Actualité théâtrale

Jusqu’au 25 juin à la Comédie de Paris

« Pour que tu m’aimes encore »

Après La banane américaine , son premier seule en scène, en 2013, où on suivait les aventures d’enfance d’une petite fille, Élise Noiraud se penche sur l’adolescence d’Élise. Elle a 13 ans et demi, elle est à l’âge des premières boums, des premières amours, ses seins commencent à pousser, elle est dans cet entre-deux d’autant plus inconfortable qu’elle a une maman déprimée, qui a peur de ne pas être aimée, veut faire de l’humour et ressemble plus à un éléphant dans un magasin de porcelaine qu’à une maman à l’écoute.

Théâtre : Pour que tu m'aimes encore

Élise Noiraud est seule en scène. Elle est l’adolescente qui, pour la fête du collège, prépare avec ses copines une chorégraphie sur une chanson de Céline Dion, qu’elle adore, elle parle à son journal, s’émeut sur le voyage scolaire en Pologne où tout était beau, « même la pluie qui était différente ». Elle est aussi sa mère qui la harcèle pour qu’elle lui prête son attention, qui lui dit « ce n’est tout de même pas insurmontable de parler deux minutes avec ta mère », mais ne lâche pas une seconde la parole, faisant les demandes et les réponses. Elle est le prof de sport, le prof de techno, tous ces profs qui annoncent les projets que « nous allons faire ensemble ». Même s’il y a quelques clichés dans le texte, on s’attendrit devant les réflexions de cette adolescente dans l’entre-deux des âges, mais aussi des sentiments, lucide mais généreuse, qui aime sa mère même si elle l’agace, prête à prendre la vie avec gourmandise, même si elle a parfois un peu peur. On s’amuse, on rit, les ados s’y reconnaissent et les plus anciens y retrouvent des émotions du passé.

Micheline Rousselet

Du mardi au samedi à 19h30, relâche dimanche et lundi

Comédie de Paris

42 rue Pierre Fontaine, 75009 Paris

Réservations  : 01 42 81 00 11

Se réclamer du Snes et de cet article : demande de partenariat Réduc’snes en cours

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