Le métier de professeur

Nos obligations de service

Le décret 2014-940 du 20 août 2014 définit les obligations de service des professeurs du second degré en reprenant les éléments fondateurs des décrets de 1950 tout en donnant une vision plus complète du métier. Il distingue à côté du service d’enseignement défini hebdomadairement dans le cadre d’un maximum horaire, les missions qui y sont directement liées. D’autres missions, dites « particulières », ne peuvent être attribuées à un professeur qu’avec son accord.

Le Cahier de texte numérique de la classe (CTN)

Depuis 2011, il remplace le cahier de texte papier dans tous les établissements. Il rend compte, dans le respect des programmes et instructions officielles, du travail effectué en classe et de celui qui est donné à faire aux élèves en dehors de l’établissement (ces différents éléments devraient être « accompagnés de tout document, ressource ou conseil à l’initiative du professeur, sous forme de textes, de fichiers joints ou de liens »). Il « doit être, à la disposition des élèves et de leurs responsables légaux qui peuvent s’y reporter à tout moment ». Il vise aussi à assurer « la liaison entre les différents utilisateurs » et permettre « en cas d’absence ou de mutation d’un professeur de ménager une étroite continuité entre l’enseignement du professeur et celui de son suppléant ou de son successeur », mais ne peut en aucun être accessible par tout le monde. Il ne remplace pas le cahier de texte personnel de l’élève.

De nombreux problèmes n’ont pas été anticipés : ceux des droits d’auteurs (extraits de textes, de livre ou de cahier d’exercice, risque de diffusion des sujets aux autres classes, etc.), de l’indigence de ­l’équipement informatique des établissements, de l’accès et de la sécurisation des données… Nous recommandons, en l’état, de ne mettre que le strict minimum dans le CTN.


L’évaluation des élèves

L’acte d’évaluation ne se réduit pas à la notation. C’est un acte complexe, quasi-quotidien pour les enseignants, qui fait partie intégrante de l’acte d’enseigner. Il comporte de nombreux aspects ou de nombreuses formes que nous ne pouvons développer ici (formative, sommative, certificative, diagnostique...).
Ancrée dans un processus d’apprentissage, l’évaluation est l’occasion d’un dialogue plus ou moins riche, plus ou moins codifié, plus ou moins négocié entre l’élève et l’enseignant, et de façon plus sporadique, parfois plus contraint, entre l’enseignant et la famille. Les modalités d’évaluation relèvent de la liberté pédagogique de l’enseignant. Il est important de donner au jugement sur le travail scolaire sa réelle dimension de formation et non de sanction sur la personne. Une évaluation n’est pas un jugement de valeur, il est important que celle-ci ait un sens pour l’élève en matière d’apprentissage.

La circulaire de préparation de la rentrée 2016 (2016-058 du 14 avril 2016) précise « en cours de cycle, les modalités de l’évaluation sont laissées à l’appréciation des équipes ». Il faut s’appuyer sur ce texte pour ne rien se laisser imposer (classes sans notes, validation de com­pétences dites « transversales », utilisation d’applications spécifiques, etc.).

Une réflexion collective est indispensable dans les établissements afin que les équipes ne se laissent rien imposer.

L’enseignant maître de l’évaluation de ses élèves

Si l’enseignant doit évaluer ses élèves chaque trimestre, il ne peut être contraint à une forme particulière d’évaluation par le chef d’établissement, ni se voir imposer un nombre de notes minimal par trimestre par exemple. C’est lui qui décide de présenter l’ensemble de ses notes ou une moyenne dont il définit lui-même comment elle est obtenue. Mais il a tout intérêt à travailler de manière transparente avec les élèves en expliquant la prise en compte ou non de certaines évaluations, les coefficients éventuels dans le bilan trimestriel pour éviter les « surprises », facteurs de malentendus préjudiciables au bon fonctionnement de la classe. Si un service de consultation des notes existe, il n’y a aucune obligation à y inscrire les notes des élèves. L’Inspecteur pédagogique de la discipline est le seul habilité à donner un avis sur le contenu et la forme de l’évaluation des enseignants.
En outre, le bulletin de mi-trimestre n’a aucun caractère obligatoire.

La question du zéro

La formulation inadaptée d’une circulaire parue au BO en juillet 2000 avait suscité une polémique. Elle précisait « qu’il n’est pas permis de baisser la note d’un devoir en raison du comportement d’un élève ou d’une absence injustifiée. Les zéros doivent être proscrits ». Le ministère, en février 2001, a adressé aux recteurs et aux IA une mise au point : « Cette disposition, qui établit une distinction claire entre évaluation pédagogique et domaine disciplinaire, ne signifie en aucune manière que les zéros doivent disparaître de l’évaluation du travail scolaire. Un devoir non remis sans excuse valable, une copie blanche rendue le jour du contrôle, une copie manifestement entachée de tricherie, ou encore un travail dont les résultats sont objectivement nuls, peuvent justifier qu’on y ait recours. Pour l’évaluation de travaux numériques, il faut s’assurer que l’élève a bien pu les faire (par exemple au CDI) avant de sanctionner un travail non rendu. L’évaluation du travail scolaire, domaine qui relève de la responsabilité pédagogique propre des enseignants, ne peut être contestée, car elle est fondée sur leur compétence disciplinaire ».
Le zéro sanctionnant le travail scolaire ou le refus de s’y soumettre (devoir non rendu, absence injustifiée aux contrôles) fait donc bien partie de l’échelle de notation du professeur. En revanche, un « zéro de conduite » ne peut entrer dans une moyenne évaluant les connaissances et les compétences des élèves. Un comportement perturbateur ne peut être sanctionné par une baisse de note mais relève des ­punitions et sanctions prévues au règlement intérieur de l’établis­sement.

Les épreuves communes sont-elles obligatoires ?

Elles peuvent être décidées collectivement par les équipes pédagogiques, mais elles ne peuvent être imposées à un enseignant qui les refuse. Un dialogue avec l’ensemble de l’équipe disciplinaire est cependant préférable afin d’aboutir à une position commune ou en tout cas explicite, afin d’éviter un sentiment d’arbitraire et d’injustice aux élèves.

Le livret scolaire de la scolarité obligatoire

Ce nouveau livret paru au JO du 3 janvier 2016 comportera les bilans périodiques (anciennement bulletins scolaires), les bilans de fin de cycle (évaluation des niveaux de maîtrise du socle) et les différentes attestations : premiers secours, sécurité routière, savoir nager.
Bilans périodiques : pour chaque discipline, éléments de programme travaillés dans la période, « acquisitions, progrès ou difficultés éventuelles des élèves », note « ou tout autre positionnement de l’élève au regard des objectifs d’apprentissage fixés sur la période ».

Devront y figurer :

• Une indication des actions réalisées dans le cadre de l’accompagnement personnalisé, ainsi qu’une appréciation de l’implication de l’élève dans celles-ci. La mention et l’appréciation des projets réalisés dans le cadre des enseignements pratiques interdisciplinaires, en précisant la thématique travaillée et les disciplines d’enseignement concernées.

• Le cas échéant, la mention et l’appréciation des projets mis en œuvre durant la période dans le cadre du parcours d’éducation artistique et culturelle, du parcours citoyen et du parcours Avenir.

Il sera enfin mentionné si l’élève est en PAP, PAI, PPRE, PPS, ULIS, UPE2A, SEGPA etc., les vœux et la décision d’orientation en Troisième, le nombre de demi-journées d’absences, justifiées et non justifiées par les responsables légaux.
Les bilans de fin de cycle seront composés de l’évaluation des niveaux de maîtrise du socle, d’une appréciation sur les acquis scolaires du cycle et, le cas échéant, des conseils pour le cycle suivant.

Le niveau de maîtrise de chacune des quatre composantes du domaine 1 et de chacun des 4 autres domaines du socle en fin de Sixième et de Troisième est sur une échelle de 1 à 4 (1. maîtrise insuffisante, 2. maîtrise fragile, 3. maîtrise satisfaisante, 4. très bonne maîtrise). Le socle sera considéré comme maîtrisé si l’élève se situe aux échelons 3 ou 4 en fin de cycle 4.
Les éléments constitutifs du livret scolaire seront numérisés dans une application informatique nationale (LSUN : livret scolaire unique numérique), qui à l’heure où nous écrivons ces lignes n’a pas encore été dévoilée.

Les nouvelles modalités d’attribution du DNB session 2017

Arrêté paru au JO du 3 juin 2016.
Le diplôme national du brevet est décerné aux candidats ayant obtenu un nombre total de points au moins égal à 350 sur 700. Ce total correspond aux points attribués selon le niveau de maîtrise de chacune des composantes du premier domaine et de chacun des quatre autres domaines du socle commun de connaissances, de compétences et de culture (voir paragraphe précédent concernant le Livret scolaire de la scolarité obligatoire), ajoutés à ceux obtenus par les notes des épreuves d’examen.
L’examen comporte trois épreuves obligatoires :
• une épreuve orale qui porte sur un des projets menés par le candidat dans le cadre des enseignements pratiques interdisciplinaires du cycle 4, du parcours avenir, du parcours citoyen ou du parcours ­d’éducation artistique et culturelle ;
• une épreuve écrite qui porte sur les programmes de français, histoire et géographie et enseignement moral et civique ;
• une épreuve écrite qui porte sur les programmes de mathématiques, physique-chimie, sciences de la vie et de la Terre et technologie.
Le décompte des points s’effectue ainsi :
• pour chacune des quatre composantes du domaine 1 « les langages pour penser et communiquer » et pour chacun des quatre autres domaines de formation du socle (…) :
– 10 points si le candidat obtient le niveau « Maîtrise insuffisante » ;
– 25 points s’il obtient le niveau « Maîtrise fragile » ;
– 40 points s’il obtient le niveau « Maîtrise satisfaisante » ;
– 50 points s’il obtient le niveau « Très bonne maîtrise » ;
– pour chacune des trois épreuves obligatoires de l’examen, de 0 à 100 points.
• Des points supplémentaires sont accordés aux candidats ayant suivi un enseignement de complément :
– 10 points si les objectifs d’apprentissage du cycle sont atteints ;
– 20 points si les objectifs d’apprentissage du cycle sont dépassés.
Le niveau atteint est apprécié par l’enseignant ayant eu en charge l’enseignement de complément suivi par l’élève.

Le ministère a mis en place un cadrage bureaucratique de l’évaluation destiné principalement à la communication avec les parents. Sous couvert de simplification et de transparence vis-à-vis des élèves et des parents, les nouvelles dispositions vont générer du travail supplémentaire pour les personnels, sans aucune efficacité pédagogique. Les bilans deviennent tatillons, ils seront plus longs à remplir.
L’évaluation du socle en fin de Sixième et de Troisième, avec huit items sur une échelle de 1 à 4, est ­particulièrement illisible et peu opératoire. Elle sera très complexe à mettre en œuvre. Comment évaluer un élève sur la citoyenneté (domaine 3) ? Comment le positionner sur le seul item « maîtrise des langages des arts et du corps » regroupant EPS, éducation musicale et arts plastiques (sous-domaine du domaine 1) ? Comment évaluer les « méthodes et outils pour apprendre » toutes disciplines confondues (domaine 2) ? etc… Citons enfin le contenu du livret scolaire : comment par exemple évaluer « l’implication de l’élève » en Accompagnement Personnalisé ?
Certaines disciplines disparaissent quasiment du DNB : enseignements artistiques, EPS, ce qui est inadmissible, en particulier par la hiérarchie disciplinaire induite.
Le ministère tente de rassurer sur l’application numérique LSUN, indiquant qu’elle sera transparente, les établissements pouvant garder leur application habituelle, qui sera lue par LSUN. Il n’en demeure pas moins que les rubriques EPI et AP devraient être renseignées avec un certain détail, et que le bulletin version papier passe de 1 à 3 ou 4 pages. Une fois de plus, le numérique, qui pourrait être utilisé pour diminuer la charge de travail, aura l’effet inverse, d’autant que le matériel nécessaire n’est pas toujours suffisamment disponible dans les collèges.


Redoublement

Le décret n° 2014-1377 du 18 novembre 2014 rend exceptionnel le redoublement : le « maintien » ne peut être proposé que pour « pallier une période importante de rupture des apprentissages scolaires » ou à la demande des familles.
Si le redoublement est à juste titre mis en cause par des travaux de recherches montrant qu’il n’est statistiquement pas efficace, la seule réponse par le passage automatique dans la classe supérieure au collège comme au lycée n’est pas plus satisfaisante.

Le SNES-FSU, le SNEP-FSU et le SNUEP-FSU demandent que les moyens économisés par l’Éducation nationale suite à la forte diminution du redoublement ces dernières années et à sa suppression soient maintenus dans les établissements pour la mise en place de solutions alternatives, qui restent encore à venir. Les seules propositions actuelles, programmes personnalisés de réussite éducative au collège, et stages de remise à niveau au lycée, sont peu mises en œuvre et aucun bilan n’en a été fait.


Enseignement moral et civique

Mis en place de manière précipitée depuis la rentrée 2015, l’EMC pose de nombreux problèmes.
Pour le SNES-FSU, tous les enseignements, ainsi que la vie scolaire, sont concernés par la laïcité et la citoyenneté. Mais c’est un enseignement sensible, qui pose bien des questions de fond. Pour des raisons politiques, le temps et la réflexion nécessaires à la conception et la mise en œuvre des programmes n’ont pas été pris.
Le programme de collège d’EMC reprend pour une large part les thématiques du programme d’éducation civique, avec cependant de nouvelles approches pédagogiques (le texte insiste sur les compétences à travailler au travers de « projets » et de « pratiques ») et le même horaire lui est attribué, horaire qui doit revenir, pour l’instant, aux professeurs d’histoire-géographie. Il est cependant conçu par cycles, sans repères de progression annuels.
On peut légitimement craindre une volonté d’imposer des normes de comportement.
En lycée général et professionnel, cet enseignement remplace l’ECJS (Éducation civique juridique et sociale) en seconde et dans le cycle terminal de la voie générale, mais il est totalement nouveau depuis 2015 dans les séries technologiques.
Dans les séries technologiques, cet enseignement n’est pas financé, les DHG n’ont pas été abondées, ce qui est inacceptable : ainsi des chefs d’établissement ont renoncé à mettre en place l’EMC pour certaines classes ou bien l’ont attribué à des enseignants de disciplines technologiques pour garantir un affichage et pour compenser les pertes d’heures en demi-groupes que cela engendrait.
Dans les démarches pédagogiques proposées, l’EMC au lycée est très proche de ce que les professeur-e-s (très majoritairement d’histoire-géographie, mais aussi de philosophie ou de SES) faisaient jusqu’alors en ECJS, avec néanmoins une dimension sociale réduite que le SNES-FSU a dénoncée.
Alors que la réforme du collège précise que les CPE ont vocation à être associés à l’EMC et aux contestés EPI, des interventions systématiques ne sont pas envisageables ou alors au détriment d’autres activités dans un contexte où les dotations en CPE des EPLE sont insuffisantes. Néanmoins, pour le SNES-FSU, des co-interventions avec les équipes éducatives sur des champs plus spécifiques peuvent être développées.

Les parcours
Trois parcours éducatifs doivent être mis en place de l’école élémentaire à la terminale : le parcours citoyen (PC), le parcours avenir (PA), le parcours d‘éducation artistique et culturelle (PEAC). Ils s’appuient sur les enseignements.
Le parcours citoyen (PC) : à la date d’écriture de ce mémo, les textes officiels définissant ce parcours ne sont pas encore parus. Ce parcours a pour double objectif de faire connaître aux élèves les valeurs de la République et de les amener à devenir des citoyens libres et responsables. Il est censé se construire autour de l’enseignement moral et civique, de l’éducation aux médias et à l’information, de l’éducation à l’environnement et au développement durable.
Le parcours avenir (PA) est défini, sous la responsabilité du chef d’établissement et avec l’élève, ses parents ou son responsable légal, par les conseillers d’orientation psychologues, les enseignants et les autres professionnels compétents. Les administrations concernées, les collectivités territoriales, les organisations professionnelles, les entreprises et les associations contribuent à sa mise en œuvre.
Le parcours d’éducation artistique et culturelle (PEAC) : de l’école au lycée, ce parcours s’appuyant sur les enseignements, a pour ambition de favoriser l’égal accès de tous les élèves aux arts et à la culture à travers l’acquisition d’une culture artistique personnelle. Il a pour but de mettre en cohérence toutes les actions menées dans le cadre de l’éducation artistique et culturelle dans tous les cycles. Les élèves sont censés découvrir des œuvres de tous les domaines artistiques et garder une trace réflexive de ces découvertes. Les projets proposés doivent respecter les objectifs à atteindre en fin de cycle listés dans le référentiel.
Ces parcours ne doivent pas piloter les contenus d’enseignement ; les missions de chacun doivent être respectées (enseignants, partenaires culturels, Co-psy, etc.).

Communiquer par messagerie
Suis-je obligé d’utiliser mon adresse professionnelle en ac-académie.fr ?
Non, mais nous vous le conseillons dans le cadre de vos échanges avec l’administration. Vous pouvez faire transférer automatiquement son contenu vers une autre adresse (attention quand vous répondrez si vous voulez conserver cette autre adresse confidentielle). Elle n’offre aucune protection particulière si vous l’utilisez avec parents et élèves.
Puis-je communiquer par messagerie avec les élèves ?
Oui, sans problème si celle-ci est incluse dans un ENT (les parents sont informés par la charte informatique). Éventuellement sinon, mais il faut alors l’autorisation des parents d’élèves mineurs, et en informer l’administration. C’est aussi valable pour les blogs, qu’il faut choisir dans un cadre institutionnel pour limiter les dérives possibles.
Et avec les parents ? C’est possible, mais rien ne vaut un rendez-vous.
Dans tous les cas, privilégier les outils de communication de l’ENT si l’établissement en a un. Et ne pas oublier qu’il n’y a aucune obligation à communiquer ainsi : le carnet de correspondance n’est pas aboli.

Dans les deux cas, il faut faire attention à ce qu’on écrit afin d’être certain que ce soit bien interprété, et ne pas se laisser envahir en fixant des règles de communication personnelle pour ne pas se ­retrouver connecté au travail en permanence.

La participation aux conseils de classe
Le conseil de classe est réuni trois fois par an. Présidé par le chef d’établissement ou son représentant (en général son adjoint), il est composé des professeurs de la classe, de deux délégués élèves, deux délégués des parents d’élèves, du CO-Psy et du CPE. Dans certaines disciplines, le nombre de classes rend impossible la participation à toutes ces réunions. Dans la mesure où le professeur justifie cette impossibilité à assister à certains conseils de classe et qu’il transmet ses observations sur la classe au professeur principal, il ne peut lui en être fait grief. Il n’existe aucun texte fixant un nombre minimal ni maximal de réunions auxquels les professeurs sont tenus de participer mais la limitation à cinq conseils par trimestre est un droit coutumier bien installé.

La charge de professeur principal (PP)
Pour chaque classe, un professeur principal (deux dans les établissements classés « sensibles ») est désigné par le chef d’établissement avec l’accord de l’intéressé, pour la durée de l’année scolaire, pour exercer le rôle de coordinateur et assurer le suivi des élèves (en liaison avec les CPE), le bilan de leur scolarité, la préparation de leur orientation (en liaison avec les CO-Psy). Il effectue la synthèse des résultats obtenus par les élèves et présente cette synthèse au conseil de classe. Il favorise les liens entre les membres de l’équipe pédagogique, mais aussi entre l’établissement et les parents. Il est amené à travailler en concertation avec l’équipe éducative (Infirmière, AS, CO-Psy et CPE).

Les professeurs qui acceptent cette responsabilité voient d’année en année leur charge de travail s’alourdir. En effet, au prétexte qu’ils perçoivent une indemnité spécifique (la part modulable de l’ISOE), tout devient bon pour chercher à leur imposer de nouvelles tâches : heures de vie de classe, préparation et suivi des stages en entreprises en Troisième, entretien obligatoire d’orientation en Troisième (sans avoir ni la formation nécessaire ni le positionnement adéquat, avec le danger de se substituer ainsi aux CO-Psy), entretien avec les familles et montage de projets pour les PPRE... Autant dire que la coupe est plus que pleine.
La fonction de professeur principal est une tâche intéressante, à laquelle tiennent les professeurs qui travaillent, dans ce cadre, au plus près des familles en lien avec les équipes pédagogiques et éducatives : mais il n’est plus possible d’accepter une telle dégradation de cette mission et un tel alourdissement de la charge de travail.

La participation aux examens
Surveillance et correction des épreuves, participation au jury constituent une « charge normale d’emploi » du professeur, quelle que soit la période, à la condition que les examens et concours correspondent à sa qualification. Ces tâches donnent lieu à indemnités. Ce sont les établissements qui fournissent au centre d’examen la liste des professeurs susceptibles d’intervenir.
Concernant les professeurs documentalistes, la lourdeur des tâches de gestion d’un CDI en fin d’année devrait être prise en compte pour éviter les abus constatés avec l’imposition de surveillances et de secrétariat d’examen.

Même si un professeur qui exerce dans un cycle est supposé connaître l’ensemble du cycle dans sa discipline et donc être en mesure d’évaluer au baccalauréat par exemple, nous exigeons que soient convoqués en priorité les professeurs exerçant dans les niveaux préparant à l’examen, ce qui n’est pas toujours le cas.
Il est recommandé que les stagiaires ne soient pas convoqués mais aucun texte ne l’interdit. Contactez votre section académique afin que les militants vous accompagnent en cas de difficultés.


Le Contrôle en cours de formation (CCF) pour les PLP

Introduit à titre expérimental, le CCF s’est généralisé à presque toutes les disciplines de tous les diplômes (CAP, BEP, bac pro) mais sans réel bilan. La réalisation, l’organisation, la surveillance, la correction du CCF font partie intégrante de l’activité du PLP. Les épreuves ont lieu tout au long de la formation.

Le SNUEP-FSU dénonce cette politique du « tout CCF » et réaffirme son exigence du maintien du ­caractère national des diplômes (CAP, BEP, bac pro) grâce à des épreuves ponctuelles cadrées ­nationalement. Le SNUEP-FSU exige le retour à l’examen ponctuel terminal et anonyme, seul garant du caractère national des diplômes.

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