Communiqués

Orientation : Après les déclarations de X. Darcos, l’urgence d’un véritable débat.

L’orientation est un enjeu majeur de la réussite de tous les élèves et de la démocratisation du système éducatif.

Le ministre lui-même le reconnaît.

Dans son point d’étape du mardi 21 octobre 2008 sur la réforme du lycée, il fait grand cas de l’accompagnement individualisé des élèves pour leur orientation et instaure une semaine de bilan personnalisé entre les deux semestres.
La précipitation de la réforme de la classe de Seconde et les ambiguïtés générales sur la structure modulaire du lycée vont, dans un premier temps, obliger les élèves actuellement en classe de Troisième à faire en aveugle leur choix d’enseignements complémentaires (modules).
Au delà, le ministre laisse en suspens les questions essentielles qui se posent au sujet de la mise en œuvre de cet accompagnement : Par quels personnels sera-t-il assuré ? Sur quoi portera-t-il ?

Si le ministre persiste à considérer que seuls les enseignants sont les interlocuteurs compétents pour l’orientation de leurs élèves, il signifie ainsi que ceux-ci devront assurer les fonctions des conseillers d’orientation-psychologues dont le Ministère organise la disparition en ne remplaçant pas 5 départs en retraite sur 6. Ce n’est certes pas l’augmentation de l’ISOE qui suffira à convaincre les enseignants de ce transfert de missions.

Un travail efficace d’orientation nécessite une approche des élèves dans leur globalité. Le regard des enseignants est certes important mais ne peut être le seul pris en compte. Les conseillers d’orientation –psychologues ont la connaissance de toutes les formations du secondaire et du supérieur et ont une autre approche des élèves. Ils doivent pouvoir apporter leur aide à tous les lycéens, en particulier à ceux qui sont les moins familiers avec les études secondaires et supérieures. Actuellement le faible nombre de conseillers d’orientation-psychologues ne le permet déjà plus. Le bilan personnalisé d’orientation risque donc de se transformer en un unique bilan scolaire, validant ou non, la poursuite du projet à la fin du premier semestre.

C’est pourquoi, mesurant l’importance de cette question et face à l’urgence d’un véritable débat concerté, le SNES renouvelle sa demande d’ouverture rapide de discussions avec le ministre sur la question de l’orientation scolaire, du travail en complémentarité avec les enseignants et des recrutements.

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