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Noyons ces migrants que nous ne voulons voir !

Les images des migrants bloqués à Vintimille, ou de manifestation dispersée violemment à Paris ont envahi nos écrans.

Fuyant des pays dévastés par les guerres, n’ayant d’autres choix que de partir pour éviter une mort certaine quitte à risquer la mort sur le chemin de l’exil.
Quelques milliers de migrants, ayant réussi la traversée de la Méditerranée, se retrouvent bloqués par la PAF à la frontière italienne. Pour la plupart, ils ne souhaitent pas rester en France, mais veulent aller plus loin : Royaume Unis pour les uns, Allemagne pour les autres.

D’autres sont bloqués à Paris : ils attendent soit de pouvoir déposer une demande de statut de réfugié, soit une réponse à leur demande quand ils ont pu en faire.
« Aujourd’hui Germaine Tillon […] s’inquiéterait du sort des migrants en Méditerranée. » Ainsi parlait le président lors de son discours au Panthéon. Et lui, qu’attend-il pour s’en inquiéter ?

La réponse ne peut pas être « Protégeons ces migrants : empêchons les de traverser ! »

Les projets militaristes de destructions des bateaux par des interventions armées, sur le sol libyen, ne peut pas être la réponse.

Tout au contraire, il faut sécuriser leur migration, organiser un accueil décent le temps du traitement de leur dossier. En même temps, cet effort ne peut porter que sur la seule Italie, et c’est l’ensemble de l’Europe qui doit ouvrir ses frontières à ces migrants.