants n’en soient informés. Ils ne doivent pas conduire non plus à une évaluation à distance.

L’utilisation de la boîte mail académique ne doit pas se substituer au papier officiel dès lors qu’il s’agit de convocations, d’avis de notation ou d’inspection, d’ordre de mission, etc. Enfin, la rapidité de la transmission d’information induite par la messagerie électronique ne doit pas se traduire pour les personnels par un état de veille permanent : les mails envoyés par la hiérarchie devront respecter un délai de rigueur entre l’envoi et la date concernée par le contenu du message.

L’administration doit s’engager sur la mise en place d’un code de déontologie pour encadrer les usages des TICE, afin de protéger les personnels des pressions extérieures, aussi bien en ce qui concerne les pratiques pédagogiques que, par exemple, le rythme et la fréquence des évolutions.

3.3.2 Pour les personnels, cela implique de disposer d’un équipement et d’une formation.

Le SNES revendique que la mise en place de matériel informatique respecte le principe d’égalité sur tout le territoire national.
La multiplicité des logiciels exploités rend plus complexe la tâche des enseignants et CPE en particulier lorsqu’ils exercent sur plusieurs établissements. Un cadrage national, après concertation, des différents logiciels informatiques pratiqués dans les établissements est nécessaire. Cette démarche doit s’inscrire dans le cadre de l’utilisation de logiciels libres.

Le C2i2e doit être réformé. Son référentiel de compétence impose en effet de façon aberrante aux étudiants préparant les concours une connaissance des TICE dans leurs dimensions pédagogiques (l’étudiant devant présenter une proposition d’adaptation pratique dans le cadre de la classe). Pour le Snes, la formation à l’usage des TICE doit s’inscrire dans une démarche plus disciplinaire et au-delà, dans le cadre de la formation continue. L’apprentissage et l’usage des TICE doit être progressif et permettre d’y associer l’ensemble des personnels enseignants.

3.3.3 Le service public d’éducation doit se donner les moyens de la réussite du développement des ENT par des dotations suffisantes de matériels et de réseau performant adaptés. Il est absolument nécessaire que le développement des TICE soit accompagné par la création de postes de personnels titulaires spécialisés sur place, assurant l’entretien régulier de ce matériel. Ces personnels doivent être agents de la Fonction Publique.

Dans l’immédiat, une dotation spécifique et distincte de la DGH de l’établissement doit permettre de décharger l’enseignant animateur du réseau.

En ce qui concerne l’aspect pédagogique, l’aide à la mise en place des séquences, les formations et la coordination des projets liés au support informatique, ceux-ci doivent être assurés par un enseignant bénéficiant d’une décharge de service conséquente. Il devra avoir du temps pour être force de proposition sur la réflexion des nouveaux matériels à venir.

Ces deux personnels doivent travailler en étroite collaboration. Ce n’est qu’avec ces personnels reconnus que les enseignants pourront s’investir correctement dans le champ des TICE.

3.3.4 Les TICE ne doivent pas être une manne financière pour des éditeurs ou permettre l’entrée des officines privées de soutien scolaire au sein de l’école. Les TICE ne doivent pas se substituer à l’enseignant, les ressources et outils libres et collaboratifs doivent être privilégiés et faire l’objet d’une réflexion et d’une concertation collective.

La mise en ligne, via le cahier de textes numériques par exemple, et la production numérique de documents (cours, exercices, TP...) pose la question du temps de travail consacré à ces tâches et de la propriété intellectuelle. Les ENT ne doivent pas être un outil de contrôle des personnels ou imposer aux enseignants d’être joignable hors de leurs établissements par leur hiérarchie ou les usagers.

De plus, tout enseignant peut avoir des droits sur ses contributions intellectuelles, l’Éducation Nationale doit le protéger contre tout pillage.

6.1 Rémunérations

6.1…. Le congrès retient les pistes suivantes :
• …
• Le versement d’une allocation d’équipement informatique ;

THEME 3

5. POUR UNE SOCIÉTÉ DE DROIT ET DE LIBERTÉ

5.1.1 (Le SNES) Il se bat pour la suppression des fichiers développés sans contrôle parlementaire, interconnectés et irrespectueux de la vie privée, comme par exemple Siècle qui inclut notamment le fichage des élèves décrocheurs et la référence à la nationalité .Ces fichiers contiennent des renseignements personnels, peuvent être interconnectés et consultés par d’autres organismes (CAF, collectivités territoriales). Le SNES dénonce les empreintes génétiques, la vidéosurveillance notamment dans les établissements scolaires, la biométrie, mirage d’une sécurité technologique et faux palliatifs d’un manque de personnels d’encadrement. Le SNES reste particulièrement vigilant quant à la généralisation de la transmission de données par voie informatique. Tout concourt à une surveillance renforcée de la population par le biais du numérique et l’Education Nationale n’y échappe pas.

Congrès Perpignan :

2.1.3.3 Il interroge la pertinence du B2i, en conteste les conditions d’évaluation, qui ne sont pas satisfaisantes et demande une remise à plat de son mode de validation et de ses contenus.

2.4.1.1 Les espaces numériques de travail (ENT), vecteur important de changements de nos métiers, ne sont qu’un ensemble d’outils que seul un usage raisonné permettra de rendre utiles. Afin d’éviter des dérives en tout genre, il faut établir un code de déontologie qui cadre nationalement leurs utilisations. S’ils facilitent certains aspects administratifs de notre travail, ils ne doivent pas devenir un moyen de surveillance ou d’évaluation des personnels. Ils ne doivent pas limiter le principe de liberté pédagogique, ni justifier un pilotage du système éducatif par l’évaluation. Un effort de formation doit être fait, la bonne volonté ne suffit pas. Enfin, l’ENT doit être l’affaire de tous, et se mettre en place progressivement. et les établissements doivent être équipés en conséquence.

Ils ne doivent en aucun cas se substituer au dialogue direct entre les enseignants (professeurs comme CPE) et les familles, ni favoriser une intrusion de la sphère professionnelle dans la sphère privée.
Ils ne doivent pas être enfin une nouvelle source d’inégalités entre les familles favorisées et les autres.

Tous les établissements publics doivent pouvoir être équipés en outils numériques sans discrimination sur l’ensemble du territoire.

L’utilisation de logiciels et de systèmes d’exploitation libres doit être favorisée de manière à accompagner le travail de formation citoyenne et éviter l’enfermement dans des logiques purement mercantiles.

L’ENT ne doit pas être la porte ouverte à la marchandisation de l’école à travers les contrats de partenariat pouvant servir de plate-forme publicitaire aux éventuels partenaires privés.

Congrès Clermont Ferrand :

IV.3.4. Les espaces numériques de travail (ENT) et les TICE dans leur usage raisonné et pertinent peuvent améliorer le fonctionnement de l’Ecole, mais ils peuvent également générer de nombreuses dérives. Leur développement nécessite donc toute notre attention. Les enjeux sont importants : financiers (équipement, maintenance…), formation des personnels, sécurité des données….

Il appartient à l’Etat de garantir l’égalité des élèves comme celle des personnels face aux TICE sur tout le territoire : il faut que les crédits dégagés soient à la hauteur des besoins et rattrapent le retard qui a été pris.

La mise en place de ces outils nécessite une véritable réflexion théorique, pratique et pédagogique. Leur choix par l’Etat ou les collectivités dans le cadre de leurs compétences respectives doit être réalisé en concertation avec les personnels. Il faut veiller notamment à ce que les matériels n’imposent pas des choix de logiciels et des pratiques pédagogiques. Le SNES refuse que l’Ecole devienne un marché juteux pour certaines entreprises et se prononce en faveur du développement de l’utilisation des logiciels libres.

Les TICE ne doivent pas entraîner une surcharge de travail ni être un outil de surveillance ou d’évaluation des personnels.

Thème 2 : 1.1

Les ENT peuvent être un outil précieux dans le quotidien des personnels et dans leurs relations avec les différents acteurs et partenaires du système éducatif : espace collaboratif de travail, espace ouvert aux parents, utilisation du cahier de textes virtuel, relevé de notes, gestion des absences…De par les évolutions qu’ils entraînent, ils comportent aussi des risques majeurs sur lesquels le SNES met en garde, au regard de la déontologie et de la définition du Service public d’Education d’une part et de l’exercice des missions de ses personnels d’autre part : marchandisation du système éducatif (vente de logiciels clefs en mains…), instrumentalisation de ces technologies pour contrôler et faire pression sur les personnels et leur imposer des pratiques ou /et des contenus pédagogiques.

L’évaluation par ce biais des “ performances ” de chaque enseignant ne saurait être acceptée. Les ENT doivent être un apport et non une entrave à la liberté pédagogique et ne doit pas augmenter la charge de travail des personnels ou les contraintes administratives ; les notes, les travaux, les cours, les devoirs, le cahier de texte électronique, quand il est mis en place, doivent uniquement être à la disposition des élèves de façon individuelle et en aucun cas être accessible à tous.Il faut garantir que la sécurité des réseaux et données soit assurée, en particulier en ce qui concerne les données personnelles des enseignants. La traçabilité, si elle peut être utile ne doit pas se transformer en outil de surveillance ou intervenir dans les évaluations.

L’installation et l’entretien des parcs informatiques et des réseaux sont trop souvent soumis au dévouement de collègues, qui y consacrent de nombreuses heures, souvent bénévoles. Le SNES réclame le recrutement de techniciens spécialisés, ayant une qualification reconnue statutairement, et de gestionnaires de réseaux dans les établissements.

La généralisation des ENT oublie aussi qu’une grande partie des familles ne dispose pas d’un accès aux TICE (plus de la moitié des foyers d’après une étude récente), que des établissements, des classes sont exclus du dispositif “ classes pupitres »., accentuant les inégalités.

Le SNES sera vigilant dans tous les établissements sur l’utilisation faite des données contenus dans Sconet.

L’accès non contrôlé aux données personnelles concernant les élèves ainsi que leur utilisation possible posent un véritable problème éthique et de droit des individus dans un contexte d’atteinte aux libertés (loi de prévention de la délinquance, sans-papiers…) Quant à la gestion des absences sous Sconet, les CPE redoutent fortement de perdre la maîtrise de la spécificité de leur métier par la réduction à une seule gestion comptable et statistique soumise aux contraintes des contrats d’objectif.

Congrès du Mans :

... Pour les assistants d’éducation non étudiants, le SNES demande la création d’emplois nouveaux qualifiés et statutaires dont la nécessité a été mise en évidence notamment par les aides éducateurs (secrétariat du CDI, animation TICE).

1.2.1

… De ce point de vue la loi Fillon vise à restreindre la démocratie. Les contraintes imposées dans les circulaires sur les TICE, par exemple, par les inspections générales, sont inacceptables : obligation d’emmener la classe entière, fréquentation hebdomadaire minimale imposée. La généralisation des espaces numériques de travail prévue par le ministère pour 2007 va concerner à la fois nos pratiques dans les classes et tout ce qui relève de l’aspect administratif de nos fonctions. Face aux injonctions de l’institution, les enseignants, les CO-Psy, les CPE doivent être acteurs et concepteurs de leur métier et être libres de choisir les démarches adéquates pour leurs élèves. Cette liberté pédagogique des enseignants s’exerce dans le respect de programmes et d’objectifs nationaux clairement définis et non négociables au niveau local.

1.3.1. Quelle conception des savoirs dans le socle commun ?

La différence entre notre conception de la culture commune et celle du socle commun des indispensables porte à la fois sur le périmètre, les démarches d’apprentissage et les objectifs à atteindre.
Le « socle commun » de la loi Fillon évacue la technologie, remplacée par les TICE dans une seule perspective utilitariste et souvent présentés comme un moyen efficace de lutte contre l’échec scolaire (ce qui est contestable), les disciplines artistiques, l’EPS. Il a surtout une visée uniquement utilitaire : il suffit de savoir cliquer, d’apprendre à être mobile (l’anglais de communication), de savoir parler (la maîtrise de la langue), d’être efficace (les opérations mathématiques), de savoir se comporter (les règles de vie commune).

...

C’est la raison pour laquelle le SNES récuse la « note de vie scolaire », car un comportement civil est une fin en soi, et non un stratagème pour gagner des « bons points ». De ce point de vue, il est urgent de revoir la place de l’histoire sociale, des sciences sociales, d’introduire dans les programmes la question du travail dans la société. Il faut aussi former les élèves à l’utilisation raisonnée et critique des TICE.

1.4.2.2.4

compte la recherche documentaire et l’utilisation des TICE. Mais le cadre actuel (articulation parfois difficile avec les programmes des différentes disciplines, aberrations pédagogiques dues à la gestion comptable des TPE et aux DHG étriquées, conditions contestables d’évaluation, formation des enseignants très inégale suivant les académies et les disciplines voire même absente...) a induit quelques dysfonctionnements. La mise en place sans moyen, couplée à la réduction importante du nombre d’heures d’enseignement au lycée, a rendu difficile un réel suivi individualisé des élèves. Cette situation a souvent privé ce dispositif de ce qu’il pouvait avoir de valorisant et d’intéressant.

Ainsi, il semblerait que ce soit surtout les élèves les plus autonomes, ceux disposant déjà des codes culturels d’accès aux problématiques, aux méthodes de recherche documentaire, à la diversité des points de vue possibles... qui ont tiré le meilleur parti de ces travaux.