Des propositions

Pour des retraites solidaires

Seul le système par répartition garantit sur le long terme un
niveau de retraite lié aux revenus d’activité et la solidarité entre les générations. Ainsi la parité de niveau de vie entre actifs et retraités était globalement réalisée à la fin des années 80. Le SNES est attaché au code des pensions dans la fonction publique. Il se bat contre toutes les régressions en cours et à venir, et se prononce pour le droit à un départ en retraite à 60 ans avec un taux de remplacement de 75 %, soit 37,5 annuités pour une retraite complète.

Le régime de retraites par répartition doit être amélioré pour prendre en compte les nouvelles situations (études, emploi,
conjugalité ou parentalité...). De nouveaux droits sont donc indispensables

prise en compte gratuite d’études pour la durée d’assurance

L’allongement de la durée des études répond aux besoins de la société. Mais l’entrée plus tardive dans l’emploi rendra impossible pour
de nombreuses professions un départ à 60 ans avec une retraite à taux plein. Le rachat actuel des années d’études, très onéreux, ne peut
être une solution. La FSU revendique également la validation des périodes de précarité qui pèsent lourdement sur Le niveau des retraites.

rétablissement des bonifications pour enfants sans condition

Elles ont été supprimées pour les enfants nés à partir du 1er janvier 2004, et les nouvelles modalités pour les enfants nés avant 2004 excluent de nombreuses situations. Or les femmes sont pénalisées dans leur carrière par l’éducation des enfants qui leur incombe de fait majoritairement. Les congés parentaux et temps partiels de
droit sont le plus souvent pris par les femmes.
Dans la fonction publique, la loi instaure la prise en compte gratuite des périodes non travaillées dans la limite de trois ans pour les enfants nés ou adoptés à partir du 1er janvier 2004, mais pas pour les enfants nés avant cette date. La FSU revendique également l’extension de cette mesure, des droits nouveaux pour ceux qui ont élevé seuls leurs enfants. La réversion doit être étendue aux couples pacsés.

reconnaissance de la pénibilité

L’usure amène nombre de personnels à vouloir « partir dès qu’ils le peuvent », souvent au détriment de leurs droits à la retraite. Certaines
catégories peuvent partir à 55 ans mais, pour la majorité, il n’y a aucune prise en compte de la pénibilité, de la dangerosité, des horaires décalés, qui devraient ouvrir le droit de partir en retraite avant 60 ans. Il
faut aussi envisager de nouvelles formes d’exercice des métiers prenant en compte les âges et les expériences acquises, et développer
des perspectives de mobilité.

une véritable CPA

Depuis la loi Fillon, les modalités de la cessation progressive d’activité (CPA) ne permettent plus cette transition activité /retraite.
La FSU souhaite de nouvelles modalités reprenant les aspects positifs de l’ancienne CPA et avançant d’autres propositions pour
l’améliorer et l’assouplir, en fonction des besoins.

Accroître les financements : c’est possible et nécessaire

Pour la FSU, il faut accroître la part de la valeur ajoutée destinée aux salariés. Les régimes de retraite sont financés par des cotisations
prélevées sur les salaires, mais des évolutions dans leur mode de calcul sont nécessaires pour une plus grande justice sociale. La taxation des revenus financiers et des patrimoines doit permettre d’inscrire plus de solidarité dans le financement.

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