17 mai 2011
Le texte est paru sans aucune concertation au BO n°16 du 21 avril 2011
La réforme introduit un enseignement sciences commun aux séries L et ES, qui débouche sur une épreuve commune au baccalauréat de physique-chimie. A ce jour, il n’a pas été publié de changement de coefficient pour cette épreuve (2 en L comme en ES).
Jusqu’à maintenant, les élèves de la série ES n’avaient pas d’enseignement de physique-chimie. Au bac ils avaient 2 sujets de SVT à traiter (parmi les 3 traités dans l’année). Pour chaque sujet il y avait 1 question appuyée sur 1 à 3 documents et 1 question de cours, toutes les réponses devant prendre la forme d’un texte argumenté (durée de l’épreuve 1h30).
Les élèves de la série L avaient quant à eux 2 sujets : l’un commun aux SVT et à la physique-chimie avec une dominante pour l’une des 2 disciplines - l’autre portant sur la discipline "minoritaire" du 1re sujet. Pour les 2 sujets, il y avait une série de documents avec de petites questions directement en rapport avec les documents et des questions de cours (du genre "quels sont les 3 états de l’eau" !). La rédaction attendue était très réduite (de 1 à 3 lignes par question).
Ce qui change
Le sujet sera en 3 parties au lieu de 2 :
Partie 1 : "commentaire rédigé", "s’appuie sur un à trois documents" ... ce qui ressemble à ce qui existait déjà en ES mais pas en L, avec peut-être davantage d’attentes concernant l’"esprit critique" des candidats. Le sujet porterait sur l’un des deux thèmes mixtes SVT - physique-chimie.
Partie 2 : porte sur les acquis de sciences physiques et chimiques.
Partie 3 : porte sur les acquis des sciences de la vie et de la Terre.
Apparemment le questionnement peut prendre de multiples formes pour ces 2 parties : présence de documents ou non, questionnement ouvert avec réponse rédigée ou QCM ... le QCM c’est nouveau ! Selon nos informations, il pourrait porter tant sur le cours que sur un ou plusieurs documents à analyser.
L’avis du SNES
Les sujets de L et de ES étaient régulièrement brocardés pour leur trop grande simplicité, qui ne permettait pas aux élèves de donner la mesure de leurs acquis. Souhaitons que la nouvelle définition des sujets soit l’occasion de proposer aux élèves matière à réflexion.
Rappelons que la réforme introduit une déréglementation totale en matière de travail en groupe : seul l’horaire élève est défini (1h30).
Par ailleurs, le partage de l’enseignement entre SVT et physique-chimie n’apparait pas clairement dans le programme. Il y aura de grandes disparités dans les conditions d’enseignement selon les lycées, et même selon les classes d’un même établissement, ce qui ne pourra que nuire à l’égalité devant l’épreuve.