Nos syndicats en bref

Pour qui ?

Le SNES
Fondé à la Libération, le Syndicat national de l’enseignement secondaire élargit peu à peu son périmètre et devient en 1966 le Syndicat national des enseignements du second degré. Soutenant la montée en puissance du second degré, le SNES s’est toujours résolument battu pour son unification, et son ouverture à tous les enfants d’une classe d’âge. Il défend l’idée qu’enseigner en collège et en lycée est un même métier.
L’organisation interne du SNES, qui prévoit la représentation dans ses instances de toutes les catégories, fait du SNES le syndicat des professeurs, CPE, des Co-Psy, des surveillant(e)s (AED...) des collèges et LEGT, que ces personnels soient titulaires ou non... Les statuts du syndicat instituent le droit de tendances, assurant en son sein le pluralisme, à l’image de la profession.

Le SNUEP
Seul syndicat spécifique des professeurs de lycée professionnel, le SNUEP-FSU est un syndicat pluraliste, indépendant et soucieux en permanence de l’unité des personnels. Il regroupe les PLP et les CPE des LP que ces personnels soient titulaires ou non.
Il assure la défense collective de nos statuts, de nos conditions de travail et de la formation des jeunes, de nos intérêts de fonctionnaire et de salarié, de la qualité et de la laïcité du service public d’éducation et de formation.
Il dénonce toute mise en concurrence et refuse toute privatisation. Les services publics, dont la formation professionnelle, facteur essentiel de cohésion, doivent garantir à tous les individus – quels que soient l’âge, le sexe, l’origine, la situation sociale et l’implantation géographique –, les mêmes accès et les mêmes droits. Nous réaffirmons aussi notre attachement à la laïcité.
Le SNUEP-FSU dénonce la politique menée pendant les cinq dernières années et s’oppose à toutes les contre-réformes qui ne font qu’accroître la fracture sociale et les inégalités.

Le SNEP
Syndicat disciplinaire, il a vu le jour en décembre 1944. Son action a toujours pris en compte, de manière indissociable, la défense et la promotion de la discipline ainsi que la défense des personnels. Depuis sa création, il a impulsé et organisé toutes les luttes de la profession qui jalonnent l’histoire de l’enseignement de l’EPS, du sport scolaire et universitaire : batailles pour la reconnaissance de la discipline au sein du système éducatif, pour son intégration à l’Éducation nationale, son intégration universitaire, pour la défense et le développement du sport scolaire et universitaire, contre les tentatives répétées de dénaturation, de marginalisation, de déscolarisation.
Progressivement multicatégoriel : au début, il ne syndique que les professeurs EPS et les maîtres auxiliaires puis, à mesure de leur apparition, les adjoints d’enseignement, les agrégés, les professeurs de sport. Depuis son exclusion de la FEN en 1993, il syndique toutes les catégories d’enseignant d’EPS titulaires et stagiaires (professeurs d’EPS, CE d’EPS, agrégés, PCEA-EPS) et non-titulaires (MA, contractuels, vacataires) ainsi que les professeurs de sport et les CTPS.

Un syndicalisme de terrain

Notre originalité et notre force est notre organisation structurée dans les collèges et les lycées.
Dans presque chaque établissement, une section syndicale (S1) anime la vie syndicale et peut-être composée de syndiqués du SNES et du SNEP dans les collèges et LEGT ou du SNUEP, du SNES et du SNEP dans les LP. Premier lieu de rencontre et de discussion des personnels, autonome et responsable, le S1 est notre lien avec la profession. Les sections ­départementales (S2) aident les S1, animent à leur demande des heures d’information syndicales, interviennent auprès des autorités de tutelle (inspection d’académie, conseil général)... Nous avons chacun une ­section départementale par département.
La section académique (S3) est l’interlocuteur du rectorat (sur les questions d’emploi et de politique scolaire) et de la Région. Les instances élues du S3 décident de son orientation. Nous avons chacun une section académique par syndicat et académie.
La section nationale (S4) est l’interlocuteur du ministère et décide nos orientations respectives. Nous avons chacun une section nationale.
Certains de nos militants sont déchargés d’une partie de leur service pour exercer leurs responsabilités, d’autres non... mais tous exercent leur métier, personne n’est déchargé totalement : ils sont vos ­collègues !

Un syndicalisme représentatif
Les élections professionnelles sont des élections à un seul tour, qui ont lieu tous les 4 ans pour élire les représentants des personnels dans les instances paritaires et comités techniques. Les dernières ont eu lieu en décembre 2014.

La FSU
Avec 35,5 % au comité technique ministériel (CTM) chargé de l’Éducation nationale, la FSU est confortée dans sa place de fédération majoritaire de l’Éducation nationale. L’appartenance de nos syndicats à la FSU nous permet de porter nos revendications dans toutes les instances et ainsi de peser sur les questions relatives aux statuts ou aux salaires mais aussi de défendre et de promouvoir nos métiers et nos enseignements.

Le SNES
Les personnels des collèges et des LEGT ont confirmé le SNES dans sa place de premier syndicat des collèges et des lycées, en lui accordant 44 % des suffrages. Ses élu(e)s occupent donc une très large majorité des sièges dans les différentes commissions paritaires, au niveau académique comme national, et sont les seul(e)s à assurer au quotidien un rôle de conseil et de défense de tous les collègues. Le SNES syndique 37 % des stagiaires, compte en tout 60 000 adhérents.

Le SNUEP
Les personnels des LP ont conforté la troisième place du SNUEP dans le corps des PLP avec une progression lui permettant d’obtenir un deuxième siège à la CAPN. Il s’agit d’une reconnaissance des collègues du travail effectué par nos élus depuis 2001, mais aussi une confirmation de l’importance d’avoir un syndicat des PLP au sein de la FSU. Ces dernières élections ont permis au SNUEP d’avoir des élus dans la quasi-totalité des académies.

Le SNEP
Les professeurs d’EPS (toutes catégories confondues) ont confirmé la place du SNEP comme premier syndicat avec 82 % des voix obtenues aux élections professionnelles de décembre 2014. Il a ainsi :
• des élus dans toutes les CAP nationales (professeurs EPS, CE d’EPS et agrégés) ;
• une représentation académique majoritaire dans les FPMA et CAPA ;
• un siège à la CAP nationale des professeurs de sport.
Il compte plus de 10 000 syndiqués.

Un syndicalisme de lutte

Incarnant plus que tous les autres la profession, nous n’avons cessé de la mobiliser pour promouvoir le second degré et défendre et améliorer nos statuts, nos conditions de travail, la formation des jeunes, nos intérêts de fonctionnaire et de salarié, la qualité et la laïcité du service public d’éducation et de formation.
De nombreuses pétitions liées notamment à la réforme des programmes d’histoire-géographie ou, aux nouvelles épreuves du bac en langues, ont permis des avancées.
Des grèves et manifestations intersyndicales (avec d’autres fédérations et confédérations) ont été organisées pour revendiquer une revalorisation salariale et de nos conditions de travail et lutter contre la réforme collège 2016.

Un syndicalisme de réflexions et de propositions

Notre projet commun
Un second degré conforté dans ses missions
Le second degré doit relever le défi d’amener plus d’élèves au baccalauréat, au-delà des 77,2 % actuels, et de les préparer à des poursuites d’études. Cela impose de conserver sa spécificité et son unité, construites sur une identité professionnelle forte des enseignants et CPE et une structuration disciplinaire des enseignements.

Organisé en deux temps

Le collège, dans la continuité de l’école élémentaire, concerne tous les jeunes d’une génération, tous capables a priori d’affronter la rupture que représente l’entrée en classe de sixième. L’organisation des enseignements en disciplines scolaires clairement identifiées doit être la règle, tout en pensant mieux les points entre elles, les approches interdisciplinaires et les travaux sur projet qui peuvent donner sens aux apprentissages. La réforme du collège ne va pas en ce sens.
Le lycée, diversifié en trois voies (générale, technologique et professionnelle) non hiérarchisées, doit permettre l’accès à une qualification de niveau IV (niveau bac) et à préparer des poursuites d’études.

Structuré par la culture commune
Sa première mission est de faire acquérir à tous une culture commune qui vise à l’épanouissement personnel, des acquisitions cognitives exigeantes, l’insertion dans un monde commun de langages, de concepts, de valeurs et d’œuvres permettant l’élévation du niveau de formation du citoyen et du futur travailleur lui permettant de comprendre et d’agir sur le monde de façon lucide et critique.
Contrairement au « socle commun de connaissances et de compétences », de la loi de 2005, figé en sept compétences peu lisibles, elle part de l’idée que les jeunes en construction ont besoin d’une culture large, ouverte, diversifiée, structurant des connaissances et permettant le raisonnement, le questionnement, l’expérimentation, l’argumentation, le développement de l’esprit critique et de la créativité, la maîtrise des langages et une réflexion autour de l’universalité des valeurs dans le respect de la culture de l’autre.
L’action du SNES dans les débats sur la refondation de l’École a permis d’imposer la notion de culture dans la conception du socle commun, dont la définition est renvoyée au futur Conseil supérieur des programmes.

Une réflexion qui associe toute la profession et ouverte sur le monde
Nos prises de position sont riches des contributions de nos dizaines de milliers d’adhérents, nos instances et nos secteurs, auxquels participent, à tous les niveaux, des milliers de militants. En dehors des congrès, elles sont sans cesse en débat avec la profession, lors des formations syndicales que les militants départementaux, académiques ou nationaux organisent, ou dans les collèges et les lycées lors des heures mensuelles d’information syndicale.
L’existence au sein de nos syndicats de groupes de réflexion disciplinaire et catégoriels permet de porter la parole des collègues auprès des autorités de tutelle et du ministère, par exemple au moment de la rédaction des programmes.
Le SNES a noué au début des années 2000 un partenariat avec l’équipe de clinique de l’activité du Laboratoire de psychologie du travail et de l’action du CNAM (Conservatoire national des arts et métiers), qui débouche désormais sur la constitution de collectifs dans plusieurs académies pour initier, à l’heure de la « crise du travail », une démarche de reprise en main personnelle et collective du métier par ceux qui le font.
Le SNES est engagé depuis le début les années 1990 dans des actions de coopération et de développement des organisations syndicales de l’éducation, seul ou en partenariat avec d’autres organisations coopérantes. Le SNES est également membre fondateur de l’organisation altermondialiste ATTAC.
Le SNEP communique sa réflexion grâce à :
• un bulletin d’information hebdomadaire adressé à tous les syndiqués ;
• des publications spécifiques par secteur particulier (enseignement supérieur/CPD, sport, agriculture, retraités, etc.) ;
• un site Internet très convivial et particulièrement apprécié (plus de 750 000 visiteurs en 2012/2013).
Il a créé une association « Centre EPS et Société » qui traite des questions de contenus et qui réalise trois revues par an (Contre-Pied) qui sont envoyées à tous les syndiqué(e)s.
Il mène une politique de stages d’information et de formation syndicale, organisés depuis 1994, ouverts à tous les collègues (syndiqués ou non) : plus de 14 000 collègues rencontrés au cours des six dernières années, et des centaines de stages organisés.