SIXIÈME : PERTE SÈCHE POUR LES ÉLÈVES

Modification des horaires (Dernière année du Cycle 3)

TEXTES DE RÉFÉRENCE

Décret n° 2015-544 du 19 mai 2015 relatif à l’organisation des enseignements au collège. Arrêté du 19 mai 2015 relatif à l’organisation des enseignements dans les classes de collège.
Le site du ministère : education.gouv.fr

La classe de Sixième est traitée différemment des autres niveaux du collège dans les grilles horaires proposées. On passe de 27 h dont 2 h d’aide au travail personnel (ATP) à 26 h d’enseignements disciplinaires dont 3h devront être transformées en accompagnement personnalisé (AP).

Le but avoué est de rapprocher le fonctionnement de cette classe de celui de l’école primaire, dans le cadre du cycle III (CM1-CM2-Sixième), que le SNES-FSU conteste. La Sixième est ainsi progressivement décrochée du collège. Les horaires disciplinaires ci-dessous s’entendent AP compris, ils sont donc susceptibles d’être amputés pour les disciplines mises à contribution pour l’AP.

L’arrêté du19 mai 2015 relatif à l’organisation des enseignements dans les classes de collège prévoit une dotation pour chaque classe de Sixième de 28h45 pour la rentrée 2016 et de 29h pour les rentrées suivantes. Cette marge de manœuvre de 3 heures est destinée officiellement à assurer des groupes à effectifs réduits et des « interventions conjointes de plusieurs enseignants ».

GRILLE HORAIRE DE SIXIÈME APPLICABLE À LA RENTRÉE 2016

ORGANISATION DE LA JOURNÉE

Le décret du 19 mai 2015 relatif à l’organisation des enseignements au collège prévoit une journée maximale de six heures d’enseignement et une pause méridienne minimale d’une heure trente minutes (sauf dérogations).

DES MARGES HORAIRES NON FLÉCHÉES

Les textes ministériels proposent à terme, à chaque niveau et pour chaque classe, 3 heures destinées officiellement à assurer des groupes à effectifs réduits et des « interventions conjointes de plusieurs enseignants ». Le conseil pédagogique ferait des propositions sur l’usage de ces heures.
Ces « marges heures profs », associées à l’organisation des EPI et de l’AP, offrent aux chefs d’établissement des leviers de pression très puissants sur les personnels, notamment quand cela conditionne un service partagé dans une discipline ou une autre, par exemple. L’autonomie est une autonomie de gestion et non une autonomie pédagogique. Les collègues sont mis en situation de concurrence, au sein de leur équipe disciplinaire ou avec des collègues d’autres disciplines, pour s’assurer les conditions de travail les moins mauvaises possibles. Les outils de l’autonomie sont délétères pour le fonctionnement collectif des équipes, pourtant essentiel à la réussite des élèves.

LA GLOBALISATION DES HEURES DE SCIENCES ET TECHNOLOGIES EN SIXIÈME, VERS UNE GÉNÉRALISATION DE L’EIST ?

L’EIST (Enseignement intégré de sciences et technologie) est un dispositif expérimental lancé en 2006 qui vise à regrouper les disciplines (SVT, physique-chimie et technologie) au sein d’un seul enseignement dispensé par un seul enseignant. Rarement accepté par les équipes, et en échange de groupes à effectif réduits qui ont disparu très vite, ce dispositif a souvent occasionné une souffrance en niant l’identité professionnelle des enseignants concernés : beaucoup se disent mal à l’aise pour enseigner des disciplines qu’ils maîtrisent mal. Malgré un dispositif qui n’a pas fait la preuve de son efficacité, la globalisation des horaires de sciences et de technologie en classe de Sixième voudrait créer un cadre propice à la généralisation de ce mode d’enseignement en Sixième.