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Une comédie de Marc Fitoussi (France)

"Pauline détective" Sortie en salles le 3 octobre 2012

Plaquée par son petit ami au début de l’été, Pauline accepte, sans enthousiasme, de partager les vacances de sa sœur et de son beau-frère dans un palace sur la riviera italienne.
Pour la première nuit du séjour, elle doit accepter de partager la chambre d’une vieille dame excentrique qui, le lendemain, a mystérieusement disparu.
Mademoiselle Blanchot aurait-elle subi le sort tragique des victimes d’un serial-killer qui sévit sur la région et étrangle ses victimes avec une ceinture de costume de judoka ?
Voilà Pauline aux aguets qui, au lieu de savourer les joies du farniente, s’improvise détective, embarquant dans ses investigations Claudio l’athlétique maître-nageur…

Le titre du film renvoie à ceux de la bibliothèque rose où une héroïne récurrente endosse différentes fonctions et emprunte, pour chaque épisode, un parcours semé de toutes sortes de péripéties et d’embûches.
" Pauline détective" annonce une comédie légère calquée sur un canevas identique.
La promesse est tenue et Marc Fitoussi nous entraîne avec son film, dans le sillage d’une héroïne qui réunit toutes les caractéristiques de ce genre de personnage. Elle est légère, perspicace, gaffeuse, pugnace et drôle…
Les ambitions de Marc Fitoussi étaient-elles de réaliser une petite comédie sans prétention avec un scénario pas très palpitant, chiche en suspense et rebondissements mais en apportant beaucoup de soin, aux couleurs, aux costumes, aux coiffures, aux décors dans le but de donner un côté acidulé à la forme générale, et pour créer une distanciation compensatrice.
Ce film dont l’élément porteur aurait dû être la fantaisie ne parvient jamais à accéder au rythme auquel il prétend, à la légèreté, à ce côté aérien après lequel il court en vain d’un bout à l’autre.
Sandrine Kiberlain n’est pas en cause qui se démène comme un beau diable, donne avec bonheur dans l’espièglerie et le clin d’œil, en lorgnant du côté des héroïnes des comédies américaines. Malheureusement pour elle, elle traîne derrière elle de véritables boulets que sont les personnages secondaires du récit, tous figés dans l’archétype et le cliché. Ainsi le personnage de Jeanne, sa sœur, tracé sans nuance et lourdement interprété par Audrey Lamy. Celui de Wilfried son beau-frère, presque toujours silencieux avec un Antoine Chappey d’ordinaire fin comédien mais qui ici à l’air de s’ennuyer ferme ou encore celui de Maryvonne, interprété par Anne Benoît qui joue dans le vide, une habituée du Palace fine gastronome.
La comédie légère nécessite beaucoup de maestria, un talent "d’acrobate" que Marc Fitoussi n’a pas, dont il ne fait pas montre ici alors que son précédent film "Copacabana" laissait espérer qu’on avait avec lui, un auteur de comédie sur lequel on pouvait compter.
Francis Dubois

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