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Un film de Thierry Sebbah (France)

"Pseudonym" Sortie en salles le 9 mars 2016

Alex est un père divorcé peu scrupuleux envers son ex épouse. Il est apparemment un coutumier des échanges galants via internet.

Un soir, au lieu de prendre avec lui ses fillettes comme il devait le faire, prétextant un voyage professionnel, il préfère honorer un rendez-vous qu’il a pris de cette façon avec une jeune inconnue.

Mais cette rencontre est un piège et il se retrouve vite plongé dans une spirale infernale qui va bouleverser à jamais le cours de sa vie.

Il devient la proie d’individus redoutables qui puisent leur plaisir dans la torture et la souffrance de leurs victimes.

Cinéma : Pseudonym

"Pseudonym " est-il une mise en garde contre les dangers d’internet qui est un formidable objet de communication mais dont il est difficile de contrôler les dérives possibles et qui peut servir les agissements les plus pervers, violents et machiavéliques ?

Les premières séquences du film montrent bien, pour les amateurs d’aventures sexuelles, le pouvoir attractif de ces échanges internet et la dangerosité de ces pratiques.

Le film tient ses promesses jusqu’au moment où Alex prend conscience du piège qui vient de se refermer sur lui.

Dès lors, Thierry Sebban s’éloigne des intentions pédagogiques pour faire de son film un thriller respectant tous les codes du genre : courses-poursuites haletantes, scènes de sexe, d’addiction aux drogues, de tortures entrecoupées de plans syncopés de boites de nuit…

La tentation était-elle trop grande pour qu’il y résiste ?

Trop de concessions à la violence, trop de digressions "inévitables" empêchent " Pseudonym " d’être un véritable outil de débat sur les effets pervers d’internet. Et on imagine mal des enseignants utilisant le film pour mettre des jeunes gens, fussent-ils des lycéens, en garde contre les dérives perverses d’internet.

Cependant, le film ne manque pas de qualités cinématographiques : photographie soignée, caméra habile, efficacité du jeu des comédiens et, pour les amateurs de sensations fortes qui ne ferment pas les yeux face à des scènes de torture, il peut représenter "un divertissement" efficace.

Le film est soutenu par les associations " Anonymous-Vidéo " qui lutte contre le cyber-harcèlement et les prédateurs du net et " Génération numérique " experte dans les problématiques liées aux usages numériques et à l’éducation aux médias.

Francis Dubois

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