28 mars 2011
Le projet, mis à la consultation jusqu’au 22 avril 2011 est consultable sur Eduscol et peut aussi être téléchargé en cliquant sur l’icône en bas de cet article.
Ce texte introduit une nouveauté : le travail par projet, tout comme en SVT et pour la nouvelle spécialité "informatique et sciences du numérique" introduite par la réforme du lycée. Le cadrage du travail par projet est plus clair dans ce dernier texte que dans celui de physique-chimie ou de SVT, nous vous invitons à vous y reporter (sur eduscol ou en téléchargement ci-dessous). Curieusement, la spécialité mathématique ne propose pas de projet.
En ce qui concerne l’enseignement de spécialité de physique-chimie en terminale scientifique, les interrogations sont très nombreuses.
Le SNES défend la diversification pédagogique et sait que le travail par projet est une des réussites de la voie technologique. Il se pratique aussi en TIPE (Travail d’Initiative Personnelle Encadré) en classe préparatoire aux grandes écoles. Cependant, les interrogations sont nombreuses :
Ce type d’enseignement demande un investissement lourd de la part des élèves et de leurs enseignants. Faut-il l’introduire en voie générale au niveau de la classe terminale, dont on sait bien combien elle est lourde pour les élèves ? Si jamais ce dispositif devait se mettre en place, ce ne serait pas sans un lourd effort de formation des enseignants.
Il est proposé une présentation des thèmes jusqu’en janvier et une réalisation des projets à partir de janvier. Doit-on en déduire qu’après une présentation de 12 à 14 semaines, les élèves réalisent leurs projets jusqu’à mars-avril et que les vacances de printemps sont consacrées à réaliser le dossier de 5 pages que le jury peut ensuite avoir à disposition pour une épreuve située fin mai ? Cela ne correspond qu’à 24 semaines de cours dans l’année alors qu’on souhaiterait compter sur une trentaine.
Il est prévu que l’évaluation du projet se fasse dans le cadre de l’ECE. Il serait dommage que cette évaluation remplace le TP tiré au sort.
Si les deux devaient coexister, on voit mal comment pourraient être répartis les 4 points jusqu’à présent affectés à la seule ECE.
Si la part du projet et des capacités expérimentales devait excéder le 5ème de la note globale de l’épreuve de baccalauréat, on pourrait craindre un élargissement du poids du contrôle local qui n’est pas acceptable dans les conditions actuelles. Rappelons qu’actuellement, les candidats du baccalauréat sont souvent, pour l’ECE, évalués par des enseignants qui les connaissent pour les avoir eus comme élèves dans les classes antérieures.
Les élèves doivent être capables de "procéder à l’analyse, l’exploitation et la synthèse de documents" ayant trait aux deux thèmes du programme. Doit-on comprendre que ces nouvelles capacités (« savoir parler » au sens de « savoir définir et utiliser les termes composant la discipline ») seront évaluées dans le cadre de l’exercice de spécialité de l’épreuve écrite ? Là aussi un cadrage de l’épreuve et une formation des enseignants seraient nécessaires.