19 mai 2011
C’est fini, la physique appliquée va disparaître. Les collègues de physique appliquée vont être amenés à enseigner des disciplines (physique chimie) pour lesquelles ils n’ont pas été formés, dans des niveaux (collèges) où ils n’ont jamais enseigné (sauf les TZR qui expérimentent depuis longtemps la « porosité » entre physique appliquée et physique chimie).
Le Ministère, dans sa grande mansuétude, a bien évidement prévu une formation (reconversion ?) d’une douzaine de demi-journées. Malheureusement, les moyens manquent dans notre Académie agonisante. Les informations que nous avons sont les suivantes : il faut se débrouiller avec les moyens du bord, c’est-à- dire s’appuyer sur les compétences locales et surtout sur le bénévolat des collègues de physique chimie... Cerise sur le gâteau, l’organisation est donnée à des collègues bénévoles et la formation se fera pendant les cours des collègues de physique chimie. Ceci pose la question des ordres de mission. Quelles sont les responsabilités en cas d’accident ?
Les formations étant faites en locale, qu’en est-il des discussions sur les programmes de collège ?
Qu’en est-il de la formation à la sécurité en chimie ? Il en va de la sécurité des collègues et, surtout, des élèves.
Bref, autant de questions qui ne pourront être résolues malgré toute la bonne volonté de nos collègues de physique chimie.
Faisons un peu de mauvais esprit : n’avons-nous pas en « stock » des TZR de physique appliquée, déjà dans le bain de la physique chimie, qui pourraient faire une formation aux enseignants en établissement. Que d’économie en perspective !
A ce propos, pourquoi former des enseignants de physique appliquée ? Comme il nous a déjà été dit au Rectorat, un enseignant de physique appliquée (ceci peut être étendu à d’autres disciplines, par exemple les disciplines STI) est avant tout un enseignant et donc peut facilement enseigner des disciplines plus ou moins proches : physique chimie, SVT, technologie et pourquoi pas les maths, le français, le latin, l’histoire-géographie, la musique, le russe, le patois du sud Limousin... que sais-je encore ?
Économie, Économie…
Frédéric LOPEZ